Prix de thèse de l’Université de Lorraine 2017

Laurent Di Filippo (laurent@di-filippo.fr) est lauréat du Prix de thèse de l’Université de Lorraine 2017

Du mythe au jeu. Approche anthropo-communicationnelle du Nord.
Des récits médiévaux scandinaves au MMORPG Age of Conan: Hyborian Adventures

Thèse en sciences de l’information et de la communication et en études scandinaves,
préparée sous la direction des professeurs Jacques Walter (UL, France) et Jürg Glauser (Université de Bâle, Suisse), soutenue le 4 novembre 2016 à Metz

Jury

Anne Besson (Université d’Artois, examinatrice)
Maude Bonenfant (Université du Québec à Montréal, rapporteure)
David Douyère (Université François Rabelais de Tours, président du jury)
Marie-Pierre Fourquet-Courbet (Aix-Marseille Université, rapporteure)
Jürg Glauser (Université de Bâle, co-directeur)
Jürgen Mohn (Université de Bâle, examinateur)
Jacques Walter (Université de Lorraine, directeur)

 

Résumé

Un rhinocéros Berserker, des hordes de Vanir déferlant sur la Cimmérie, le fils d’Ymir emprisonné… Les références aux récits médiévaux scandinaves couramment désignés par les termes « mythes nordiques » sont nombreuses dans le jeu de rôle en ligne massivement multi-joueurs Age of Conan: Hyborian Adventures.

À partir de ce cas d’étude, Laurent Di Filippo étudie les manières dont des éléments issus de sources presque millénaires sont devenus des composantes d’une production vidéoludique contemporaine. De façon plus générale, l’auteur s’intéresse aux phénomènes culturels et à leurs dynamiques à travers leurs processus de transmission, de manifestation et d’appropriation. Pour ce faire, il s’appuie sur une démarche qualitative et empirique à la croisée des sciences de l’information et de la communication et des études scandinaves afin de développer une approche anthropo-communicationnelle, fortement imprégnée par des travaux en anthropologie.

Analyse de l’enquête en ligne 2017 : la Bibliothèque nordique & vous

Enquête menée du 23 février au 08 mars 2017

Rédaction de l’enquête et première synthèse par Denis PASZIERE (stagiaire ENSSIB),
remaniée par Juliette LAMBERT (stagiaire INALCO).
Nous les remercions vivement ici, ainsi que les usagers ayant répondu au questionnaire!

24 questions ont été posées réparties en 5 sections :
• Parlez-nous de vous
• Les bibliothèques & vous
• La Bibliothèque nordique
• Collections & services
• Pour finir

Il s’agit du premier questionnaire en ligne et destiné exclusivement au public de la Bibliothèque nordique. Il a pour but d’aider à mieux connaître les usages et les attentes des usagers de ce département spécialisé de la bibliothèque Sainte-Geneviève.
Les réponses pourront permettre d’adapter les services à destination des chercheurs dans le cadre d’une future labellisation CollEx mais aussi, grâce à la large diffusion du questionnaire, de mieux répondre aux attentes d’un public plus large intéressé par les collections nordiques.

I) Parlez-nous de vous

  • Qui êtes-vous ?
    53 répondants en tout dont :
    12 étudiants en licence
    15 étudiants en master
    3 doctorants
    3 chercheurs
    5 enseignants chercheurs dont 1 retraité et 1 qui est également traducteur
    3 traducteurs dont 1 ancien étudiant et 1 enseignant chercheur
    1 enseignant
    1 étudiant hors université (français et danois)
    10 personnes autres (ex. étudiant, post master, lycéen, retraité, assistant ingénieur à Paris VI (intéressé par la littérature)…).
  • Organisme (41 réponses)
    27 personnes rattachées à l’université Paris IV dont 1 également à l’Institut suédois
    3 Paris 1 Panthéon Sorbonne
    1 UPMC (Paris 6)
    1 UPEC
    1 ENS Cachan
    1 CESI (école ingénieurs) : Nanterre ?
    1 Lycée Buffon
    1 UBO
    1 Sciences Po Caen
    1 Université Turku
    3 Aucun
    35 personnes d’Ile-de-France + 2 de province + 1 de Finlande
  • Langues : les 53 répondants ont pu choisir plusieurs langues.

Autres : français, vieux suédois, groenlandais, same.

  • Thèmes de recherche (50 réponses) :Histoire (62 %), Littérature (58%), Linguistique (36%), Histoire de l’Art (32%), Philo/ Histoire des idées (24%), Relations internationales (22%), Géo (18%), Architecture/ urbanisme (10%), Economie (6%)
    Autre (14%) : Sociologie, anthropologie, littérature de voyage, mythologie, art contemporain, archéologie, culture.

Sujets de recherche (17 réponses dont 1 vide)
– Voyages en Laponie et en Finlande entre le XVe et le XIXe siècles (chercheur – Paris IV)
– La violence dans le journal ouvrier de Marcus Thrane en 1849 (Master – Paris IV)
– L’art sonore dans les pays scandinaves (Doctorant)
– Le système politique des pays nordiques (Licence – Paris IV)
– Le changement climatique dans ces régions et la prise en compte par les sociétés (Licence – Paris 1)
– Cinéma (Licence – Paris IV)
– Les établissements norrois du Groenland à l’époque médiévale (Doctorant – Paris 1/UMR 8096 Archéologie des Amériques)
– La section suédoise lors de l’exposition universelle de 1889 (et plus largement les artistes suédois en France durant les années 1880) (Master – Paris IV)
– Les verbes auxiliaires suédois (Master – Paris IV)
– L’époque du Moyen Age (Autre public)
– Suède médiévale (Enseignant chercheur – UPEC)
– Coopération entre les municipalités de la mer Baltique (Enseignant chercheur – Sciences Po Caen)
– Littérature médiévale (Enseignant chercheur – UBO)
– Histoire médiévale nordique XIIIe-XVIe siècle (Enseignant chercheur retraité – Paris 1/LAMOP)
– Prostitution (Master – Paris IV)
– Ibsen et Strindberg (Master – Paris IV)

  •  Dans quel lieu préférez-vous travailler ? (53 réponses)

Dans un café : 7 étudiants (licence et master) sur 27.
A la bibliothèque (14) : Enseignant-chercheur (4), Licence (4), Master (2), Doctorant (1), Autre (3).

  • Quels types de sources documentaires utilisez-vous ? (53 réponses)

  • Comment vous procurez-vous les documents dont vous avez besoin ? (53 réponses)
    Plusieurs réponses étaient possibles.

Moteur de recherche sur Internet 50 94,3%
Bibliothèque 48 90,5%
Achat personnel 35 66%
Réseau personnel 11 20,8 %

II) Les bibliothèques et vous

  • Bibliothèques fréquentées (53 réponses)

BSG : 38 dont Bibliothèque nordique (25)
BnF : 17 dont bibliothèque de l’Arsenal (1)
BIS : 9
BM Paris : 7 dont Bibliothèque de l’Hôtel de Ville (1) et bibliothèque Forney (1)
BULAC : 3
BU Malesherbes : 3
Bibliothèque Paris IV : 1
Bibliothèque Serpente : 1
BU Clignancourt : 1
« BU Sorbonne » : 2
« Bibliothèques Paris Sorbonne Universités » : 1
« BU » : 3
BSB : 2
« Bibliothèques de Paris » : 1
INHA : 2
BU Paris 3 : 1
Bibliothèque Mazarine : 2

Autres bibliothèques françaises (1 à chaque fois) : MNHN, BU USQV, BPI, IRCAM, BU UBO, bibliothèque de l’Ecole des chartes, bibliothèque Halphen (Paris 1), bibliothèque des Sciences et de l’Industrie, FMSH, médiathèque MQB, Institut de géographie, BU de province, CDI (Lycée Buffon).
Bibliothèques à l’étranger (1 à chaque fois) : KB Suède, bibliothèque centrale de Reykjavík, bibliothèque de l’université Oxford, BSB Munich, « bibliothèques étrangères »).
Autre : Gallica (1)

  • Quels services utilisez-vous en bibliothèque ? (53 réponses)

    Autre : Microfilm
  •  Combien de documents avez-vous demandé en PEB au cours de l’année écoulée ?
    (53 réponses)

III) La Bibliothèque nordique

  • Sur la Bibliothèque nordique (53 réponses) :

– 81,9 % déclarent connaître la Bibliothèque nordique.
– 58,5 % déclarent y venir « de temps en temps ».
– 30,2 % n’y viennent jamais : certains connaissent son existence sans jamais y venir.
Une des réponses montre que cela peut être dû aux horaires d’ouverture.
Les autres réponses sont :
– « Plusieurs fois par semaine » et
– « une fois par semaine ».

  • Durée de séjour à la Bibliothèque nordique (40 réponses) :

  • Que font les lecteurs à la Bibliothèque nordique ? (42 réponses) :


Autres : faire des photocopies (3 réponses sur 4 ne sont pas significatives)

IV) Collections et services de la Bibliothèque nordique

  • Collections et services :

Sur les 52 personnes ayant répondu à cette question, la moitié déclare emprunter des documents à domicile .
Sur 48 réponses, 54,2 % des personnes consultent des documents conservés dans les magasins.
66 % des 53 répondants sont intéressés par de la littérature de fiction en VO.

o Les services dont les usagers auraient besoin (53 réponses) :

Les usagers souhaitent avant tout un élargissement des horaires d’ouverture avec, peut-être, des ouvertures matinales ou plus longues dans l’après-midi.

  Les lecteurs apprécient Les lecteurs réclament Les lecteurs suggèrent
Collections La richesse des collections (12) Plus de bandes dessinées (1)
  Le caractère unique de la collection (3) Plus de livres sur les mythes nordiques (1)
  La diversité des domaines (8) Plus d’ouvrages d’histoire de l’art (1)
  Plus d’ouvrages en sciences humaines (1)
Services L’excellence du service (18) Des horaires élargis (7) Un accès à distance plus étendu (1)
  Le personnel de bon conseil (8) Un service pour les apprenants de langue nordique (1)
  Un atelier de conversation (1)
Espace, salle Une meilleure maintenance des Postes informatiques (2)
  Du WiFi et une machine de boissons (1)
  Un rafraîchissement de la salle de lecture (2)
TOTAL 49 commentaires 8 commentaires 8 commentaires
  • Il faudrait développer des collections audiovisuelles et notamment de films nordiques qui pourraient être prêtés ou visionnés sur place. Un accès aux médias nordiques serait aussi très apprécié.
  • Le rôle joué par la Bibliothèque nordique en tant que lieu de rencontre des passionnés de pays nordiques semble reconnu et est à poursuivre en partenariat avec les instituts culturels et le tissu associatif.
  • Un service d’aide à la recherche documentaire sur les pays nordiques semble constituer un besoin des usagers et est peut-être à mettre en place sous forme d’ateliers méthodologiques ou d’ateliers découvertes, en partenariat avec les enseignants d’études nordiques de la Sorbonne et de l’INALCO. Cela permettrait ainsi aux étudiants de finnois et d’estonien de l’INALCO d’identifier la Bibliothèque nordique comme un centre de ressources important dans leur cursus.
  • Enfin la documentation est à valoriser, d’une part en poursuivant l’effort de numérisation des documents patrimoniaux et d’autre part en communiquant autour des nouvelles acquisitions (listes de nouveautés, renouvellement du mobilier de présentation des nouveautés en salle de lecture)

V) Pour finir : lieux et groupes fréquentés, réseaux de spécialistes

Lieux / groupes consacrés aux pays nordiques qui sont fréquentés par les usagers (53 réponses) :

  • Groupes / Pages Facebook (6)
    –  Sur l’arctique
    – Fafnir
    – Groupe des études nordiques de Paris-Sorbonne
  • Blog (1)
    – Des Contrées du Nord (Blog des étudiants de la Sorbonne)
  • Instituts culturels étrangers
    – Institut Finlandais (8)
    – Institut suédois (14)
    – Maison du Danemark (7)
    – Maisons des étudiants nordiques (1) et Maison de la Norvège (3) pour le språkkafé
  • Universités
    – Paris IV (4), séminaire de traduction (1) et chorale nordique de Paris IV (1)
    – Hors Paris (1)
  • Autres :
    – Fr-Sv språk-grupp (1)
    – A.S Friskis&Svettis (1)
    – Bar (1)
    – Bibliothèque nordique (1)

Associations
– Air d’Islande (1)
– Association France-Islande (3)
– Espaces Baltiques (1)
– APEN (2)
– Revue Nordiques (1)
– Nordika (1)

30,2 % des 53 répondants connaissent l’APEN (Association pour les Études Nordiques).

66 % des 53 répondants aimeraient recevoir une lettre d’information mensuelle de la Bibliothèque nordique.

Régis Boyer

Le président de l’université Paris-Sorbonne, le directeur et les enseignants chercheurs de la section d’Études Nordiques et Scandinaves de l’UFR de Littératures Germaniques et Nordiques, font part de la disparition de Régis Boyer, qui fut professeur de langues, littératures et civilisations scandinaves à Paris-Sorbonne de 1971 à 2001.

Né en 1932, Régis Boyer avait, au début des années 1950, fait des études de français, de philosophie et d’anglais tout en suivant l’enseignement en langues et littératures scandinaves dispensé par Maurice Gravier à l’université de Nancy. Il s’initia alors au suédois et au vieux norrois, avant de passer l’agrégation de Lettres et d’enseigner comme lecteur de français à l’université de Łódź en Pologne, puis à l’université de Reykjavik en Islande et dans les universités de Lund et Uppsala en Suède. Après une dizaine d’années en Scandinavie il soutint en 1970 une thèse d’État (sur deux sujets : le vieil islandais, dans le sillage
de l’histoire comparée des religions de Dumézil, l’autre sujet relevant de la littérature comparée).
Il fut alors nommé Maître Assistant en études scandinaves à la Sorbonne, puis, l’année suivante, professeur de langues, littératures et civilisation scandinaves, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 2001. Pendant toute sa carrière à la Sorbonne, Régis Boyer a développé et structuré la formation en études scandinaves, organisé de multiples événements scientifiques, dirigé une trentaine de thèses et suscité au-delà de nombreuses vocations. Par ses publications sur la civilisation scandinave ancienne et moderne, il a fait connaître en France l’histoire et la littérature scandinave médiévale. Il a éveillé la curiosité et l’intérêt du grand public pour les Vikings et contribué à en donner une image historique nuancée. Infatigable passeur, il a traduit une cinquantaine d’ouvrages depuis le danois, l’islandais, le norvégien et le suédois. Il a ainsi fait mieux connaître en France les œuvres de l’Islandais Halldór Laxness, de la Danoise Karen Blixen, des Norvégiens Knut Hamsun et Tarjei Vesaas, ou encore des Suédois Pär Lagerkvist, Selma Lagerlöf, August Strindberg et Emanuel Swedenborg, pour ne citer que les plus connus. Il a notamment dirigé quatre volumes dans la Bibliothèque de la Pléiade, consacrés à l’oeuvre de H.C. Andersen (2 tomes), au théâtre d’Henrik Ibsen, et enfin aux Sagas islandaises, qui ont marqué les esprits et donné aux lettres du Nord une place particulière dans le champ littéraire français. Il venait de préparer, pour la même collection, deux volumes sur Søren Kierkegaard. Il avait obtenu en 1970 le prix Broquette-Gonin (littérature) et en 2013 le prix Roger-Caillois.

Ecocritical Network for Scandinavian Studies

A new ecocritical network for Scandinavian studies is now in its foundation phase. Ecocriticism has grown rapidly in the past two decades and constitutes today a large and diverse field. Many scholars within Scandinavian studies are conducting high-quality research from an ecocritical perspective. Yet most of these scholars work unconnected from each other and currently little communication about research, teaching and publications is taking place. There is, however, a huge potential for cooperation in this area of research, and being informed about each others’ work, as well as developing and discussing ideas together would be very advantageous for everybody involved in this field.

The planned network will fill in this gap and create an active group of ecocritics connected to each other. The network’s purpose will be to facilitate and intensify international collaboration between scholars in ecocriticism (and even in the environmental humanities in a wider sense) who are working on or are interested in environmental topics related specifically to the literatures and cultures of the Nordic countries. Members of the network will not have to come from the Nordic countries themselves, they will only be expected to take an interest in ecocriticism or closely related fields such as geocriticism, posthumanism, postcolonial ecocriticism, island studies, utopian studies, maritime studies, human-animal studies, urban studies etc in relation to the study of Northern European literatures and cultures.

If sufficient interest into the network is expressed, a website will be launched where scholars can meet researchers with mutual interests and publish information about ecocritical conferences and publications. In addition, workshops and conferences will be organized at which the network’s members can meet in person, introduce their research to each other and develop ideas about ecocritical collaboration. There are even plans to launch a peer-reviewed Nordic journal of ecocriticism that will publish articles, reviews and book-reviews also about studies written in the Nordic languages. Later on, the network might even be developed further into an association.

Those who are interested in joining the network and contributing to its development are encouraged to contact Pia Maria Ahlbäck (pahlback@abo.fi), Reinhard Hennig (reinhard.hennig@miun.se), Toni Lahtinen (toni.lahtinen@uta.fi), Judith Meurer-Bongardt (judithmb@uni-bonn.de) or Juha Raipola (juha.raipola@uta.fi).

Blog : Vue du Nord

Les étudiants en doctorat et master 2 et le personnel du Département d’Études Nordique de l’Université de Caen ont lancé le blog « Vue du Nord » sur l’actualité culturelle, sociale et politique des pays nordiques. Soyez les bienvenus à suivre les publications à l’adresse http://vuedunord.blogspot.fr/ !

Un nouveau billet sera publié deux fois par mois. Le plus récent, écrit par Claire Guyennot, traite de la querelle du souvenir provoquée par les commémorations de l’attentat d’Utøya.

Les billets précédents, accessibles sous l’onglet « Archives du blog », sont :

« Finlande et la crise migratoire » de Marie Cazes

« Animaux et lectures » de Jørn Riseth

« Vue du Nord – le blog » de Harri Veivo

Öppet brev till Helene Hellmark Knutsson, Minister för högre utbildning och forskning i Sverige

Bästa Helene Hellmark Knutsson

Först av allt skulle jag vilja ursäkta mig att jag skriver först nu. Jag vet att mina kolleger från den tysktalande och engelsktalande världen samt mina kolleger från Sorbonne redan har kontaktat dig för att uttrycka sin förvåning och sina bekymmer över idén att lägga ner stödet till svenskundervisning i utlandet. Att jag som president för den fransktalande skandinavistiken skriver först nu beror på att er idé delas av många politiker och politisk ansvariga även i det franska högskoleväsendet: vi lever tydligen i en värld där de olika länderna i Europa mera och mera verkar fokusera på sig själva. Vi pratar om europeisering och globalisering som de stora tendenserna i vår tid – men lägger ner allt som hjälper till att förstå dessa processer och att utbilda folk som kan hjälpa oss att gestalta Europa och världen på ett sätt som motsvarar våra idéer om frihet, demokrati, jämställdhet osv.

Vi alla som undervisar och forskar i nordiska ämnen i den fransktalande världen är konfronterade med samma problem som våra kolleger i USA, Polen, Tyskland osv: När våra universitet måste skära ner, så frågas det jämt: Vad tjänar det till att syssla med så pass små länder som Sverige, Norge eller Island? Varför ska vi lära oss språken, varför ska vi sätta oss in i kulturerna, i problem av interkulturell förståelse? Varför ska vi berätta om nya, spännande idéer som utvecklas i Norden? Varför ska vi prata och undervisa om den nordiska modellen? Varför introducera vi fascinerande tankar och projekt som utvecklas i Norden för att främja jämställdhet, ekologi? Varför ska vi hålla på att utbilda fritänkande specialister som är insatta i den svenska och den franska kulturen och som på så sätt kan främja förståelsen av varandra? Vi vet hur många svensk-franska ekonomiska projekt som aldrig blir av enbart därför att våra studenters kompetens inte utnyttjas. Interkulturell kunskap krävs inte bara när vi möter representanter av den arabiska eller asiatiska världen.

När mina kolleger och jag förhandlar med våra universitet om att stödja denna forskning och undervisning, så är det av stor hjälp att kunna säga att Sverige stödjer oss, att Sverige har ett intresse att det finns utbyte mellan våra länder, att det finns några få åtminstone som kan hjälpa till att bygga den europeiska bron som förbinder Sverige och Norden med kontinenten.

Visst handlar stödet från Svenska Institutet om pengar. Men det handlar även om symboliskt stöd: Om Sverige slutar stödja oss, så kommer vi ha svårare att fortsätta vårt stora mål: att främja kunskap om Sverige och Norden i den fransktalande världen, och förbättra och upprätthålla allt detta underbara utbyte, som har funnits under så många år mellan våra delar av Europa till vår allas nytta – även ekonomiskt och politiskt. Bara i Frankrike utbildar vi varje år mera än 1000 studerande, som ofta blir ambassadörer för Sverige och Norden i många olika delar av samhället.

Låt oss fortsätta med det. Låt oss fortsätta med den europeiska idén.

Vänliga hälsningar

Thomas Mohnike

President

Association pour les études nordiques