Agent.e.s de la magie imaginé.e.s dans la littérature scandinave médiévale

Appel à communications pour la journée d’études “Agent.e.s de la magie imaginé.e.s dans la littérature scandinave médiévale” qui se tiendra du 9 au 10 avril 2021 à Sorbonne Université.

Pour plus d’informations :

Odin og Völven, de Lorenz Frølich, illustration tirée de Den ældre Eddas Gudesange de Karl Gjellerup (1895)

Óðinn, dieu magicien par excellence, Egill Skalla-Grímsson, lanceur de malédictions, ou encore la reine Gunnhildr, charmant ou maudissant les Islandais de passage en Norvège, tous ces personnages ont un point commun : ils sont agent.e.s de la magie. La pratique de la magie a frappé l’imagination des Scandinaves au Moyen Âge et leur description a donné lieu à des scènes mémorables.

S’il est aujourd’hui admis que les textes littéraires du XIIIe siècle s’inscrivent déjà dans un imaginaire des pratiques magiques anciennes, on décèle également le reflet  de phénomènes réels, tel que l’influence d’éléments préchrétiens sur les pratiques médiévales scandinaves (Biering 2004 ; Heide 2004; Dillmann 2006), des similitudes avec des rituels dits chamaniques (Schnurbein 2003), ou le caractère spécifiquement chrétien de certaines pratiques (Mitchell 2011; Meylan 2014).

Mais plus que la réalité historique qui pourrait être reconstruite derrière ces écrits, ce sont ici la conceptualisation et l’imaginaire qui sous-tendent la pensée des auteurs des XIIIe et XIVe siècles que nous chercherons à explorer au cours de cette journée d’étude. Ainsi, que nous révèle la division de pratiques magiques en plusieurs catégories telles que seiðr, fjölkyngi, fróðleikr et peut-on les utiliser pour définir une typologie des agent.e.s de la magie ? Ces derniers jouent-ils les mêmes rôles et occupent-ils les mêmes fonctions dans l’ensemble du corpus norrois ? Quels sont, par exemple, les points communs entre la völva de la Völuspá et celle de la Eiríks saga rauða ? Dans plusieurs sources, la magie est liée à l’art poétique : cette affinité substantielle affecte-t-elle la manière dont la magie ainsi que celles et ceux qui la pratiquent sont représentés dans les poèmes ?  Que nous disent-ils de l’imaginaire des auteurs de ces textes, et plus largement, de celui de la société dans laquelle ils vivent ?

Au cours de cette journée d’étude, les intervenant.e.s seront invité.e.s à réfléchir aux points suivants:

  • L’influence du genre littéraire sur les représentations médiévales des agent.e.s de la magie.
  • La projection de catégories médiévales sur des pratiques plus anciennes et païennes.
  • Les interactions entre d’un imaginaire chrétien et un imaginaire « païen » dans les épisodes qui impliquent des agent.e.s de la magie.

Les contributions, de toutes disciplines, pourront proposer des études de cas contextualisés ou des réflexions théoriques.

Les propositions (500 mots), en français ou en anglais, devront être accompagnées d’un bref C.V. (1‑2 pages) et être envoyées au plus tard le 14 septembre 2020 à l’adresse suivante :

seidr.seminar@gmail.com

Durée des présentations : 20 minutes suivies de 10 minutes de discussion.

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