AàC : L’écriture du « Nord du Nord » : construction d’images, confrontation au réel et positionnement dans le champ littéraire

Colloque à l’Université de Lorraine, Nancy (France), 15-17 novembre 2018

organisé par le Centre d’Etudes Germaniques Interculturelles de Lorraine (CEGIL), en collaboration avec le laboratoire Littératures, Imaginaire, Sociétés (LIS), et de la Chaire de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique de l’Université du Québec à Montréal

(Date limite pour l’envoi de propositions de contribution : 31/03/2018)

Depuis les années 1970, dans le cadre du repositionnement de la géographie dans le domaine des sciences humaines, les recherches portant sur les notions de « nord » et de « nordicité » se sont beaucoup développées, entre autres à partir des travaux de Louis-Edmond Hamelin, spécialiste du Nord canadien. L’idée d’un « Nord » englobant l’ensemble de l’espace circumpolaire, uni par des caractéristiques communes et faisant l’objet de représentations similaires, s’est peu à peu imposée. Chaque région particulière concernée était désormais étudiée en tant que partie intégrante de cet ensemble.

Que faut-il entendre, dans ce contexte, par « Nord du Nord » ? Le terme de « Grand Nord » nous paraît trop vague, étant donné, notamment, qu’il ne désigne pas les mêmes territoires chez tous les auteurs. Le choix de l’expression « Nord du Nord » veut attirer l’attention sur le caractère à la fois relatif et absolu des notions de nord et de nordicité. Pour un Sicilien, Milan est une ville « du Nord », alors que c’est une ville « du Sud » pour un Hambourgeois. En Scandinavie, l’Allemagne a été longtemps vue comme « le grand voisin du sud ». Cependant, à partir d’une certaine latitude, lorsqu’on approche du pôle et qu’on sait qu’il ne sera plus possible d’aller encore plus loin vers le nord, celui-ci devient un absolu, qui se manifeste objectivement par le climat, la végétation ou la durée du jour et de la nuit. Alors que les notions d’est et d’ouest reposent sur une convention géographiquement arbitraire héritée d’une histoire européocentrique, voire, selon Edward W. Said, principalement britannico[franco]centrique (si le méridien 0° était celui d’Irkoutsk et non celui de Greenwich, New York serait en Extrême-Orient, ce qui serait en soi aussi justifié ou injustifié que la situation actuelle), la position des pôles est une donnée de la géographie physique.

Il peut sembler que ce soient toujours d’autres qui vivent au Nord – ou au Sud – et que chaque groupe humain voie spontanément la terre qu’il habite comme le centre du monde. Mais à cette vision de soi s’en oppose une autre, le découpage mental de la planète plus ou moins fortement imposé par des groupes plus larges. Ainsi les Siciliens et les Scandinaves, qui se considèrent comme des Européens, se perçoivent en tant que tels respectivement comme des Méridionaux et des Nordiques (de l’Europe), rarement comme des Nordiques de l’Afrique ou des Méridionaux de la Laponie. Les Scandinaves ont ainsi élaboré des images d’eux-mêmes comme Nordiques. Il n’en reste pas moins qu’aux yeux des habitants de la partie la plus peuplée de la Scandinavie, les régions situées à des latitudes plus élevées constituent des espaces distincts de leur propre espace de vie. Ce sont ces espaces que nous appelons le « Nord du Nord », expression renvoyant donc à une construction mentale subjective et à une réalité objective : elle désigne d’une part ce qui se trouve au nord de ce que, dans les régions appartenant au centre plus ou moins auto-proclamé de l’Europe, on appelle le Nord, d’autre part les territoires au nord desquels il n’y a plus de zones habitées, ou ces zones inhabitées elles-mêmes.

Si l’on entreprend d’aborder le « Nord du Nord » par les textes, les récits de voyage, le média par lequel se sont faits historiquement les premiers contacts avec le monde concerné, semblent s’imposer comme champ de recherches. Ils posent toutefois immédiatement les problèmes qu’on rencontre avec tout document, écrit ou image, dont l’objectif affiché est de rendre compte d’une réalité étrangère aux lecteurs ou spectateurs auxquels il s’adresse : l’auteur, d’une part, découvre des choses inhabituelles à travers sa propre subjectivité, n’en perçoit pas certains aspects, accorde à d’autres une importance qu’ils n’ont peut-être pas, et fait d’inévitables erreurs d’interprétation, d’autre part, comme l’ont montré les théories de la réception, il adapte son compte rendu à son public cible.

Il ne faut par ailleurs pas oublier une évidence : le récit de voyage au sens strict est précédé par un voyage. Or, quand le voyage a pour destination un lieu particulièrement difficile d’accès, il suppose presque obligatoirement l’implication directe ou indirecte de la société qui entoure le voyageur. Cela est évident au 19e siècle et au début du 20e siècle, mais l’est aussi à d’autres époques. Derrière les grandes explorations de terres inconnues, il y a des idéologies, ou plus simplement des modes. Il y a des connaissances scientifiques et des instruments techniques sans lesquels elles seraient impossibles, des financements, qui atteignent le plus souvent des sommes élevées, tout aussi indispensables. Il y a des individus et des groupes sociaux enthousiasmés par l’entreprise et qui lui apportent un fort soutien psychologique. D’où l’intérêt d’un examen des données historiques, politiques, sociales, scientifiques qui entourent les expéditions vers le « Nord du Nord ».

Cependant, si les récits de voyage portent la marque de la mentalité du lieu, de l’époque, de la classe sociale dont sont issus ceux qui les ont faits, il serait erroné de leur dénier pour cette raison toute valeur informative dans le contexte de leur parution, qu’ils contribuent aussi à modifier. L’hypothèse selon laquelle la plupart de ces textes s’inscrivent dans leur temps sans en être un simple produit passif pourrait ouvrir une perspective intéressante pour aborder leur analyse.

L’auteur d’un récit de voyage construit une image des contrées où il se rend. Il est parti avec certaines représentations préconçues. Mais il a aussi été – plus ou moins, selon les cas – confronté à la réalité locale, ce qui peut modifier le regard qu’il portait a priori sur les choses. Les faits ont la réputation d’être têtus. Ils le sont particulièrement dans les pays très froids, où une erreur d’appréciation de la réalité peut coûter la vie. Le processus de découverte semblerait s’opérer sous l’effet de deux vecteurs, à savoir la construction mentale préexistante et la confrontation au réel, dont la résultante serait le récit du voyage. Il conviendrait d’étudier ces deux vecteurs et leur interaction.

Les récits de voyage ne sont toutefois pas seuls à l’origine de l’image du « Nord du Nord » dominante dans telle ou telle société, ils ne jouent peut-être même pas le premier rôle dans la constitution de cette image. La fiction, ou les spéculations de toutes sortes, ne se privent pas de parler de ces contrées, d’y situer les histoires racontées, de les décrire, de les juger. Les terres lointaines sont évoquées parfois à partir d’expériences vécues, ou sur la base d’informations de deuxième ou troisième main, ou tout simplement de représentations collectives répandues.

Il faut évidemment s’intéresser aussi aux productions textuelles du Nord du Nord lui-même. Les régions concernées étant peu peuplées – et pour certaines, dépourvues de population – elles n’ont produit qu’un nombre relativement modeste de textes, écrits ou transmis oralement, qui en outre, jusqu’à une date assez récente, étaient quasiment inconnus en-dehors des lieux où ils étaient nés. Pour ne prendre que deux exemples : si l’on excepte quelques cas isolés, la littérature same ne commence à être publiée qu’au début du 20e siècle, et, pendant longtemps, elle n’est – un peu – lue qu’en Scandinavie ; quant à la littérature inuite, c’est à la fin du 20e siècle seulement qu’elle commence à être diffusée. (Les premières traductions de textes littéraires groenlandais en français ont été publiées à partir de 2015 par les Presses de l’Université du Québec sous la direction de Daniel Chartier.) Ces littératures sont sans doute comme les autres mues par des forces divergentes, faisant de l’espace où elles sont nées le centre du monde et reprenant, ou subissant, ou assumant, ou contestant les représentations de cet espace émanant de l’extérieur. Au moment où la poésie et les récits venus du Nord du Nord deviennent enfin accessibles à un public plus large, on peut avantageusement les inclure dans une analyse des textes qui portent sur cette partie du globe.

Un auteur peut bien sûr créer par l’imagination un pays censé appartenir au « Nord du Nord », loin des stéréotypes, mais aussi de la réalité. Les régions que peu de gens connaissent se prêtent naturellement à l’invention de mondes situés au-delà du réel. Comment les contes, la science-fiction et la littérature fantastique utilisent-ils ces zones inconnues de la terre ?

Entre les auteurs de fiction et les écrivants-voyageurs (tous n’étant pas obligatoirement des « écrivains » au sens traditionnel), il y a dans bien des cas des échanges. Un écrivain qui se propose de faire du « Nord du Nord » le cadre d’un roman lit souvent les récits des explorateurs. Il arrive que le romancier se rende lui-même sur les lieux, voire que la publication de son roman soit précédée ou suivie de celle du récit de son voyage. La comparaison des deux textes peut dans ce cas aider à éclairer les rapports complexes entre réalité, perception de la réalité, règles régissant le champ littéraire et création littéraire.

Le colloque prévu s’inscrit dans la continuité des études portant sur les espaces les plus nordiques qui se sont développées depuis une vingtaine d’années dans le domaine des études littéraires et des sciences humaines. On peut citer, parmi d’autres, le Graduiertenkolleg (centre d’études post-doctorales) Imaginatio borealis de l’université de Kiel, qui publie depuis 2001 la revue Imaginatio borealis – Bilder des Nordens, Arctic Discourses, publié sous la direction d’Anka Ryall, de Johan Schimanski et de Henning Howlid Wærp (Newcastle, Cambridge Scholars Publishing, 2010), le numéro Arctic Modernities de Acta Borealia : A Nordic Journal of Circumpolar Societies (33, 2, 2016), le recueil Le lieu du Nord, paru en 2015 aux Presses de l’Université du Québec sous la direction de Stéphanie Bellemare-Page, Daniel Chartier, Alice Duhan et Maria Walecka-Garbalinska et les trois volumes – pour l’essentiel en langue française – sur L’Image du Sápmi [le pays des Sames] (2009-2013) publiés par l’université d’Örebro sous la direction de Kajsa Andersson. Les deux colloques organisés par le laboratoire LIS de l’Université de Lorraine, « Winter is coming » (2016) et « Voyages illustrés aux pays froids » (2017) ont également abordé le sujet. » Ces travaux ont permis de dégager les éléments entrant le plus fréquemment dans la constitution de la notion de nordicité, la manière dont des données factuelles sont modelées et assemblées par l’imaginaire pour aboutir à des schémas de représentation largement acceptés et repris pendant un temps relativement long.

Comme il a été indiqué précédemment, le colloque sur l’écriture du « Nord du Nord » se propose pour sa part de replacer les œuvres concernées  dans le contexte historico-social d’une part, littéraire d’autre part, de leur élaboration et de leur rédaction. Si l’endroit exploré, ou montré, est le « Nord du Nord », l’origine géographique des écrivants est variée. Nombre d’entre eux viennent de l’espace anglophone. Dans le cadre du colloque prévu, nous souhaitons mettre l’accent sur des textes en français, en allemand et en langues scandinaves.

Les communications auront une durée de 25 à 30 minutes. Les langues de travail seront l’allemand, l’anglais et le français. Les propositions de communications (250 à 500 mots), accompagnées d’une brève présentation de l’auteur, sont à envoyer avant le 31/03/2018 à :

Prof. Dr. Annie Bourguignon (Université de Lorraine / Nancy): annie.bourguignon [at] univ-lorraine.fr

Prof. Dr. Daniel Chartier (Université du Québec à Montréal): daniel.chartier [at] uqam.ca

Dr. Konrad Harrer (Université de Lorraine / Nancy): konrad.harrer [at] univ-lorraine.fr

Une publication des contributions est prévue. Les organisateurs prennent en charge la réservation et le financement de l’hébergement des intervenants. Les frais de voyage et les frais d’inscription (40 €) sont à la charge des participants.

Comité scientifique :

Kajsa Andersson, Université d’Örebro

Bergur D. Hansen, Université des Féroé

Birna Biarnadóttir, Université d’Islande

Annie Bourguignon, Université de Lorraine

Sylvain Briens, Université de Paris-Sorbonne

Daniel Chartier, Université du Québec à Montréal

Alain Guyot, Université de Lorraine

Konrad Harrer, Université de Lorraine

Karin Hoff, Université de Göttingen

Malan Marnersdottir, Université des Féroé

Thomas Mohnike, Université de Strasbourg

Henning Howlid Wærp, Université de Tromsø

Comité d’organisation :

Annie Bourguignon, Université de Lorraine / Daniel Chartier, Université du Québec à Montréal / Alain Guyot, Université de Lorraine / Konrad Harrer, Université de Lorraine / Cécile Chamayou-Kuhn, Université de Lorraine / Myriam Renaudot, Université de Lorraine

“I need a hero” – L’auteur dans son texte. Une lecture de Byron de Sigrid Combüchen

Anders Löjdström (Lille)

Conférence à l’Université de Strasbourg dans le cadre du cercle nordique.

5 octobre 2017 : 18h, patio s.4202

C’est avec “Byron. En roman” en 1988, que Sigrid Combüchen s’établit définitivement sur la scène littéraire suédoise. Cette “biographie romancée” fait se croiser les thématiques et les démarches essentielles de l’oeuvre de la romancière dans un livre complexe et séduisant. La présentation cherchera à mettre en évidence le rôle de l’auteur dans son texte et l’importance de cette présence dans la lecture du livre.

Soutenu par l’EA 1341 études germaniques et nord-européennes.

 

Journées européennes du patrimoine : visite libre de la Bibliothèque nordique le dimanche 17 septembre 2017 de 10h à 19h

Journées européennes du patrimoine


La Bibliothèque nordique vous accueille ce dimanche 17 septembre 2017 de 10h à 19h pour une visite libre et pour (re)découvrir l’exposition « Enrichir le patrimoine ».

Les acquisitions patrimoniales récentes seront exposées dans l’ensemble de la Bibliothèque Sainte-Geneviève.

Beaux-livres, romans, ouvrages universitaires et livres pour la jeunesse nordiques seront présentés en salle de lecture de la Bibliothèque nordique.

Par ailleurs, une borne tactile sera mise en place pour décrire le projet de restauration de la Corvette L’Aurore.
L’Aurore
est un navire créé 1767 pour une expédition scientifique en mer à laquelle Alexandre-Gui Pingré, chanoine bibliothécaire de l’abbaye Sainte-Geneviève, a participé.
La maquette conservée dans le hall de la bibliothèque Sainte-Geneviève est aujourd’hui dans un état critique.
Elle nécessite une restauration de grande ampleur, et le soutien du public pour financer sa restauration est primordial.

Conférence « Au pays des vendeurs de vent », par Alessandra Carcreff le 29 septembre 2017, à la Bibliothèque nordique

Conférence

Au pays des vendeurs de vent :
voyager en Laponie et en Finlande du XVe au XIXe siècle

Prononcée par Madame Alessandra Orlandini Carcreff
Docteur en littérature française, Université Paris-Sorbonne

En 1431 un navire marchand vénitien fait naufrage sur les îles Lofoten en Norvège : c’est le premier contact entre le Sud et le Grand Nord inconnu, fait de paysages encore vierges et de peuples aux traditions uniques. Depuis, de nombreux voyageurs ont parcouru les routes de la Laponie et de la Finlande, en produisant une riche littérature viatique.

Les récits de voyage sont les premiers textes qui contribuent à la diffusion en Europe de la connaissance des traditions lapones et finnoises, de la culture, de l’histoire et de l’identité nordique qui est en train de se former grâce, entre autres, au mouvement nationaliste qui débute dès la fin du XVIIIe siècle, principalement en Finlande.

Des premiers voyageurs poussés par la curiosité et l’exotisme, jusqu’aux touristes fin-de-siècle, cet ouvrage veut conduire le lecteur en un voyage imaginaire, dans le temps et dans l’espace, à travers les contrées féeriques du Nord, éclairées par le soleil de minuit et peuplées de légendes, de farfadets, d’animaux sacrés et d’une mythologie exceptionnelle.

 

L’ouvrage d’Alessandra Orlandini Carcreff est consacré aux voyages et aux voyageurs ayant visité ou traversé la Laponie et la Finlande entre le XVe et la fin du XIXe siècle. Les conditions de déplacement, la culture matérielle de ces régions, ou encore la nature, les habitants et leurs moeurs, la diversité des profils de voyageur et la variété des itinéraires suivis sont notamment détaillés.

Nous vous recommandons quelques lectures en vue de la conférence du 29 septembre :

  • Naufragés, de Pietro Querini, Cristoforo Fioravante [et] Nicolò de Michiel ; textes traduits du vénitien et postface par Claire Judde de Larivière. Cote : 8 SC SUP 96670 NOR.
  • Viaggio in Lapponia e in Finlandia : (1431-1898) = Voyage en Laponie et en Finlande / Alessandra Orlandini Carcref. Cote : 8 NN 8613 NOR.
  • Au pays des vendeurs de vent : voyager en Laponie et en Finlande du XVe au XIXe siècle / Alessandra Orlandini Carcreff. Aix-en-Provence : Presses universitaires de Provence, 2017. 8 NN 10576 NOR.

Le 29 septembre 2017 à 18h15 à la Bibliothèque nordique.
Entrée libre.
6, rue Valette
75005 Paris
01.44.41.97.50
bsgnordique@univ-paris3.fr

https://www.facebook.com/events/1445263518920233/

Soirée poésie « L’Amour et la vie… et d’autres poèmes », de Thór Stefánsson – Bibliothèque nordique

Soirée poésie et rencontre avec Thór Stefánsson à la Bibliothèque nordique, le 11 octobre 2017

Lecture de poèmes en islandais et en français et dédicace du recueil paru aux éditions de l’Harmattan : L’Amour et la vie… et d’autres poèmes, de Thór Stefánsson.

Le recueil L’Amour et la vie… et d’autres poèmes vient de paraître pour la première fois en français et en islandais. L’amour est l’un des thèmes de prédilection du poète islandais Thór Stefánsson, mais tous les aspects de la vie ont droit de cité dans son oeuvre. Plusieurs poèmes se réfèrent à la vie et à l’art de Paris, où ils ont été composés.

Þessi bók er frumútgáfa á báðum málunum, frönsku og íslensku. Ástin er eitt meginƥema ljóða Þórs en lífið í öllum sínum fjölbreytileika er honum einnig hugleikið yrkisefni. Einn ljóðaflokkur bókarinnar er ortur í París og vitnar um lífið og listina í borginni.

Thór Stefánsson est né à Reykjavik et compose ses textes en islandais. Il est également traducteur de poésie, notamment des poètes francophones. Ses recueils sont traduits dans plusieurs langues. Thór Stefánsson collabore à la traduction française de sa poésie et de celle de ses compatriotes.
Editions de l’Harmattan
Collection « Accent tonique – Poésie »

En salle de lecture de la Bibliothèque nordique, entrée libre, réservation souhaitée :
6, rue Valette
75005 Paris
01.44.41.97.50
bsgnordique@univ-paris3.fr

Appel à communications : Sonorités du Nord

Sonorités du Nord.

Journées d’études, organisées en collaboration avec la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, par Thomas Mohnike & Simon Théodore

Date et lieu : 23/24 mars 2018, Strasbourg

Parmi les éléments qui semblent caractériser le Nord de l’Europe,  de nombreux sont liés au champ des sonorités : des pratiques chorales répandues des folkehøjskoler danoises aux festivals des chœurs aux Pays-baltes, le son nordique (nordischer Ton) dans la musique classique (Grieg et Sibelius), Abba, l’eurovision, le métal viking, mais aussi le silence. Lors de nos deux journées d’études, nous voulons explorer ces paysages sonores, ces mythèmes du son à travers des études littéraires, culturelles, artistiques, filmiques, sociologiques, etc. traitant soit des sources et des phénomènes culturels de l’Europe du Nord, soit des imaginaires de l’Europe du Nord, soit des deux à travers des études au sujet de la réception des productions culturelles provenant du Nord.

Des propositions de communications sont acceptées en français et anglais. Elles sont à envoyer à Simon Théodore et Thomas Mohnike jusqu’au 15 septembre 2017 : si.theodore@laposte.net et tmohnike@unistra.fr.

Les journées d’études se déroulent dans le cadre du projet de recherche sur les mythèmes du Nord, qui organise des journées d’études depuis 2016.

Prix de thèse de l’Université de Lorraine 2017

Laurent Di Filippo (laurent@di-filippo.fr) est lauréat du Prix de thèse de l’Université de Lorraine 2017

Du mythe au jeu. Approche anthropo-communicationnelle du Nord.
Des récits médiévaux scandinaves au MMORPG Age of Conan: Hyborian Adventures

Thèse en sciences de l’information et de la communication et en études scandinaves,
préparée sous la direction des professeurs Jacques Walter (UL, France) et Jürg Glauser (Université de Bâle, Suisse), soutenue le 4 novembre 2016 à Metz

Jury

Anne Besson (Université d’Artois, examinatrice)
Maude Bonenfant (Université du Québec à Montréal, rapporteure)
David Douyère (Université François Rabelais de Tours, président du jury)
Marie-Pierre Fourquet-Courbet (Aix-Marseille Université, rapporteure)
Jürg Glauser (Université de Bâle, co-directeur)
Jürgen Mohn (Université de Bâle, examinateur)
Jacques Walter (Université de Lorraine, directeur)

 

Résumé

Un rhinocéros Berserker, des hordes de Vanir déferlant sur la Cimmérie, le fils d’Ymir emprisonné… Les références aux récits médiévaux scandinaves couramment désignés par les termes « mythes nordiques » sont nombreuses dans le jeu de rôle en ligne massivement multi-joueurs Age of Conan: Hyborian Adventures.

À partir de ce cas d’étude, Laurent Di Filippo étudie les manières dont des éléments issus de sources presque millénaires sont devenus des composantes d’une production vidéoludique contemporaine. De façon plus générale, l’auteur s’intéresse aux phénomènes culturels et à leurs dynamiques à travers leurs processus de transmission, de manifestation et d’appropriation. Pour ce faire, il s’appuie sur une démarche qualitative et empirique à la croisée des sciences de l’information et de la communication et des études scandinaves afin de développer une approche anthropo-communicationnelle, fortement imprégnée par des travaux en anthropologie.

Analyse de l’enquête en ligne 2017 : la Bibliothèque nordique & vous

Enquête menée du 23 février au 08 mars 2017

Rédaction de l’enquête et première synthèse par Denis PASZIERE (stagiaire ENSSIB),
remaniée par Juliette LAMBERT (stagiaire INALCO).
Nous les remercions vivement ici, ainsi que les usagers ayant répondu au questionnaire!

24 questions ont été posées réparties en 5 sections :
• Parlez-nous de vous
• Les bibliothèques & vous
• La Bibliothèque nordique
• Collections & services
• Pour finir

Il s’agit du premier questionnaire en ligne et destiné exclusivement au public de la Bibliothèque nordique. Il a pour but d’aider à mieux connaître les usages et les attentes des usagers de ce département spécialisé de la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Les réponses pourront permettre d’adapter les services à destination des chercheurs dans le cadre d’une future labellisation CollEx mais aussi, grâce à la large diffusion du questionnaire, de mieux répondre aux attentes d’un public plus large intéressé par les collections nordiques.

I) Parlez-nous de vous

  • Qui êtes-vous ?
    53 répondants en tout dont :
    12 étudiants en licence
    15 étudiants en master
    3 doctorants
    3 chercheurs
    5 enseignants chercheurs dont 1 retraité et 1 qui est également traducteur
    3 traducteurs dont 1 ancien étudiant et 1 enseignant chercheur
    1 enseignant
    1 étudiant hors université (français et danois)
    10 personnes autres (ex. étudiant, post master, lycéen, retraité, assistant ingénieur à Paris VI (intéressé par la littérature)…).
  • Organisme (41 réponses)
    27 personnes rattachées à l’université Paris IV dont 1 également à l’Institut suédois
    3 Paris 1 Panthéon Sorbonne
    1 UPMC (Paris 6)
    1 UPEC
    1 ENS Cachan
    1 CESI (école ingénieurs) : Nanterre ?
    1 Lycée Buffon
    1 UBO
    1 Sciences Po Caen
    1 Université Turku
    3 Aucun
    35 personnes d’Ile-de-France + 2 de province + 1 de Finlande
  • Langues : les 53 répondants ont pu choisir plusieurs langues.

Autres : français, vieux suédois, groenlandais, same.

  • Thèmes de recherche (50 réponses) :Histoire (62 %), Littérature (58%), Linguistique (36%), Histoire de l’Art (32%), Philo/ Histoire des idées (24%), Relations internationales (22%), Géo (18%), Architecture/ urbanisme (10%), Economie (6%)
    Autre (14%) : Sociologie, anthropologie, littérature de voyage, mythologie, art contemporain, archéologie, culture.

Sujets de recherche (17 réponses dont 1 vide)
– Voyages en Laponie et en Finlande entre le XVe et le XIXe siècles (chercheur – Paris IV)
– La violence dans le journal ouvrier de Marcus Thrane en 1849 (Master – Paris IV)
– L’art sonore dans les pays scandinaves (Doctorant)
– Le système politique des pays nordiques (Licence – Paris IV)
– Le changement climatique dans ces régions et la prise en compte par les sociétés (Licence – Paris 1)
– Cinéma (Licence – Paris IV)
– Les établissements norrois du Groenland à l’époque médiévale (Doctorant – Paris 1/UMR 8096 Archéologie des Amériques)
– La section suédoise lors de l’exposition universelle de 1889 (et plus largement les artistes suédois en France durant les années 1880) (Master – Paris IV)
– Les verbes auxiliaires suédois (Master – Paris IV)
– L’époque du Moyen Age (Autre public)
– Suède médiévale (Enseignant chercheur – UPEC)
– Coopération entre les municipalités de la mer Baltique (Enseignant chercheur – Sciences Po Caen)
– Littérature médiévale (Enseignant chercheur – UBO)
– Histoire médiévale nordique XIIIe-XVIe siècle (Enseignant chercheur retraité – Paris 1/LAMOP)
– Prostitution (Master – Paris IV)
– Ibsen et Strindberg (Master – Paris IV)

  •  Dans quel lieu préférez-vous travailler ? (53 réponses)

Dans un café : 7 étudiants (licence et master) sur 27.
A la bibliothèque (14) : Enseignant-chercheur (4), Licence (4), Master (2), Doctorant (1), Autre (3).

  • Quels types de sources documentaires utilisez-vous ? (53 réponses)

  • Comment vous procurez-vous les documents dont vous avez besoin ? (53 réponses)
    Plusieurs réponses étaient possibles.

Moteur de recherche sur Internet 50 94,3%
Bibliothèque 48 90,5%
Achat personnel 35 66%
Réseau personnel 11 20,8 %

II) Les bibliothèques et vous

  • Bibliothèques fréquentées (53 réponses)

BSG : 38 dont Bibliothèque nordique (25)
BnF : 17 dont bibliothèque de l’Arsenal (1)
BIS : 9
BM Paris : 7 dont Bibliothèque de l’Hôtel de Ville (1) et bibliothèque Forney (1)
BULAC : 3
BU Malesherbes : 3
Bibliothèque Paris IV : 1
Bibliothèque Serpente : 1
BU Clignancourt : 1
« BU Sorbonne » : 2
« Bibliothèques Paris Sorbonne Universités » : 1
« BU » : 3
BSB : 2
« Bibliothèques de Paris » : 1
INHA : 2
BU Paris 3 : 1
Bibliothèque Mazarine : 2

Autres bibliothèques françaises (1 à chaque fois) : MNHN, BU USQV, BPI, IRCAM, BU UBO, bibliothèque de l’Ecole des chartes, bibliothèque Halphen (Paris 1), bibliothèque des Sciences et de l’Industrie, FMSH, médiathèque MQB, Institut de géographie, BU de province, CDI (Lycée Buffon).
Bibliothèques à l’étranger (1 à chaque fois) : KB Suède, bibliothèque centrale de Reykjavík, bibliothèque de l’université Oxford, BSB Munich, « bibliothèques étrangères »).
Autre : Gallica (1)

  • Quels services utilisez-vous en bibliothèque ? (53 réponses)

    Autre : Microfilm
  •  Combien de documents avez-vous demandé en PEB au cours de l’année écoulée ?
    (53 réponses)

III) La Bibliothèque nordique

  • Sur la Bibliothèque nordique (53 réponses) :

– 81,9 % déclarent connaître la Bibliothèque nordique.
– 58,5 % déclarent y venir « de temps en temps ».
– 30,2 % n’y viennent jamais : certains connaissent son existence sans jamais y venir.
Une des réponses montre que cela peut être dû aux horaires d’ouverture.
Les autres réponses sont :
– « Plusieurs fois par semaine » et
– « une fois par semaine ».

  • Durée de séjour à la Bibliothèque nordique (40 réponses) :

  • Que font les lecteurs à la Bibliothèque nordique ? (42 réponses) :


Autres : faire des photocopies (3 réponses sur 4 ne sont pas significatives)

IV) Collections et services de la Bibliothèque nordique

  • Collections et services :

Sur les 52 personnes ayant répondu à cette question, la moitié déclare emprunter des documents à domicile .
Sur 48 réponses, 54,2 % des personnes consultent des documents conservés dans les magasins.
66 % des 53 répondants sont intéressés par de la littérature de fiction en VO.

o Les services dont les usagers auraient besoin (53 réponses) :

Les usagers souhaitent avant tout un élargissement des horaires d’ouverture avec, peut-être, des ouvertures matinales ou plus longues dans l’après-midi.

  Les lecteurs apprécient Les lecteurs réclament Les lecteurs suggèrent
Collections La richesse des collections (12) Plus de bandes dessinées (1)
  Le caractère unique de la collection (3) Plus de livres sur les mythes nordiques (1)
  La diversité des domaines (8) Plus d’ouvrages d’histoire de l’art (1)
  Plus d’ouvrages en sciences humaines (1)
Services L’excellence du service (18) Des horaires élargis (7) Un accès à distance plus étendu (1)
  Le personnel de bon conseil (8) Un service pour les apprenants de langue nordique (1)
  Un atelier de conversation (1)
Espace, salle Une meilleure maintenance des Postes informatiques (2)
  Du WiFi et une machine de boissons (1)
  Un rafraîchissement de la salle de lecture (2)
TOTAL 49 commentaires 8 commentaires 8 commentaires
  • Il faudrait développer des collections audiovisuelles et notamment de films nordiques qui pourraient être prêtés ou visionnés sur place. Un accès aux médias nordiques serait aussi très apprécié.
  • Le rôle joué par la Bibliothèque nordique en tant que lieu de rencontre des passionnés de pays nordiques semble reconnu et est à poursuivre en partenariat avec les instituts culturels et le tissu associatif.
  • Un service d’aide à la recherche documentaire sur les pays nordiques semble constituer un besoin des usagers et est peut-être à mettre en place sous forme d’ateliers méthodologiques ou d’ateliers découvertes, en partenariat avec les enseignants d’études nordiques de la Sorbonne et de l’INALCO. Cela permettrait ainsi aux étudiants de finnois et d’estonien de l’INALCO d’identifier la Bibliothèque nordique comme un centre de ressources important dans leur cursus.
  • Enfin la documentation est à valoriser, d’une part en poursuivant l’effort de numérisation des documents patrimoniaux et d’autre part en communiquant autour des nouvelles acquisitions (listes de nouveautés, renouvellement du mobilier de présentation des nouveautés en salle de lecture)

V) Pour finir : lieux et groupes fréquentés, réseaux de spécialistes

Lieux / groupes consacrés aux pays nordiques qui sont fréquentés par les usagers (53 réponses) :

  • Groupes / Pages Facebook (6)
    –  Sur l’arctique
    – Fafnir
    – Groupe des études nordiques de Paris-Sorbonne
  • Blog (1)
    – Des Contrées du Nord (Blog des étudiants de la Sorbonne)
  • Instituts culturels étrangers
    – Institut Finlandais (8)
    – Institut suédois (14)
    – Maison du Danemark (7)
    – Maisons des étudiants nordiques (1) et Maison de la Norvège (3) pour le språkkafé
  • Universités
    – Paris IV (4), séminaire de traduction (1) et chorale nordique de Paris IV (1)
    – Hors Paris (1)
  • Autres :
    – Fr-Sv språk-grupp (1)
    – A.S Friskis&Svettis (1)
    – Bar (1)
    – Bibliothèque nordique (1)

Associations
– Air d’Islande (1)
– Association France-Islande (3)
– Espaces Baltiques (1)
– APEN (2)
– Revue Nordiques (1)
– Nordika (1)

30,2 % des 53 répondants connaissent l’APEN (Association pour les Études Nordiques).

66 % des 53 répondants aimeraient recevoir une lettre d’information mensuelle de la Bibliothèque nordique.