AàC : L’écriture du « Nord du Nord » : construction d’images, confrontation au réel et positionnement dans le champ littéraire

Colloque à l’Université de Lorraine, Nancy (France), 15-17 novembre 2018

organisé par le Centre d’Etudes Germaniques Interculturelles de Lorraine (CEGIL), en collaboration avec le laboratoire Littératures, Imaginaire, Sociétés (LIS), et de la Chaire de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique de l’Université du Québec à Montréal

(Date limite pour l’envoi de propositions de contribution : 31/03/2018)

Depuis les années 1970, dans le cadre du repositionnement de la géographie dans le domaine des sciences humaines, les recherches portant sur les notions de « nord » et de « nordicité » se sont beaucoup développées, entre autres à partir des travaux de Louis-Edmond Hamelin, spécialiste du Nord canadien. L’idée d’un « Nord » englobant l’ensemble de l’espace circumpolaire, uni par des caractéristiques communes et faisant l’objet de représentations similaires, s’est peu à peu imposée. Chaque région particulière concernée était désormais étudiée en tant que partie intégrante de cet ensemble.

Que faut-il entendre, dans ce contexte, par « Nord du Nord » ? Le terme de « Grand Nord » nous paraît trop vague, étant donné, notamment, qu’il ne désigne pas les mêmes territoires chez tous les auteurs. Le choix de l’expression « Nord du Nord » veut attirer l’attention sur le caractère à la fois relatif et absolu des notions de nord et de nordicité. Pour un Sicilien, Milan est une ville « du Nord », alors que c’est une ville « du Sud » pour un Hambourgeois. En Scandinavie, l’Allemagne a été longtemps vue comme « le grand voisin du sud ». Cependant, à partir d’une certaine latitude, lorsqu’on approche du pôle et qu’on sait qu’il ne sera plus possible d’aller encore plus loin vers le nord, celui-ci devient un absolu, qui se manifeste objectivement par le climat, la végétation ou la durée du jour et de la nuit. Alors que les notions d’est et d’ouest reposent sur une convention géographiquement arbitraire héritée d’une histoire européocentrique, voire, selon Edward W. Said, principalement britannico[franco]centrique (si le méridien 0° était celui d’Irkoutsk et non celui de Greenwich, New York serait en Extrême-Orient, ce qui serait en soi aussi justifié ou injustifié que la situation actuelle), la position des pôles est une donnée de la géographie physique.

Il peut sembler que ce soient toujours d’autres qui vivent au Nord – ou au Sud – et que chaque groupe humain voie spontanément la terre qu’il habite comme le centre du monde. Mais à cette vision de soi s’en oppose une autre, le découpage mental de la planète plus ou moins fortement imposé par des groupes plus larges. Ainsi les Siciliens et les Scandinaves, qui se considèrent comme des Européens, se perçoivent en tant que tels respectivement comme des Méridionaux et des Nordiques (de l’Europe), rarement comme des Nordiques de l’Afrique ou des Méridionaux de la Laponie. Les Scandinaves ont ainsi élaboré des images d’eux-mêmes comme Nordiques. Il n’en reste pas moins qu’aux yeux des habitants de la partie la plus peuplée de la Scandinavie, les régions situées à des latitudes plus élevées constituent des espaces distincts de leur propre espace de vie. Ce sont ces espaces que nous appelons le « Nord du Nord », expression renvoyant donc à une construction mentale subjective et à une réalité objective : elle désigne d’une part ce qui se trouve au nord de ce que, dans les régions appartenant au centre plus ou moins auto-proclamé de l’Europe, on appelle le Nord, d’autre part les territoires au nord desquels il n’y a plus de zones habitées, ou ces zones inhabitées elles-mêmes.

Si l’on entreprend d’aborder le « Nord du Nord » par les textes, les récits de voyage, le média par lequel se sont faits historiquement les premiers contacts avec le monde concerné, semblent s’imposer comme champ de recherches. Ils posent toutefois immédiatement les problèmes qu’on rencontre avec tout document, écrit ou image, dont l’objectif affiché est de rendre compte d’une réalité étrangère aux lecteurs ou spectateurs auxquels il s’adresse : l’auteur, d’une part, découvre des choses inhabituelles à travers sa propre subjectivité, n’en perçoit pas certains aspects, accorde à d’autres une importance qu’ils n’ont peut-être pas, et fait d’inévitables erreurs d’interprétation, d’autre part, comme l’ont montré les théories de la réception, il adapte son compte rendu à son public cible.

Il ne faut par ailleurs pas oublier une évidence : le récit de voyage au sens strict est précédé par un voyage. Or, quand le voyage a pour destination un lieu particulièrement difficile d’accès, il suppose presque obligatoirement l’implication directe ou indirecte de la société qui entoure le voyageur. Cela est évident au 19e siècle et au début du 20e siècle, mais l’est aussi à d’autres époques. Derrière les grandes explorations de terres inconnues, il y a des idéologies, ou plus simplement des modes. Il y a des connaissances scientifiques et des instruments techniques sans lesquels elles seraient impossibles, des financements, qui atteignent le plus souvent des sommes élevées, tout aussi indispensables. Il y a des individus et des groupes sociaux enthousiasmés par l’entreprise et qui lui apportent un fort soutien psychologique. D’où l’intérêt d’un examen des données historiques, politiques, sociales, scientifiques qui entourent les expéditions vers le « Nord du Nord ».

Cependant, si les récits de voyage portent la marque de la mentalité du lieu, de l’époque, de la classe sociale dont sont issus ceux qui les ont faits, il serait erroné de leur dénier pour cette raison toute valeur informative dans le contexte de leur parution, qu’ils contribuent aussi à modifier. L’hypothèse selon laquelle la plupart de ces textes s’inscrivent dans leur temps sans en être un simple produit passif pourrait ouvrir une perspective intéressante pour aborder leur analyse.

L’auteur d’un récit de voyage construit une image des contrées où il se rend. Il est parti avec certaines représentations préconçues. Mais il a aussi été – plus ou moins, selon les cas – confronté à la réalité locale, ce qui peut modifier le regard qu’il portait a priori sur les choses. Les faits ont la réputation d’être têtus. Ils le sont particulièrement dans les pays très froids, où une erreur d’appréciation de la réalité peut coûter la vie. Le processus de découverte semblerait s’opérer sous l’effet de deux vecteurs, à savoir la construction mentale préexistante et la confrontation au réel, dont la résultante serait le récit du voyage. Il conviendrait d’étudier ces deux vecteurs et leur interaction.

Les récits de voyage ne sont toutefois pas seuls à l’origine de l’image du « Nord du Nord » dominante dans telle ou telle société, ils ne jouent peut-être même pas le premier rôle dans la constitution de cette image. La fiction, ou les spéculations de toutes sortes, ne se privent pas de parler de ces contrées, d’y situer les histoires racontées, de les décrire, de les juger. Les terres lointaines sont évoquées parfois à partir d’expériences vécues, ou sur la base d’informations de deuxième ou troisième main, ou tout simplement de représentations collectives répandues.

Il faut évidemment s’intéresser aussi aux productions textuelles du Nord du Nord lui-même. Les régions concernées étant peu peuplées – et pour certaines, dépourvues de population – elles n’ont produit qu’un nombre relativement modeste de textes, écrits ou transmis oralement, qui en outre, jusqu’à une date assez récente, étaient quasiment inconnus en-dehors des lieux où ils étaient nés. Pour ne prendre que deux exemples : si l’on excepte quelques cas isolés, la littérature same ne commence à être publiée qu’au début du 20e siècle, et, pendant longtemps, elle n’est – un peu – lue qu’en Scandinavie ; quant à la littérature inuite, c’est à la fin du 20e siècle seulement qu’elle commence à être diffusée. (Les premières traductions de textes littéraires groenlandais en français ont été publiées à partir de 2015 par les Presses de l’Université du Québec sous la direction de Daniel Chartier.) Ces littératures sont sans doute comme les autres mues par des forces divergentes, faisant de l’espace où elles sont nées le centre du monde et reprenant, ou subissant, ou assumant, ou contestant les représentations de cet espace émanant de l’extérieur. Au moment où la poésie et les récits venus du Nord du Nord deviennent enfin accessibles à un public plus large, on peut avantageusement les inclure dans une analyse des textes qui portent sur cette partie du globe.

Un auteur peut bien sûr créer par l’imagination un pays censé appartenir au « Nord du Nord », loin des stéréotypes, mais aussi de la réalité. Les régions que peu de gens connaissent se prêtent naturellement à l’invention de mondes situés au-delà du réel. Comment les contes, la science-fiction et la littérature fantastique utilisent-ils ces zones inconnues de la terre ?

Entre les auteurs de fiction et les écrivants-voyageurs (tous n’étant pas obligatoirement des « écrivains » au sens traditionnel), il y a dans bien des cas des échanges. Un écrivain qui se propose de faire du « Nord du Nord » le cadre d’un roman lit souvent les récits des explorateurs. Il arrive que le romancier se rende lui-même sur les lieux, voire que la publication de son roman soit précédée ou suivie de celle du récit de son voyage. La comparaison des deux textes peut dans ce cas aider à éclairer les rapports complexes entre réalité, perception de la réalité, règles régissant le champ littéraire et création littéraire.

Le colloque prévu s’inscrit dans la continuité des études portant sur les espaces les plus nordiques qui se sont développées depuis une vingtaine d’années dans le domaine des études littéraires et des sciences humaines. On peut citer, parmi d’autres, le Graduiertenkolleg (centre d’études post-doctorales) Imaginatio borealis de l’université de Kiel, qui publie depuis 2001 la revue Imaginatio borealis – Bilder des Nordens, Arctic Discourses, publié sous la direction d’Anka Ryall, de Johan Schimanski et de Henning Howlid Wærp (Newcastle, Cambridge Scholars Publishing, 2010), le numéro Arctic Modernities de Acta Borealia : A Nordic Journal of Circumpolar Societies (33, 2, 2016), le recueil Le lieu du Nord, paru en 2015 aux Presses de l’Université du Québec sous la direction de Stéphanie Bellemare-Page, Daniel Chartier, Alice Duhan et Maria Walecka-Garbalinska et les trois volumes – pour l’essentiel en langue française – sur L’Image du Sápmi [le pays des Sames] (2009-2013) publiés par l’université d’Örebro sous la direction de Kajsa Andersson. Les deux colloques organisés par le laboratoire LIS de l’Université de Lorraine, « Winter is coming » (2016) et « Voyages illustrés aux pays froids » (2017) ont également abordé le sujet. » Ces travaux ont permis de dégager les éléments entrant le plus fréquemment dans la constitution de la notion de nordicité, la manière dont des données factuelles sont modelées et assemblées par l’imaginaire pour aboutir à des schémas de représentation largement acceptés et repris pendant un temps relativement long.

Comme il a été indiqué précédemment, le colloque sur l’écriture du « Nord du Nord » se propose pour sa part de replacer les œuvres concernées  dans le contexte historico-social d’une part, littéraire d’autre part, de leur élaboration et de leur rédaction. Si l’endroit exploré, ou montré, est le « Nord du Nord », l’origine géographique des écrivants est variée. Nombre d’entre eux viennent de l’espace anglophone. Dans le cadre du colloque prévu, nous souhaitons mettre l’accent sur des textes en français, en allemand et en langues scandinaves.

Les communications auront une durée de 25 à 30 minutes. Les langues de travail seront l’allemand, l’anglais et le français. Les propositions de communications (250 à 500 mots), accompagnées d’une brève présentation de l’auteur, sont à envoyer avant le 31/03/2018 à :

Prof. Dr. Annie Bourguignon (Université de Lorraine / Nancy): annie.bourguignon [at] univ-lorraine.fr

Prof. Dr. Daniel Chartier (Université du Québec à Montréal): daniel.chartier [at] uqam.ca

Dr. Konrad Harrer (Université de Lorraine / Nancy): konrad.harrer [at] univ-lorraine.fr

Une publication des contributions est prévue. Les organisateurs prennent en charge la réservation et le financement de l’hébergement des intervenants. Les frais de voyage et les frais d’inscription (40 €) sont à la charge des participants.

Comité scientifique :

Kajsa Andersson, Université d’Örebro

Bergur D. Hansen, Université des Féroé

Birna Biarnadóttir, Université d’Islande

Annie Bourguignon, Université de Lorraine

Sylvain Briens, Université de Paris-Sorbonne

Daniel Chartier, Université du Québec à Montréal

Alain Guyot, Université de Lorraine

Konrad Harrer, Université de Lorraine

Karin Hoff, Université de Göttingen

Malan Marnersdottir, Université des Féroé

Thomas Mohnike, Université de Strasbourg

Henning Howlid Wærp, Université de Tromsø

Comité d’organisation :

Annie Bourguignon, Université de Lorraine / Daniel Chartier, Université du Québec à Montréal / Alain Guyot, Université de Lorraine / Konrad Harrer, Université de Lorraine / Cécile Chamayou-Kuhn, Université de Lorraine / Myriam Renaudot, Université de Lorraine

Appel à communications : Sonorités du Nord

Sonorités du Nord.

Journées d’études, organisées en collaboration avec la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, par Thomas Mohnike & Simon Théodore

Date et lieu : 23/24 mars 2018, Strasbourg

Parmi les éléments qui semblent caractériser le Nord de l’Europe,  de nombreux sont liés au champ des sonorités : des pratiques chorales répandues des folkehøjskoler danoises aux festivals des chœurs aux Pays-baltes, le son nordique (nordischer Ton) dans la musique classique (Grieg et Sibelius), Abba, l’eurovision, le métal viking, mais aussi le silence. Lors de nos deux journées d’études, nous voulons explorer ces paysages sonores, ces mythèmes du son à travers des études littéraires, culturelles, artistiques, filmiques, sociologiques, etc. traitant soit des sources et des phénomènes culturels de l’Europe du Nord, soit des imaginaires de l’Europe du Nord, soit des deux à travers des études au sujet de la réception des productions culturelles provenant du Nord.

Des propositions de communications sont acceptées en français et anglais. Elles sont à envoyer à Simon Théodore et Thomas Mohnike jusqu’au 15 septembre 2017 : si.theodore@laposte.net et tmohnike@unistra.fr.

Les journées d’études se déroulent dans le cadre du projet de recherche sur les mythèmes du Nord, qui organise des journées d’études depuis 2016.

The XIVth International Ibsen Conference: Ibsen and Power

The XIVth International Ibsen Conference will be held at the Ibsen House in Skien, Norway, on 5-8th September 2018. The conference is organized by Skien Municipality in co-operation with the Centre for Ibsen Studies, University of Oslo.

The theme of the conference will be “Ibsen and Power,” since in some basic sense all of Ibsen’s plays can be seen as investigations of power and power relations. On page and stage Ibsen is often seen as interrogating and critiquing the workings of power in terms of gender, class, economy, or politics. Power in Ibsen is, however, not merely negative or something to be resisted. The power of truth, art, and the individual, or the empowerment of women and youth are also obvious ‘Ibsenian’ themes. Power and power relations are also important aspects of the reception and use of Ibsen in different contexts: in reviews and literary history, in the theatre, in political struggle and censorship, in soft diplomacy, nation building, education, and theatre for development, just to mention a few.

We encourage all participants to devote thought in some way to this main theme so as to advance the common discussion at the conference. Papers may address, but are by no means restricted to, the following subtopics:

1. The thematic depictions of power in Ibsen’s texts or performances thereof, including: family and gender relations; connections between individual will and character; figurations of corruption, money, and economic systems; issues of rhetoric and ideology.

2. The aesthetic power of Ibsen’s work to generate changes in the arts, including: his influence on other authors and artists; the function of his dramas as a dramatic model; and the power of the performance situation.

3. The power of mediation, including: the dynamics of adaptation and translation; and the role of critics, intellectuals, and other cultural mediators as power brokers.

4. Institutional power and its relationship to Ibsen’s work in the social realm, such as: state censorship and/or sponsorship; the use of Ibsen in political struggle; gender politics; Ibsen in education; and the recent role of Ibsen’s work in Norwegian soft diplomacy.

5. Effects of individual and community empowerment generated by Ibsen’s work, such as: character and individual identity production; Ibsenian roles as benchmarks or tests of acting skill; the prestige of Ibsenian actors; or Ibsen’s work as a means of community empowerment.

6. The emergence of new identities and new cultures as a result of Ibsen’s influence.

7. Ibsen and social change in terms of power relations between men and women, between the individual and the community, and between the self and the state/society. Ibsen’s global impact on new concepts of power relations.

All papers should be planned for a maximum of 20 minutes in presentation length. Abstracts should be no more than 300 words long and should include a brief 1-page CV (deadline October 15, 2017).

Please submit your abstract to: conference2018@ibsen.uio.no

Kindly include the following information at the top of the page:

-Name
-Institutional affiliation, if any
-3-4 keywords describing the presentation
-Audio-visual requirements, if any

An announcement of the proposals accepted will be made not later than November 1, 2017.

Contact Information
The Ibsen Centre at: conference2018@ibsen.uio.no
https://www.hf.uio.no/is/

Local Organizing Committee
Frode Helland, University of Oslo
Giuliano D’Amico, University of Oslo
Xia Liyang, University of Oslo
Anette Storli Andersen, Skien

International Ibsen Committee
Frode Helland, University of Oslo
Julie Holledge, Flinders University
Mark Sandberg, University of California, Berkeley
Jian Sun, Fudan University, Shanghai
Kwok-kan Tam, Open University of Hong Kong
Lisbeth Waerp, University of Tromsø

De la Nordicité : concept, représentation, imaginaire

Colloque international et interdisciplinaire – Institut de Recherche en Langues et Littératures Européennes (ILLE – EA 4363)

12-13 Octobre 2017, Salle Gandjavi, Université de Haute-Alsace, Mulhouse

www.flsh.uha.fr , www.ille.uha.fr

Organisé par :

Frédérique Toudoire-Surlapierre (directrice ILLE)
Alessandra Ballotti (ILLE)
Claire McKeown (ILLE)

Comité scientifique :
Alessandra Ballotti (Université de Haute-Alsace)
Sylvain Briens (Université Paris-Sorbonne)
Massimo Ciarvolo (Université de Florence)
Giuliano D’amico (Norwegian University of Science and Technologies)
Sonia Goldblum (Université de Haute-Alsace)
Claire McKeown (Université de Haute-Alsace)
Thomas Mohnike (Université de Strasbourg)
Dan Ringgaard (Aarhus Universitet)
Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute- Alsace)
Harri Veivo (Université de Caen)

Langues de travail : français et anglais

Appel à communication

Ces dernières années, à travers romans et sériés télévisées, la culture nordique a gagné en visibilité internationale. Simultanément, les chercheurs s’interrogent sur ce qu’est le Nord, sa conceptualisation, ses implications culturelles et ses caractéristiques.

Le terme de « nordicité » a été employé dans des sens différents par divers auteurs et critiques. L’écrivain C.S. Lewis, dans les années 1910, découvre les sagas islandaises et l’œuvre de Wagner. Il en tirera plus tard le concept de « northernness » qui reflète sa fascination pour les régions septentrionales et qui désigne aussi un territoire imaginaire et inatteignable. Le géographe Louis-Edmond Hamelin, dans son ouvrage Nordicité canadienne (1975), développe le concept dans le cadre du continent américain et le rattache ensuite aux autres Nord du monde. Kari Aga Myklebost et Sylvain Briens explorent la notion de « boréalisme » dans les années 2010, et soulignent la dimension culturelle et identitaire du Nord.

On s’interrogera sur les caractéristiques de ce concept pluriel et sur la possibilité d’en retracer la généalogie, on s’intéressera aussi bien aux différents modèles de nordicité qui émergent au XIXe siècle qu’à leur évolution et leur transformation au cours des XXe et XXIe siècles. Ce colloque s’intéressera aux représentations du Nord dans la littérature et les arts européens. Il s’agira de comparer ces représentations chez les artistes et auteurs nordiques, mais aussi les autres Européens, et ainsi tenter de mieux cerner les différents concepts et modèles de nordicité. Le tournant du XXe siècle est un moment de bouillonnement pour la culture nordique, où se croisent une fascination pour la mythologie nordique, héritée du romantisme, et les innovations du modernisme à l’échelle internationale. Y transparaît déjà la pluralité du concept de nordicité, tant dans la production culturelle des pays scandinaves que dans sa réception par le gennembrud. Certains pays voisins ressentent la nécessité de s’inclure dans cette nordicité, tout en percevant son caractère exotique. D’autres le perçoivent comme le contrepoint de la richesse culturelle associée au Sud. C’est le cas de plusieurs pays du sud de l’Europe qui transforment les éléments « exotiques » du Nord en les adaptant au goût du public local.

Si la nordicité s’enracine dans une localisation géographique, elle reste une notion relative à la position physique du sujet, mais aussi à ses constructions culturelles, son image de soi et son imaginaire. Bien que l’imaginaire privilégié concerne le nord de l’Europe, ce colloque intéressera tout autant les spécialistes de la littérature et des arts des pays scandinaves que ceux des autres pays d’Europe, et devra permettre de croiser les regards sur la nordicité : celui introspectif des Scandinaves, celui porté sur eux par les autres artistes et auteurs, et celui porté sur les « autres » Nord.

Toutes les approches critiques et théoriques sont les bienvenues. Les communications pourront porter notamment sur les aspects suivants :

Concepts et représentations du Nord chez les auteurs/artistes
Concepts et représentations des Nord
La nordicité comme altérité ou espace de partage
La nordicité comme espace réel ou imaginaire
La nordicité entre modernité, histoire et mythologie
Influence des arts et de la littérature nordiques en Europe

Modalités de proposition :

Les propositions d’intervention (une présentation d’environ 200 mots, le titre ainsi qu’une courte notice biographique) doivent être envoyées avant le 15 juin 2017 aux adresses suivantes : frederique.toudoire@uha.fr ; alessandra.ballotti@uha.fr ; claire.mckeown@uha.fr. Elles seront examinées par le comité scientifique.

Sous réserve d’acceptation des articles par un comité de lecture, les textes feront l’objet d’une publication.

Frais d’inscription : 40 € par jour (20 € pour les doctorants), 70 € pour les deux journées (35 € pour les doctorants). Les chercheurs et doctorants de l’ILLE sont exonérés de droits d’inscription.

L’hébergement et les repas seront pris en charge par l’organisation du colloque, mais les frais de déplacement seront à la charge des participants.

appel-Nordicité-10 avril

APPEL A COMMUNICATION « La région baltique à la recherche de son identité » (15 sept.2017)

Les co-responsables du projet de recherche « Espaces baltiques » (CREE – INALCO ; UMR Idées – Le Havre ; Crape – Caen) lancent un appel à communication pour une conférence « La région baltique à la recherche de son identité » qui se tiendra le 15 septembre 2017 à l’Inalco – Paris.
Cette conférence se propose d’interroger les différentes problématiques liées à l’identité à travers des logiques pluridisciplinaires.
Les co-responsables d’Espaces baltiques attendent des propositions de communication des chercheurs travaillant sur cette région de manière transversale et/ou sur la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Finlande, la Pologne, la Suède, le Danemark, la Russie et l’Allemagne (ces deux derniers pays dans leur dimension baltique).
Les communications pourraient s’articuler autour des thématiques suivantes :
Thématique 1 – « Une ou des identités »
– Existe-t-il un modèle nordique, scandinave, baltique ?
– Les frontières : que reste-t-il de cet espace ouvert ?
– La Baltique, périphérie ou centre ?
– Affirmer l’identité en transcendant le territoire (dimension cyber notamment)
Thématique 2 – Quand la population change – partir, revenir, accueillir
– Migrations : des pays de traditionnels mouvements
– Les « modèles » nordiques mis à mal par la crise des migrants
– L’impact migratoire sur les identités religieuses nordiques
– Des identités interrogées par les minorités ?
Thématique 3 – Identités politiques, historiques et sécuritaires – entre évolutions et continuités
– Représentations de la mémoire
– L’espace baltique – un ensemble politique cohérent ?
– Conflits et paix dans l’espace baltique
– La perception de « menaces vitales », la définition de politiques de sécurité

Les propositions de communications avec un résumé en français ou en anglais de 200 mots et CV sont à envoyer avant le 12 mars 2017 à l’adresse suivante : espacesbaltiques@hotmail.com

Le comité scientifique de la conférence « La région baltique à la recherche de son identité » :
Jean Radvanyi
Katerina Kesa
Céline Bayou
Arnaud Serry
Nicolas Escach

CFP : La Réforme (1517-2017) : Quel héritage pour l’Europe ?

Comme vous le savez, l’anniversaire des 500 ans de la Réforme initiée par Martin Luther donnera lieu à de nombreuses manifestations, en Allemagne et en France.
Vous trouverez ci-joint un appel à contributions pour le colloque organisé dans le cadre du PFR sur “L’héritage de la Réforme” par l’EA REIGENN de l’université Paris-Sorbonne, l’université de Strasbourg, le GSRL, l’IHA de Paris, l’Institut Leibniz d’Histoire européenne de Mayence, qui a obtenu le soutien de nombreux partenaires institutionnels.  Ce colloque aura lieu les 30 novembre, 1er & 2 décembre 2017 à Paris.
Nous espérons que l’appel saura retenir votre attention et nous nous réjouissons déjà de recueillir vos propositions.

Avec les meilleures salutations du comité d’organisation (Reforme2017@gmail.com)

Réforme colloque anniversaire CFP français def

cfp: the north as home

nordic research network 2017, university of aberdeen

Scheduled for the 24-25 August, the Nordic Research Network 2017 will be a two-day multidisciplinary conference for postgraduates and early-career researchers to present research related to the Nordic region.

The University of Aberdeen is pleased to host the seventh iteration of the NRN conference series, co-organised by the Centre for Scandinavian Studies and the Department of Archaeology. Having a broad strategic research focus on The North, being a contributing member of the University of the Arctic, and hosting a broad community of researchers interested in Nordic topics, the University of Aberdeen is an ideal venue to welcome members of the Nordic research community.

The NRN conference series has a long tradition of enabling early-career researchers and postgraduates to present their research from a diverse range of methodologies and disciplines in a supportive environment. Past NRN conferences have investigated themes such as ‘What Comes Next?’ ‘Bridges Between: Norse and Insular Worlds 500-1500’ and ‘Bridges Between: Intercultural Exchanges and the Modern Nordic World’. Building off these productive discussions, the 2017 Nordic Research Network is interested in facilitating further interdisciplinary research dissemination and knowledge exchange on topics relating to human habitation of the northern reaches of the world.

It is in this spirit that the conference organising committee invite proposals in English for papers and other presentations on the broad subject of ‘The North as Home’. Proposals on other subjects will also be considered. Download our Call for Papers for further detail.

Appel à contribution Strindbergiana 2017

La revue annuelle Strindbergiana, publiée par la Strindbergssällskapet, lance un appel à contribution pour son numéro à paraître à l’automne 2017.

Les propositions d’articles portant sur l’oeuvre de Strindberg sont à adresser avant le 1er avril 2017 à l’adresse strindbergiana@strindbergssallskapet.se ou ccarlander@hotmail.com.

Pour plus d’informations : http://www.auguststrindberg.se/medverka.htm

 

 

 

 

Strindbergiana gärna tar emot bidrag med anknytning till August Strindbergs författarskap.

Deadline för 2017 är 1 april och förslag skickas med fördel till strindbergiana@strindbergssallskapet.se eller till  ccarlander@hotmail.com.

Mer information finns här: http://www.auguststrindberg.se/medverka.htm

 

IIe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques (APEN)

15-16 juin 2017, Université de Caen Normandie

Conférences plénières :

Matthew Driscoll (Leverhulme Visiting Professor at Ulster University, Senior lecturer at the University of Copenhagen) : « The French connection. Translations of French literature in Icelandic manuscripts, ca. 1400-1900 »

Ilona Herlin (Chercheure HDR à l’Université de Helsinki) : « La relation particulière des Nordiques à la nature s’exprime-t-elle dans la langue ? Observations sur le finnois et le suédois »

Date limite pour les propositions de communication : 15 février 2016

Le IIe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques sera organisé à Caen les 15 et 16 juin 2017 par le Département d’études nordiques de l’Université de Caen Normandie et l’Office franco-norvégien d’échanges et de coopération (OFNEC) avec les unités de recherche ERLIS, CRISCO et CRAHAM. Cet événement aura la vocation de fédérer les chercheurs et les doctorants issus de disciplines, d’institutions et de pays divers afin de constituer un point de convergence respectant et renforçant la richesse des approches utilisées dans le domaine des études nordiques. Le comité d’organisation sollicite ainsi les communications et panels provenant de disciplines et traditions variées, sans distinction quant aux sujets ou périodes abordés, le mérite scientifique constituant le seul critère de sélection.

Il souhaite cependant mettre en valeur plusieurs pistes et problématiques pouvant inspirer les propositions de communication ou de panel si les participants le souhaitent :

  • Echanges, transferts et circulations : Au début de la période viking, les relations entre les différentes régions nordiques étaient déjà importantes, mais on observe aussi dès lors une intensification des rapports avec le reste de l’Europe et, notamment, la France, qui s’accentuera au fil des siècles. Ainsi, comment les personnes, les objets, les idées, les pratiques ou encore les textes ont-ils circulé dans l’espace nordique et au-delà de ses limites ? Selon quels processus d’échanges et de transferts ces mouvements se sont-ils réalisés ? Pour cet axe, nous retiendrons plus particulièrement l’attention des spécialistes du Moyen Âge, bien que ceux travaillant sur les périodes ultérieures soient aussi invités à réfléchir à ces questions.

  • Géographies de l’espace nordique : L’espace nordique et les pays le composant ne constituent pas une donnée immuable, mais une construction culturelle et historique qui connaît des extensions variables dans le temps. Comment le « nord » a-t-il évolué dans le temps ? Comment et pour quelles raisons ses frontières réelles ou imaginaires ont-elles été déplacées, et comment ces processus se sont-ils reflétés dans les différents domaines (économie, politique, littérature…) ? Comment les échanges avec la France et les autres pays ont-ils contribué à façonner l’espace nordique, ses frontières et son imaginaire ?

  • Contacts, contrastes et interactions entre les langues : L’espace nordique forme un point de rencontre linguistique, marqué à la fois par la grande proximité structurelle entre les langues scandinaves et la diversité des langues issues de familles différentes, par-delà ou au sein même des frontières étatiques. Quelles similitudes peut-on identifier dans la structure ou la pratique de langues typologiquement éloignées ; quelles différences entre des langues mutuellement intelligibles ? Par quelles dynamiques linguistiques ou sociales peut-on les expliquer ? Quelles formes l’intercompréhension, ou la barrière de la langue, prend-elle en situations quotidiennes, institutionnelles ou d’enseignement ?

  • L’Enseignement du français et des langues nordiques comme langues étrangères : La complexité de l’acquisition d’une langue étrangère tient en partie aux décalages entre les propriétés des langues connues et la langue à apprendre. La problématique du transfert linguistique est bien connue des enseignants de langue et des spécialistes de l’acquisition, mais quelles données utiliser pour étudier, plus spécifiquement, les productions en français langue seconde des apprenants nordiques, et inversement ? Comment ces études peuvent-elles faire avancer la compréhension théorique de l’acquisition et construire de nouvelles modalités de soutien à l’apprentissage ?

  • Modèle(s) nordique(s) / Constructions identitaires : La fin de la Guerre froide, l’extension de l’UE et la globalisation ont profondément changé le contexte géopolitique et économique des pays nordiques, vidant certaines politiques d’hier de leur substance. Qu’en est-il aujourd’hui de la « troisième voie » incarnée par la Suède ? L’État-providence est-il une option politique viable dans les pays nordiques, ou est-il uniquement un objet de nostalgie instrumentalisé par la droite populiste ? Existe-t-il une tension entre une ouverture sur un modèle social multiculturel et un retour vers une conception ethnique et exclusive de la citoyenneté ? Comment se négocie l’identité nordique — ou comment s’est-elle négociée durant les différentes périodes — entre l’ouverture et le repli, l’avenir et le présent, l’histoire et le mythe ?

  • Modernités littéraires et artistiques : « La percée moderne » a non seulement propulsé des écrivains nordiques vers une renommée mondiale, mais elle a aussi contribué à l’émergence d’un champ nordique où la littérature et les arts ont acquis de nouvelles fonctions au sein de la société. Comment cette histoire nous apparaît-elle aujourd’hui, dans ses prolongations ou discontinuités, dans ses moments de gloire passée et dans ses recoins obscurs ?

  • Imaginaires de la nature : L’imaginaire du nord semble être marqué de manière indélébile par une nature intacte, alors que les pays nordiques connaissent des problèmes liés à l’exploitation de l’environnement et à la finitude des ressources qui demandent de plus en plus d’attention. Comment cet imaginaire de la nature a-t-il historiquement évolué, et comment se transforme-t-il aujourd’hui ? Quels modèles – urbanistiques, sociaux, économiques, artistiques – pour un développement durable peut-on trouver dans les pays nordiques ?

Les propositions de communication ou de panel (de trois ou six communications) devront être envoyées à l’adresse APEN2017@unicaen.fr avant le 15 février 2017. Une proposition de communication devra contenir max. 300 mots, suivis d’une notice biographique et bibliographique de l’auteur de max. 200 mots. Une proposition de panel doit contenir un résumé de max. 200 mots de la problématique commune du panel et les résumés de max. 300 mots pour chaque communication, suivis d’une notice biographique et bibliographique de max. 200 mots pour chaque auteur. La langue de communication du congrès sera de préférence le français. Droits d’inscription : 25 euros (gratuit pour les membres de l’APEN).

Comité d’organisation : Annelie Jarl Ireman (UNICAEN), Simon Lebouteiller (UNICAEN), Christian Bank Pedersen (UNICAEN), Rea Peltola (UNICAEN), Jørn Riseth (UNICAEN), Laurence Rogations (Université Paris-Sorbonne), Hanna Steinunn Thorleifsdóttir (UNICAEN), Harri Veivo (UNICAEN) et Lise Vigier (UNICAEN)

Comité scientifique : Yohann Aucante (EHESS), Pierre Bauduin (UNICAEN), Nathalie Blanc-Noël (Université de Bordeaux), Annie Bourguignon (Université de Lorraine), Sylvain Briens (Université Paris-Sorbonne), Vincent Carpentier (UNICAEN), Outi Duvallon (INALCO), François Emion (Université Paris-Sorbonne), Nelly Foucher Stenkløv (NTNU Trondheim, OFNEC), Karl Gadelii (Université Paris-Sorbonne), Frédérique Harry (Université Paris-Sorbonne), Thomas Mohnike (Université de Strasbourg), Karin Ridell (Université de Strasbourg), Arnaud Stimec (Sciences Po Rennes – Antenne de Caen), Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute Alsace – Mulhouse), Harri Veivo (UNICAEN)

Site du congrès http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/erlis/3956

Voir aussi le site de l’APEN : http://www.etudes-nordiques.fr,  http://www.etudes-nordiques.fr/qui-sommes-nous/inscription-a-lassociation/

Call for papers : Old Norse Myth and völkisch Ideology

CALL FOR PAPERS—Deadline January 31, 2017

Old Norse Myth and völkisch Ideology

September 6 – 8, 2017

Abstract: Myth has long been an object of scrutiny for scholars of Old Norse language, literature and culture. For many of our forebears, myth, because it dealt with Odin and co., gave access to the pre-Christian religion and so represented an important tool to recover the ancient Germanic worldview, social structure, or mentalité. Such a project, however, poses at least three problems. First, it implies an essentialization of the category through a definition in terms of contents; second, it disregards the historical context of the texts themselves; third, it opens the door to the projection of one’s fancy on what is – historically speaking – essentially a blank slate.

Filling in the gaps in such a way amounts to little else than ideological work. Interestingly, a number of scholars beginning with Roland Barthes have sought to re-conceptualize myth as a variety of ideology. Drawing from these insights, the proposed conference will pursue two aims. The first will be to evaluate critically specific scholarly productions on Old Norse myth focusing on the subtexts embedded within them (For an example of such critical work, see B. Lincoln, “Rewriting the German War God”, History of Religions, 37 (1998), pp. 187-208). The second will be to focus on contemporary uses of Old Norse myths outside the Academy, whether in literature (e.g. J.R.R. Tolkien, George R.R. Martin) or in new religious movements (e.g. Ásatrú, Heathenry). The aim of the conference is thus to create a wide-ranging, critical discussion on the political dimension of Old Norse myth in academic and popular contexts.

Topics to be considered (examples):

  • Ideological subtexts in scholarship on Old Norse myth
  • The völkisch context of scholarly production on Old Norse myth
  • Uses of Old Norse myth in contemporary literature
  • Old Norse myth in new religious movements

Call for papers: In order to encourage young scholars to participate, we invite submissions from graduate and post-doctoral students in the field on Old Norse studies, religious studies, medieval history, textual/literary studies.
Abstracts of no longer than 300 words, along with a CV, should be sent before January 31, 2017 to: lukas.roesli@unibas.ch and/or nicolas.meylan.2@unil.ch

General information: The conference will be held at Landgut Castelen, Giebenacherstrasse 9, 4302 Augst, Switzerland. Keynote speakers will be given 45 minutes; other speakers will be given 30 minutes each. Every presentation will be followed by a 15-minute discussion.

Keynote Speakers: Confirmed keynote speakers are Prof. Ingrid Tomkowiak (University of Zürich, Institut für Sozialanthropologie und Empirische Kulturwissenschaft), Prof Julia Zernack (Goethe Universität Frankfurt a.M., Institut für Skandinavistik), and Prof. Horst Junginger (Universität Leipzig, Dept. for the Study of Religion).

Information/Contact: lukas.roesli@unibas.ch; nicolas.meylan.2@unil.ch

There will be no registration fees.