AAC : Culture du pouvoir, pouvoir de la culture : Circulation des savoirs autour de la mer baltique du Moyen Âge au début du XXème siècle

Résumé

Après une première édition autour du thème “Éducation, pédagogie et formation” qui s’est tenue le 5 mars 2020, nous avons le plaisir de vous annoncer qu’une deuxième édition de la journée d’études,“Circulation des savoirs autour de la mer baltique du Moyen Âge au début du XXe siècle”. Elle se tiendra à Toulouse le jeudi 4 mars 2021 et s’articulera autour du thème : culture du pouvoir, pouvoir de la culture.

Cette journée s’inscrit dans une volonté de se réunir autour d’une aire géographique, la mer baltique (Allemagne du nord, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pologne, Russie et Suède) afin d’échanger entre chercheur.se.s et de mettre en lumière leurs travaux . Elle s’adresse aussi bien aux jeunes chercheur.se.s de Master qu’aux chercheur.se.s plus confirmé.e.s.

Argumentaire

Par la pratique de l’histoire culturelle et politique, Tim Blanning dans son ouvrage éponyme, The Culture of Power and the Power of Culture (2002) , ambitionne une étude complète de ce thème dans le cas de l’Europe du XVIII e siècle. Salué pour son approche comparative et sa grande maîtrise de l’espace germanophone, cet ouvrage se limite toutefois à la trinité Allemagne, France et Angleterre, laissant de côté l’Europe orientale et nordique. La région de la Baltique ne trouve refuge que dans l’utilisation de personnalités bien connues telles que Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie.

Aujourd’hui, en France, les recherches autour de la mer Baltique sont contrastées, entre une connaissance profonde de certains sujets et d’autres qui demeurent obscurs. Toutefois, cette zone reste le point d’origine et le terrain d’essai de nombreuses théories dans toutes les disciplines. De prime abord, sa position géographique et son histoire peuvent paraître confinées, rendant difficile son étude à ceux qui n’y sont pas familiarisés. Considérée bien souvent comme une région périphérique où le centre serait l’Occident (surtout la France, l’Allemagne, l’Angleterre), elle fut envisagée comme réceptive et non productrice d’idées culturelles et politiques. Pour Thomas DaCosta Kauffmann, cette région souffre encore de notions, comme les transferts culturels, qui considèrent « la Baltique simplement comme un destinataire d’un tel transfert, et non pas comme une source ». (KAUFFMANN T. D, « Baltic Reflections », p.19)

Cette deuxième édition de la journée d’étude s’attache à considérer les questions relatives de la culture du pouvoir et le pouvoir de la culture, en les replaçant autour de la Baltique comme un lieu de création et de rencontre. Les deux notions, fortes, de pouvoir et de culture sont des notions transdisciplinaires, abordées et traitées à la fois en histoire, histoire de l’art, géographie, linguistique ou encore littérature.

Ce carrefour culturel de l’Europe a été au cours des siècles balayé par des jeux de pouvoirs politiques, intellectuels et artistiques qui ont orienté le comportement des Hommes en société et défini un sentiment identité partagé. Suivant les époques, les personnalités (monarques, penseurs, artistes, diplomates, etc.) et les institutions (ministères, académies, universités, musées, etc.) ont cherché à redéfinir leur attachement au reste du monde ou à se recentrer sur leur propre identité.

Quelques idées de thèmes qui pourraient être abordés durant cette journée :

– Les rapports entre différents acteurs : entre gouvernants et gouvernés, artistes et mécènes, professeurs et élèves, etc. ; les penseurs et théoriciens du pouvoir de la culture ;

– Art, propagande et politique : propagande royale, propagande politique, propagande nationale ; littérature (théâtre, romans, poésie, etc.) ; art (peinture, sculpture, etc.) ; courants artistiques et littéraires ;

– Représentations du pouvoir : pouvoir royal, pouvoir intellectuel, pouvoir des élites, etc. ;

– Obtenir, légitimer et imposer : un roi à des sujets, les élites face au peuple, un maître à ses apprentis. ;

– Les emprunts politiques et culturels : l’ailleurs comme source d’inspiration;

– Les lieux du pouvoir culture : les gestes fondateurs (création d’universités, académies, écoles, musées, galeries, etc.) théâtres, opéras, cours, jardins, places publiques, musées.

Proposition de communication 

Les propositions, en français ou en anglais, de 2000 signes (espaces compris) seront accompagnées d’une courte présentation (structure de rattachement, sujet de recherche, travaux..). Elles doivent être envoyées avant le vendredi 2 octobre 2020 aux deux adresses suivantes : lisal.castro@gmail.com et hugo.tardy@univ-tlse2.fr .

Date : jeudi 4 mars 2021

Lieu : Hôtel d’Assézat, Toulouse.

Comité d’organisation 

Lisa Castro, doctorante en histoire contemporaine à l’Université Toulouse Jean Jaurès
Hugo Tardy, doctorant en histoire de l’art moderne à l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Comité scientifique 

Marie-Thérèse Duffau, chargée de recherche CNRS, Laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) – Université Toulouse – Jean Jaurès (UT2J)
Pascal Julien, Professeur d’histoire de l’art à l’UT2J
Jean-Marc Olivier, Professeur d’histoire à l’UT2J
Anne Perrin-Khelissa, Maître de conférences à l’UT2J

Contacts 

lisal.castro@gmail.com

hugo.tardy@univ-tlse2.fr
Lien Calenda de l’AAC et pour la version en anglaishttps://calenda.org/783756

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