IIe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques (APEN)

15-16 juin 2017, Université de Caen Normandie

Conférences plénières :

Matthew Driscoll (Leverhulme Visiting Professor at Ulster University, Senior lecturer at the University of Copenhagen) : « The French connection. Translations of French literature in Icelandic manuscripts, ca. 1400-1900 »

Ilona Herlin (Chercheure HDR à l’Université de Helsinki) : « La relation particulière des Nordiques à la nature s’exprime-t-elle dans la langue ? Observations sur le finnois et le suédois »

Date limite pour les propositions de communication : 15 février 2016

Le IIe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques sera organisé à Caen les 15 et 16 juin 2017 par le Département d’études nordiques de l’Université de Caen Normandie et l’Office franco-norvégien d’échanges et de coopération (OFNEC) avec les unités de recherche ERLIS, CRISCO et CRAHAM. Cet événement aura la vocation de fédérer les chercheurs et les doctorants issus de disciplines, d’institutions et de pays divers afin de constituer un point de convergence respectant et renforçant la richesse des approches utilisées dans le domaine des études nordiques. Le comité d’organisation sollicite ainsi les communications et panels provenant de disciplines et traditions variées, sans distinction quant aux sujets ou périodes abordés, le mérite scientifique constituant le seul critère de sélection.

Il souhaite cependant mettre en valeur plusieurs pistes et problématiques pouvant inspirer les propositions de communication ou de panel si les participants le souhaitent :

  • Echanges, transferts et circulations : Au début de la période viking, les relations entre les différentes régions nordiques étaient déjà importantes, mais on observe aussi dès lors une intensification des rapports avec le reste de l’Europe et, notamment, la France, qui s’accentuera au fil des siècles. Ainsi, comment les personnes, les objets, les idées, les pratiques ou encore les textes ont-ils circulé dans l’espace nordique et au-delà de ses limites ? Selon quels processus d’échanges et de transferts ces mouvements se sont-ils réalisés ? Pour cet axe, nous retiendrons plus particulièrement l’attention des spécialistes du Moyen Âge, bien que ceux travaillant sur les périodes ultérieures soient aussi invités à réfléchir à ces questions.

  • Géographies de l’espace nordique : L’espace nordique et les pays le composant ne constituent pas une donnée immuable, mais une construction culturelle et historique qui connaît des extensions variables dans le temps. Comment le « nord » a-t-il évolué dans le temps ? Comment et pour quelles raisons ses frontières réelles ou imaginaires ont-elles été déplacées, et comment ces processus se sont-ils reflétés dans les différents domaines (économie, politique, littérature…) ? Comment les échanges avec la France et les autres pays ont-ils contribué à façonner l’espace nordique, ses frontières et son imaginaire ?

  • Contacts, contrastes et interactions entre les langues : L’espace nordique forme un point de rencontre linguistique, marqué à la fois par la grande proximité structurelle entre les langues scandinaves et la diversité des langues issues de familles différentes, par-delà ou au sein même des frontières étatiques. Quelles similitudes peut-on identifier dans la structure ou la pratique de langues typologiquement éloignées ; quelles différences entre des langues mutuellement intelligibles ? Par quelles dynamiques linguistiques ou sociales peut-on les expliquer ? Quelles formes l’intercompréhension, ou la barrière de la langue, prend-elle en situations quotidiennes, institutionnelles ou d’enseignement ?

  • L’Enseignement du français et des langues nordiques comme langues étrangères : La complexité de l’acquisition d’une langue étrangère tient en partie aux décalages entre les propriétés des langues connues et la langue à apprendre. La problématique du transfert linguistique est bien connue des enseignants de langue et des spécialistes de l’acquisition, mais quelles données utiliser pour étudier, plus spécifiquement, les productions en français langue seconde des apprenants nordiques, et inversement ? Comment ces études peuvent-elles faire avancer la compréhension théorique de l’acquisition et construire de nouvelles modalités de soutien à l’apprentissage ?

  • Modèle(s) nordique(s) / Constructions identitaires : La fin de la Guerre froide, l’extension de l’UE et la globalisation ont profondément changé le contexte géopolitique et économique des pays nordiques, vidant certaines politiques d’hier de leur substance. Qu’en est-il aujourd’hui de la « troisième voie » incarnée par la Suède ? L’État-providence est-il une option politique viable dans les pays nordiques, ou est-il uniquement un objet de nostalgie instrumentalisé par la droite populiste ? Existe-t-il une tension entre une ouverture sur un modèle social multiculturel et un retour vers une conception ethnique et exclusive de la citoyenneté ? Comment se négocie l’identité nordique — ou comment s’est-elle négociée durant les différentes périodes — entre l’ouverture et le repli, l’avenir et le présent, l’histoire et le mythe ?

  • Modernités littéraires et artistiques : « La percée moderne » a non seulement propulsé des écrivains nordiques vers une renommée mondiale, mais elle a aussi contribué à l’émergence d’un champ nordique où la littérature et les arts ont acquis de nouvelles fonctions au sein de la société. Comment cette histoire nous apparaît-elle aujourd’hui, dans ses prolongations ou discontinuités, dans ses moments de gloire passée et dans ses recoins obscurs ?

  • Imaginaires de la nature : L’imaginaire du nord semble être marqué de manière indélébile par une nature intacte, alors que les pays nordiques connaissent des problèmes liés à l’exploitation de l’environnement et à la finitude des ressources qui demandent de plus en plus d’attention. Comment cet imaginaire de la nature a-t-il historiquement évolué, et comment se transforme-t-il aujourd’hui ? Quels modèles – urbanistiques, sociaux, économiques, artistiques – pour un développement durable peut-on trouver dans les pays nordiques ?

Les propositions de communication ou de panel (de trois ou six communications) devront être envoyées à l’adresse APEN2017@unicaen.fr avant le 15 février 2017. Une proposition de communication devra contenir max. 300 mots, suivis d’une notice biographique et bibliographique de l’auteur de max. 200 mots. Une proposition de panel doit contenir un résumé de max. 200 mots de la problématique commune du panel et les résumés de max. 300 mots pour chaque communication, suivis d’une notice biographique et bibliographique de max. 200 mots pour chaque auteur. La langue de communication du congrès sera de préférence le français. Droits d’inscription : 25 euros (gratuit pour les membres de l’APEN).

Comité d’organisation : Annelie Jarl Ireman (UNICAEN), Simon Lebouteiller (UNICAEN), Christian Bank Pedersen (UNICAEN), Rea Peltola (UNICAEN), Jørn Riseth (UNICAEN), Laurence Rogations (Université Paris-Sorbonne), Hanna Steinunn Thorleifsdóttir (UNICAEN), Harri Veivo (UNICAEN) et Lise Vigier (UNICAEN)

Comité scientifique : Yohann Aucante (EHESS), Pierre Bauduin (UNICAEN), Nathalie Blanc-Noël (Université de Bordeaux), Annie Bourguignon (Université de Lorraine), Sylvain Briens (Université Paris-Sorbonne), Vincent Carpentier (UNICAEN), Outi Duvallon (INALCO), François Emion (Université Paris-Sorbonne), Nelly Foucher Stenkløv (NTNU Trondheim, OFNEC), Karl Gadelii (Université Paris-Sorbonne), Frédérique Harry (Université Paris-Sorbonne), Thomas Mohnike (Université de Strasbourg), Karin Ridell (Université de Strasbourg), Arnaud Stimec (Sciences Po Rennes – Antenne de Caen), Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Haute Alsace – Mulhouse), Harri Veivo (UNICAEN)

Site du congrès http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/erlis/3956

Voir aussi le site de l’APEN : http://www.etudes-nordiques.fr,  http://www.etudes-nordiques.fr/qui-sommes-nous/inscription-a-lassociation/

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