DESHIMA n° 17/2023 : Usages du Nord dans la communication politique

DESHIMA n° 17/2023 : Usages du Nord dans la communication politique

Ce numéro porte sur les usages politiques et intellectuels des concepts de « Nord » et de « Sud » dans l’histoire des États-nation modernes. Tout en portant une attention particulière sur l’aire nordique et néerlandaise, les articles explorent la question dans une perspective européenne et mondiale.

Usages du Nord

Tommaso DI CARPEGNA FALCONIERI — Quand le médiévalisme rencontre le boréalisme

Petra BROOMANS — Lost Heritage and Reconstructing Sámi Roots in Mats Jonsson’s Comic Novel Närvi var samer

Joanna KODZIK — From Justification to Inclusion. “Using the North” in the Moravians Official’ Communication from Greenland in the 18th Century

Alexandre ZEITLER — Connecting Knowledge in the Stjernøya Case Beyond Mining vs. Reindeer Herding 

Paola GENTILE — The “Lazy” and The “Frugal”. The Images of Italy and The Netherlands in The Social Media Discourse of the Covid Crisis

Laura ZEITLER — Creating a Norwegian Art at the Turn of the 20th Century Henrik Bull’s Pioneering Contribution 

Elisa NISTRI — Mère, citoyenne, déesse. Les figures féminines dans les affiches électorales françaises, allemandes, italiennes et néerlandaises dans l’entre-deux-guerres

Piero COLLA — Une école démocratique et des familles libérées ? Constructions télévisuelles d’un imaginaire métapolitique du Nord en France (1960-1980)

Barbara HENKES — The Dutch Captain Jan van Riebeeck in South Africa: An Icon of White Europeanness from the North

Thomas BUIJNINK — European Crises and Ordoliberalism: A North-South Divide in Dutch Political Communication?

Jeremy TRANMER — The North-South Divide and British Politics in the 1980s 

Savants Mélanges

Britta BENERT — Sur les traces néerlandaises de Lou Andreas-Salomé : Esquisse à propos de Ruth, livre à succès de 1895

Claudia ZELLER — L’État entre retrait et retour. La bureaucratie dans la littérature néerlandophone du début du XXIe siècle

Débats

Thomas MOHNIKE — Les études nordiques doivent changer si elles veulent rester ce qu’elles sont 

Scandinavie, un voyage magnétique

Scandinavie, un voyage magnétique

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du beau-livre Scandinavie, un voyage magnétique d’Alessandra Ballotti et Frédérique Toudoire-Surlapierre, publié aux éditions de La Martinière.

Une promenade poétique à la découverte des arts et de l’âme des pays nordiques, à travers une iconographie choisie mêlant époques et médiums (littérature, peinture, photographie, arts décoratifs).

Prendre la direction du Nord, vers la Scandinavie, c’est appréhender la puissance de ses immensités glacées, c’est apprécier la beauté à couper le souffle de ses paysages, de ses forêts, de ses fjords, de ses archipels. C’est aussi se laisser porter par un art de vivre unique, en communion avec la nature, et un imaginaire foisonnant peuplé d’animaux étranges, de personnages féeriques et folkloriques. Convoquant des artistes de toute époque, ce livre invite à une traversée sensorielle et magnétique dans les images et les couleurs qui composent ces pays du Nord. Extraits littéraires, peintures à l’huile, photographies, aquarelles, installations artistiques se répondent dans un dialogue qui mêle passé et présent, naturel et poétique, visible et surnaturel.

ISBN : 9791040115687

Scandinavie, un voyage magnétique – Editions de La Martinière (editionsdelamartiniere.fr)

Les rencontres du Sápmi 

Les rencontres du Sápmi 

19 février 2023 · 9h00 – 12h00

Lieu : Salle de conférences, Misha (Université de Strasbourg)

Pensées comme un espace de dialogue semestriel autour des questions de recherches en études sámi, les Rencontres du Sápmi offrent la possibilité aux chercheur·euse·s de présenter leurs travaux à destination d’un public élargi de spécialistes et de non-spécialistes.

Le projet est soutenu par l’ERLIS (UR 4254 – Université de Caen Normandie) et MGNE (UR 1341 – Université de Strasbourg) et organisé par Alexandre Chollet (ERLIS) et Alexandre Zeitler (MGNE).

La session de printemps aura lieu le lundi 19 février 2023 de 9h00 à 12h00 à l’Université de Strasbourg, en salle des conférences (MISHA, Campus Esplanade) ainsi qu’en hybride sur Zoom à l’adresse suivante : 

Ecutez à distance par Zoom!

Plus d’information : https://nord.unistra.fr/agenda/evenement/les-rencontres-du-sapmi-printemps-2024

Programme : 

9h00 Introduction

9h15-10h00 “Try-talk” as a tool for inclusive and respectful teaching and learning in Sami studies

Anna-Lille Drugge (Umeå University)

Notice biobibliographique: https://www.umu.se/personal/anna-lill-drugge/?flik=presentation 

10h00-10h45 Supradisciplinary research, decolonizing academia and the Sámi Land Free University

May-Britt Öhman (Uppsala University)

Notice biobibliographique : https://www.katalog.uu.se/profile/?id=n8-902 / https://www.maybrittohman.com 

Pour en savoir plus sur la Sámi Land Free University : https://www.samelandsfriauniversitet.com 

11h00-11h45 The Swedish Missionary Society and Sami Schooling, c. 1835–1920

Björn Norlin (Umeå University)

Notice biobibliographique: https://www.umu.se/en/staff/bjorn-norlin/ 

Appel à candidatures pour les artistes basés en France : SEPTENTRIONALES

Appel à candidatures pour les artistes basés en France : SEPTENTRIONALES

SEPTENTRIONALES ?

SEPTENTRIONALES est un programme de résidences itinérantes et éco-responsable pensées pour les artistes établis en France. Organisé par les Instituts français du Danemark, de Norvège, de Suède et de Finlande, ce programme consiste en un périple d’exploration à travers ces quatre pays. Le voyage s’effectuant sans avion, le programme invite l’artiste à questionner son rapport à la mobilité et à l’environnement à travers, la quiétude et l’immensité des paysages nordiques.

CALENDRIER :

Cette résidence artistique, axée sur la recherche et l’exploration, aura lieu du 15 août 2024 au 15 octobre 2024.

DATE LIMITE DE DÉPÔT DES CANDIDATURES : 26.02.2024

La date limite pour soumettre votre candidature est le 26 février 2024. Il est ouvert aux artistes de toutes disciplines dont les projets bénéficieraient d’une immersion dans la région nordique.

COMMENT CANDIDATER :

Vous pouvez en apprendre davantage sur les détails du projet et les critères de sélection sur le site dédié à la résidence.

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Call for Applications for France-based Artists: SEPTENTRIONALES

WHAT:

SEPTENTRIONALES is a program of itinerant and eco-conscious residencies designed for France-based artists. Organized by the French institutes of Denmark, Norway, Sweden, and Finland, this program consists of an explorative trip through these four countries. Since the journey is conducted without flying, the program invites the artist to reconsider their relationship to mobility and the environment amidst the richness, tranquillity, and vastness of Nordic landscapes.

WHEN:

This artistic residency, concentrating on research and exploration, will take place from August 15, 2024, to October 15, 2024.

APPLICATION DEADLINE: 26.02.2024

The deadline to submit your application is February 26, 2024. The program is open to artists of all disciplines whose projects would benefit from an immersion in the Nordic region.

HOW TO APPLY:

You can discover all the project details and selection criteria through the residency’s website.

Actualité de la recherche doctorale sur Kierkegaard

Actualité de la recherche doctorale sur Kierkegaard

Samedi 13 janvier 2024

Affiche Actualité de la recherche doctorale sur Kierkegaard

Sorbonne Université

Amphithéâtre Quinet, 46 rue Saint Jacques

Cette journée d’études doctorales a pour objet de rassembler les doctorants et doctorantes français qui travaillent actuellement sur la pensée de Søren Kierkegaard, et qui présenteront leurs recherches en cours.
Les enjeux de la pensée kierkegaardienne sont d’ordre existentiel. Ils posent la question du rapport de l’individu aux différentes sphères de la vie, et s’intéressent à la manière dont ce dernier peut participer à celles-ci sans être conduit au désespoir, c’est-à-dire à l’échec du devenir-soi, maladie de l’esprit prouvant à l’individu qu’il ne se rapporte pas à lui-même de façon authentique. Cette question est, plus précisément, une question éthico-existentielle, car être à l’abri du désespoir, en guérir, est une tâche éthique, une lutte du quotidien, une décision pour soi et pour les autres ; mais c’est aussi une question religieuse, en ce qu’elle conduit à la transformation de soi dans la foi et dans le devenir chrétien. Toutefois, le « comment » de cet engagement, qui fait écho au « comment » de la structure de l’œuvre kierkegaardienne, ne va pas de soi.
Les travaux doctoraux que nous présenterons explorent certaines tonalités affectives existentielles de cet engagement, qui caractérisent le mouvement dialectique du devenir du sujet : ainsi de l’inquiétude, du silence, ou bien du risque, qui manifestent la fragilité, la souffrance mais aussi l’intelligence de l’individu sur ce chemin en première personne. Nos travaux souhaitent souligner que la constitution du sujet ne s’opère cependant pas dans l’abstraction de la solitude, mais dans la plénitude d’un monde où le sujet s’engage dans des rapports interindividuels et institutionnels, et où il se confronte sans cesse à l’altérité – celle d’autrui et celle de Dieu. Il sera précisément question de la manière dont l’individu s’extériorise dans l’amour et s’exprime dans le langage, et travaille ainsi avec ou sans succès au dévoilement de sa secrète intériorité.

Programme: 

9h30 : Accueil et introduction

Session 1 : Présidence : Pierre-Alban Gutkin-Guinfolleau (Institut Catholique de Paris)
10h-11h : Oliver Norman (Université de Poitiers) : De la pseudonymie à la cardiognosie : la littérature du secret chez Kierkegaard, Derrida et Chrétien.
11h-12h : Cassandre Caballero (Université de Picardie Jules Verne et Université de Copenhague) : Adorno kierkegaardien ou le meurtre du père.

Session 2 : Présidence : Emeline Durand (Université de Bourgogne)
13h30-14h30 : Jeanne Delamarre (Sorbonne Université) : D’une inquiétude l’autre. De l’inquiétude esthétique à l’inquiétude religieuse.
14h30-15h30 : Jérôme Bord (Université de Strasbourg) : « Le monde ne hait vraiment pas le mal » : Kierkegaard et la critique de la sagacité.
15h30-16h30 : Armande Delage (Sorbonne Université) : Se faire l’interprète des choses divines. Une herméneutique kierkegaardienne.

Cet événement est organisé avec le soutien de Sorbonne Université (EA 3552, Ecole doctorale 433, UFR de Philosophie), de l’Université de Picardie Jules Verne (Curapp-ESS) et de l’Université de Copenhague (Centre de recherches Søren Kierkegaard), en partenariat avec l’Institut français du Danemark.

Responsables de l’événement:

Armande Delage : armande.delage@sorbonne-universite.fr

Cassandre Caballero : ccb@teol.ku.dk

Inscription obligatoire : https://www.eventbrite.fr/e/billets-actualite-de-la-recherche-doctorale-sur-kierkegaard-770713443657?aff=oddtdtcreator

AàC : Bjørnstjerne Bjørnson en Europe : un théâtre en jeu

AàC : Bjørnstjerne Bjørnson en Europe : un théâtre en jeu

Journée d’études : 24 mai 2024 (Strasbourg) / deadline AàC : 15/01/24

Appel à communication

English below

Bjørnstjerne Bjørnson en Europe : un théâtre en jeu

L’attribution du Prix Nobel de littérature 2023 au dramaturge norvégien Jon Fosse au nous donne l’occasion de revenir sur le parcours d’un de ses compatriotes qui a obtenu la même récompense en 1903 : Bjørnstjerne Bjørnson (1832-1910). Tantôt rival, tantôt proche de Henrik Ibsen (1828-1906) dont il était le contemporain, il ne bénéficie pas aujourd’hui de la même notoriété. Pourtant il eut de son vivant une aura considérable : à ses débuts, il contribua au mouvement du romantisme national et c’est à lui que l’on doit l’hymne national norvégien Ja, vi elsker dette landet [Oui, nous aimons ce pays] (1864). Il aborde aussi le roman et la critique littéraire et sociétale, traitant des enjeux de son temps avec notamment En fallit [Une faillite] (1875). La fin de sa vie le voit rejoindre le symbolisme avec Over Ævne [Au-delà des forces] (1883).

07101860 Illustreret Tidende Nr. 54, Side 1 / Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license.

Bjørnson était de tous les débats de son époque et son œuvre fit débat. S’il est méconnu en France, il n’est pas à proprement parler un invisible, ni un oublié de l’histoire littéraire européenne. Il est en fait invariablement cité pour deux raisons : en tant qu’instigateur et promoteur de la « percée moderne » en 1871 et en tant qu’auteur d’En Handske [Le Gant], une pièce de théâtre qui connaît deux versions.

La « percée moderne » constitue pour partie une relecture critique du romantisme, ou plutôt d’un romantisme scandinave auquel Bjørnson reproche son désengagement des questions actuelles de société. Le Gant (dont la version de 1883 a été peu jouée, publiée et amplement commentée et celle de 1886 peu ou pas publiée ni traduite), interroge également une forme de naïveté ou d’idéalisme : Svava et Alfred s’apprêtent à se marier, mais lorsqu’elle apprend qu’il a eu une liaison avant leur rencontre, elle lui jette son gant au visage. Elle refuse la « double morale » qui veut que les femmes se trouvent méjugées lorsqu’elles ont plusieurs amours, quand les hommes reçoivent pour le même comportement indulgence générale voire encouragement. Une telle position suscite de vives réactions de la part des contemporains de Bjørnson et le sedelighetsdebatten [débat sur la moralité sexuelle] voit s’affronter par articles interposés, œuvres littéraires et mêmes dans des conférences les moralistes et les immoralistes partisans de l’amour-libre tels que August Strindberg (1849-1912).

On le connaît donc à la fois comme acteur de la percée moderne et initiateur du débat sur la moralité sexuelle, si ce sont deux repères commodes, ils sont toutefois parcellaires, voire réducteurs. Cette journée d’études entend donc les bousculer, en abordant l’œuvre et la trajectoire de l’auteur dans leur ensemble, occasion de remettre en perspective et peut-être à leur juste place ces points saillants.

Ainsi, la journée d’études, ne propose pas de revenir exclusivement sur la hanskestriden [querelle duGant], amplement traitée par la critique (Bredsdorff 1969/1973, Stenberg 1999, Tinderholt 1999). Néanmoins, la récente retraduction française du Gant par Corinne François-Denève (Avant-Scène théâtre, 2023) nous offre prétexte à revenir sur des aspects encore inexploités de l’œuvre comme par exemple les « théories surhumaines » (le mot est dans Le Gant) qui sous-tendent la pensée de Bjørnson. Il s’agit de sortir Bjørnson de son isolement scandinave afin de le mettre en perspective de diverses manières.

Les propositions d’une demi-page environ pourront ainsi porter sur ces axes, sans prétention à l’exhaustivité :

  • Bjørnson homme de théâtre européen (réception et critiques) : L’œuvre de Bjørnson a été récompensée et valorisée jusqu’à obtenir un prix Nobel, mais qu’en est-il de la suite ? Il s’agira de se demander quelle réception, quelle canonisation a reçu son œuvre – en Norvège comme au-delà de ses frontières ? Pourquoi a-t-on le sentiment diffus qu’il a été oublié ? Des nouvelles générations de dramaturges nordiques comme Jon Fosse ou Sara Stridsberg jusqu’à la bande dessinée populaire (Øystein Runde et Geir Moen, De fire store: Når de døde våkner [Les Quatre Grands : Quand les morts se réveilleront], 2007), peut-on même parler d’un héritage de Bjørnson ?
  • Bjørnson homme de théâtre européen (influence et critiques) : Bjørnson, directeur de plusieurs salles de spectacle, qui a voyagé en Allemagne, en Italie et en France (où il est mort), connaît bien le théâtre de son temps. Lecteur et spectateur de pièces de Kotzebue, de Scribe, d’Augier, contemporain de Catulle Mendès, de Shaw et d’Ibsen, Bjørnson comme « homme de théâtre européen » retiendra ici l’attention, ainsi que ses contestations critiques (auteur de pièces qui sont autant de dissertations scéniques, de théâtre dans un fauteuil, de dialogues philosophiques ou théories morales). Par exemple Le Gant tient du proverbe (Musset), du drame en habit noir et de la comédie (La Question d’argent de Dumas). Les influences romanesques pourront être également considérées dans cet axe.
  • Bjørnson mis en scène : On pourra s’interroger sur les mises en scène des pièces de Bjørnson en Europe et les interprétations auxquelles le théâtre de Bjørnson a donné lieu de son vivant jusqu’à aujourd’hui. Le romancier et le penseur Bjørnson éclipsent-ils l’auteur de théâtre ? Ses pièces apparaissent-elles comme datées à l’instar de celles d’autres auteurs européens de la fin du XIXe siècle (Henri Becque, Victorien Sardou), et pour quelles raisons ?
  • Le Gant et ses réécritures: Déçu par la réception de l’œuvre, qui manquait selon lui son but (la sympathie allait au personnage masculin), l’auteur l’a en effet réécrite, pratiquant une forme de réécriture « de plateau » dont l’audace d’écriture ou l’obédience au public voire le pragmatisme ou les modèles sont à évaluer. Des comparaisons entre les deux versions, ou bien des perspectives comparatistes avec d’autres pièces norvégiennes ou internationales (réécrites, modifiées, comme la fin de Maison de poupée d’Ibsen ou ayant fait scandale) seront les bienvenues. La réception par la presse estimant les personnages de cette pièce et d’autres de Villiers de l’Isle Adam ou Catulle Mendès, par exemple, « illogiques » ou leurs comportements « inutilement obstinés », « invraisemblables » engagera une réflexion sur les catégories et surtout les mots de la critique et leurs conséquences.

Informations

La journée d’études aura lieu en hybride le vendredi 24 mai 2024 à la Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme – Alsace (Strasbourg). Les propositions de communication de 20 minutes (une demi page en .doc ou .pdf) devront être envoyées à rjamet[at]unistra.fr et guyots[at]unistra.fr au plus tard le 15 janvier 2024. Les communications pourront être données en français ou en anglais. Les propositions de doctorant-es sont chaleureusement accueillies.

La journée d’études est co-organisée par Raphaël Jamet et Solenne Guyot (UR1341 Mondes germaniques et nord-européens (Université de Strasbourg)), Corinne François-Denève (UR4363 ILLE (Université de Haute Alsace)) et Florence Fix (UR 3229 CÉRÉdI (Université de Rouen Normandie)). Un projet de mise en scène et lectures par des étudiant-es est en cours et pourrait se concrétiser lors de la journée d’études.

Call for papers

Symposium, 24 May 2024, University of Strasbourg

Bjørnstjerne Bjørnson in Europe: a theatre at stake

The award of the 2023 Nobel Prize for Literature to Norwegian playwright Jon Fosse gives us an opportunity to look back at the career of one of his compatriots who won the same prize in 1903: Bjørnstjerne Bjørnson (1832-1910). Both a rival and a close relative of Henrik Ibsen (1828-1906), Bjørnstjerne Bjørnson is not as well known today. In his early years, he contributed to the national Romantic movement, and he has written the Norwegian national anthem Ja, vi elsker dette landet [Yes, we love this country] (1864). He also wrote novels and literary critics, dealing with the social issues of his time, for example in En fallit [Bankruptcy] (1875). At the end of his life, he embraced symbolism with Over Ævne [Beyond the Forces] (1883).

Bjørnson was involved in all the debates of his time, and his work was much debated. Although he is little known in France, he is not strictly invisible or forgotten in European literary history. In fact, he is regularly quoted for two reasons: as the initiator and promoter of the “modern breakthrough” in 1871, and as the author of En Handske [The Glove], a play that has two different versions.

The “modern breakthrough” partly constituted a critical re-reading of Romanticism, or rather of Scandinavian Romanticism, which Bjørnson criticised for its disengagement from current social issues. The Glove (the 1883 version has been rarely performed, but published and widely commented on, while the 1886 version has been hardly, if at all, published or translated) also confronts a form of naivety or idealism: Svava and Alfred are about to get married, but when she learns that he had an affair before they met, she throws her glove in his face. She rejects the “double standard of morality” which sees women despised when they have several affairs, while men receive general indulgence and even encouragement for the same behaviour. Such a position raised strong reactions from Bjørnson’s contemporaries, and the sedelighetsdebatten [debate on sexual morality] brought moralists and immoralists who supported free love, such as August Strindberg (1849-1912), into conflict through articles, literary works and even lectures.

We thus know him both as a contributor to the “modern breakthrough” and as the driving force behind the debate on sexual morality. While these are two helpful milestones, they are nonetheless fragmentary if not reductive. The aim of this symposium is to challenge these two conceptions by looking at the author’s work and career as a whole, in order to put it into perspective.

In this way, the symposium does not seek to focus on the hanskestriken [querelle du Gant] well-known in the research (Bredsdorff 1969/1977, Stenberg 1999, Stenberg 1999, Tinderholt 1999). Nevertheless, Corinne François-Denève’s recent French retranslation of Le Gant (Avant-Scène théâtre, 2023) is an opportunity to revisit some of the unexplored aspects of the work, such as the “theories surhumaines” (the word is found in Le Gant) that underlie Bjørnson’s thinking. The intention is to take Bjørnson out of his Scandinavian isolation and look at him from different perspectives.

Proposals of comunication could therefore focus on these axis, without pretending to be exhaustive:

  • Bjørnson as a figure in European theatre (influence and criticism): Bjørnson, director of several theatres, who travelled to Germany, Italy and France (where he died), was well acquainted with the theatre of his time. He was a reader and spectator of plays by Kotzebue, Scribe and Augier, and a contemporary of Catulle Mendès, Shaw and Ibsen. Bjørnson’s role as a “figure of the European theatre” is of particular interest here, as are his critical challenges (he is the author of plays which are as much stage essays as armchair plays, philosophical dialogues and moral theories). For example, Le Gant is in some ways a proverb (Musset), a black-robed drama and a comedy (Dumas’s La Question d’argent). Novel influences can also be considered under this axis.
  • Bjørnson as a figure in European theatre (reception and criticism): Bjørnson’s work has been rewarded and valued to the point of winning a Nobel Prize, but what about afterwards? We will be looking at how his work has been received and canonised – both in Norway and in other countries. Why is there a vague feeling that he has been forgotten? From new generations of Nordic playwrights such as Jon Fosse and Sara Stridsberg to popular comics (Øystein Runde and Geir Moen, De fire store: Når de døde våkner [The Great Four: When the Dead Wake Up], 2007), can we even speak of a Bjørnson legacy?
  • The staging of Bjørnson’s plays: We can discuss the staging of Bjørnson’s plays in Europe and the interpretations to which Bjørnson’s theatre has been subjected throughout his lifetime and up to today. Do Bjørnson the novelist and thinker overshadow the playwright? Do his plays seem outdated, like those of other European playwrights of the late nineteenth century (Henri Becque, Victorien Sardou), and why?
  • The Glove and its rewritings: Bjørnson was disappointed by the reception of The Glove once it had been performed; in his opinion, it failed to achieve its aim (sympathy going to the male character). Indeed, the author rewrote it, practising a form of ‘stage’ rewriting whose writing audacity or obedience to the public, or even pragmatism or models, are to be discussed. We welcome comparisons between the two versions, or comparative perspectives with other Norwegian or international plays (rewritten, modified, like the end of Ibsen’s A Doll’s House, or which have caused a scandal). The press’s reception of the characters in this play and others by Villiers de l’Isle Adam or Catulle Mendès, for example, as ‘illogical’ or their behaviour as ‘needlessly obstinate’ or ‘unbelievable’ is an opportunity to reflect on the categories and, in particular, the words used by critics and their consequences.

Information

The symposium will be held in-person and online (hybrid) on Friday 24th May 2024 at the Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme – Alsace (Strasbourg). Proposals for 20-minute communications (half a page in .doc or .pdf format) should be sent to rjamet[at]unistra.fr and guyots[at]unistra.fr by 15 January 2024 at the latest. Communications may be given in French or English. Proposals from PhD candidates are warmly welcomed.

The symposium is co-organised by Raphaël Jamet and Solenne Guyot (UR1341 Mondes germaniques et nord-européens (Université de Strasbourg)), Corinne François-Denève (UR4363 ILLE (Université de Haute Alsace)) and Florence Fix (UR 3229 CÉRÉdI (Université de Rouen Normandie)). A project involving performances and readings by students is currently in preparation, and could be presented during the symposium.

Bibliographie indicative / Bibliography

BJERCK HAGEN Erik, Norsk litteratur 1830-1875: romantikk, realisme, modernisme, Oslo, Dreyers forlag, 2019.

BJERCK HAGEN Erik, Livets overskudd – Bjørnstjerne Bjørnsons glemte kvaliteter, Oslo, Gyldendal, 2013.

BLIKSRUD Liv, D’AMICO Giuliano, WULFSBERG Marius et ÅSLUND Arnfinn, Den engasjerte kosmopolitt. Nye Bjørnson-studier, Oslo, Novus, 2013.

BREDSDORFF Elias, « Moralists versus Immoralists : The Great Battle in Scandinavian Literature in the 1880’s », in Scandinavica: International Journal of Scandinavian Studies, 6.1, 1969, p. 91-111.

BREDSDORFF Elias, Den store nordiske krig om seksualmoralen. En dokumentarisk fremstilling afsædelighedsdebatten i nordisk litteratur i 1880, Copenhague, Gyldendal, 1973.

BRIENS Sylvain, Paris, laboratoire de la littérature scandinave moderne. 1880-1905, Paris, L’Harmattan, 2010.

CHEVREL Yves, « La Pièce bien faite : de Sardou à Ibsen », in DUCREY Guy (éd.), Victorien Sardou, Un siècle plus tard, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2007, p. 161-170.

STENBERG Lisbeth, « Sexualmoral och driftsfixering — förnuft och kön i 1880-talets sedlighetsdebatt », in DAHLSTEDT Sten et KVIST DAHLSTEDT Barbro (éd.), Stockholm/Stehag, Symposion förlag, 1999, p. 173-225.

TINDERHOLT, Elin B., « Bjørnson og sedelighetens retorikk: Bjørnsons retoriske strategier innen forskjellige sjangre i sedelighetsdebatten », in Bjørnson-årbok, vol. 2, Aulestad, Aulestad forlag, 1999, p. 19-31.

AàC: L’objet livre et les avant-gardes littéraires et artistiques dans les espaces germanophones et nord-européens de 1945 à nos jours

AàC: L’objet livre et les avant-gardes littéraires et artistiques dans les espaces germanophones et nord-européens de 1945 à nos jours

Appel à contribution pour un colloque international : 18-19 octobre 2024 (Strasbourg) / deadline AàC : 31/12/23

Organisation : Raphaël Jamet et Aurélie Le Née – MCF à l’Université de Strasbourg

Argumentaire

Strasbourg sera la capitale mondiale du livre selon l’UNESCO en 2024, ce qui est l’occasion d’organiser un colloque sur les liens entre l’objet livre et les avant-gardes :

Comment l’objet livre interroge-t-il le concept d’avant-garde ?

Comment les avant-gardes interrogent-elles l’objet livre ?

Dans sa « Recommandation concernant la normalisation internationale des statistiques de l’édition de livres et de périodiques » du 19 novembre 1964, l’UNESCO proposait la définition suivante du livre : « Un livre est une publication non périodique imprimée comptant au moins 49 pages, pages de couverture non comprises, éditée dans le pays et offerte au public. »[1]

Si cette définition plutôt restrictive semble adaptée pour déterminer des critères clairs de classification des publications, d’autres définitions offrent une acception bien plus large du livre, comme par exemple dans l’introduction de l’Histoire du livre en Occident de Frédéric Barbier : « nous comprendrons sous la définition de livre tout objet imprimé, indépendamment de sa nature, de son importance et de sa périodicité, ainsi que tout objet portant un texte manuscrit et destiné, au moins implicitement, à une certaine publicité. »[2]

Cette acception semble particulièrement pertinente dans le contexte de l’avant-garde où les publications de revues, mais aussi de tracts ou de petits fascicules sont courantes. Publication, texte ou objet : ces définitions interrogent à leur manière une certaine matérialité du livre. Frédéric Barbier rappelle d’ailleurs l’étymologie du terme dans les langues latines (du latin liber : « la pellicule d’un arbre entre l’écorce extérieure et le bois proprement dit »)[3] et dans les langues germaniques (du vieil haut allemand bokis : le hêtre).[4]

Cette matérialité joue un rôle central dans la création moderne et d’avant-garde, y compris dans son rapport au livre, conduisant à la définition de sous-catégories comme le livre de peintre, le livre d’artiste, le livre-objet, à propos desquelles Pascal Fulacher précise :

“Au-delà du livre d’artiste, apparaît le livre-objet, où textes et images, après avoir recherché la connivence dans le livre de peintre puis la fusion dans le livre d’artiste, participent à l’élaboration d’une troisième dimension, voire s’effacent derrière l’objet-livre comme pour rappeler la matérialité de celui-ci et son volume dans l’espace.”[5]

Ainsi le livre devient-il un objet d’art à part entière, dans toute sa matérialité, tandis que la période plus récente avec le numérique offre à l’expérimentation artistique et littéraire de nouveaux terrains de jeu. On le voit, la définition du livre en tant qu’objet est ouverte à diverses approches, tout comme l’est celle des avant-gardes.

Dans l’introduction de Béatrice Joyeux-Prunel à Naissance de l’art contemporain 1945-1970,

“les avant-gardes sont […] définies comme des groupes se prétendant novateurs, ou considérés comme tels, et qui furent parfois réellement à contre-courant des pratiques artistiques dominantes de leur époque.”[6]

Cette appréhension assez large, contrairement à l’incontournable Théorie de l’avant-garde de Peter Bürger qui cantonne cette dernière, communément appelée « avant-garde historique », au dadaïsme, au surréalisme des débuts et à l’avant-garde russe après la révolution d’Octobre[7], nous semble plus intéressante pour aborder la période postérieure à la Seconde Guerre mondiale qui est celle choisie pour ce colloque.

Cette acception permet d’englober des productions aussi diverses que le pop art, le mouvement Fluxus, CoBrA, l’actionnisme artistique (actionnisme viennois), l’Internationale Situationniste et particulièrement ses sections scandinaves, la littérature expérimentale, la poésie concrète, les créations éditoriales (notamment scandinaves avec OEI, CHATEAUX, Forlaget Virkelig, H Press, etc) jusqu’à la poésie slam ou l’art algorithmique dont les centres se situent parfois en dehors de l’espace germanophone ou nord-européen, mais qui connaissent une réception dans ces espaces, posant, voire dépassant la question de la relation entre centre et périphérie,[8] parallèlement à celle des tensions entre culture dominante et contre-culture.[9]

Axes

Dans ce contexte, deux grands axes, correspondant à deux focales, sont proposés ainsi qu’un axe transversal. Les propositions devront porter sur les aires germanophones et nord-européennes et sur une période allant de 1945 à nos jours.

Axe 1 :

Comment l’objet livre interroge-t-il le concept d’avant-garde dans les sphères germanophones et nord-européennes ? En prenant comme centre de l’étude une ou plusieurs œuvres, on s’interrogera sur la manière dont les objets livres définissent, contournent ou redéfinissent le concept d’avant-garde de façon explicite ou implicite.

Les sources peuvent être de différentes natures et amener à des réponses différentes : on pourra s’interroger sur les publications en série (revues, périodiques, journaux, …), sur les collections, sur les livres d’artistes et livres-objets, voire sur des formes qui sortent des classifications habituelles (tracts, création numérique, …).

Cet axe pourrait être également l’occasion de s’interroger sur l’influence du marché du livre sur la (auto)qualification d’avant-garde d’un artiste[10] ou d’un groupe d’artistes. Ainsi, on pourrait questionner la tension entre les livres d’artiste présentés comme œuvres avant-gardistes et la production marchande de catalogues ou de recueils de ces mêmes artistes. On pourrait également se demander dans quelle mesure les nouveaux usages du numérique et des supports papier jouent un rôle dans la (auto-)définition des artistes d’avant-garde.

Axe 2 :

Comment les avant-gardes interrogent-elles l’objet livre dans les sphères germanophones et nord-européennes ? En prenant comme focale les positions (par les œuvres ou par des théories) d’un artiste, poète ou groupe artistique d’avant-garde, on s’interrogera sur les conditions matérielles – d’existence et de diffusion – des œuvres étudiées.

Cela pourrait être l’occasion de s’intéresser aux réflexions sur la non-linéarité des formes et des formats, la non-adaptabilité de certaines œuvres au format traditionnel du « livre » et pourrait amener à découvrir ce que le numérique peut changer dans ces approches anticonformistes. Les positions des artistes et poètes pourraient également éclairer les hégémonies culturelles dans le marché de l’art et des publications.  Cet axe accueille également des réflexions sur les motivations commerciales derrière la production de certains livres, les enjeux de confidentialité, d’exclusivité pour certains textes, notamment dans leurs modes de diffusion ou bien les circulations et réappropriations des textes, des objets de ou dans les cercles politiques.

Enfin on pourra se demander s’il y a des artistes qui théorisent une définition du livre dans leurs textes ou œuvres, en prenant ou non position par rapport à l’avant-garde historique, la postmodernité ou les néo-avant-gardes. On pourra s’intéresser alors aux réseaux et formes de publication de ces théories et prises de position.

Axe transversal :

Toutes ces interrogations et ces sources étudiées croisent à un moment donné notre propre position en tant chercheur et chercheuse sur ces sujets. En effet, comment rendre compte linéairement – dans un texte scientifique – d’un objet qui ne l’est pas ? Comment trouver un équilibre dans ses travaux et approches lorsque l’on réinstitutionnalise par sa position académique des objets anti-institution ? Quelles nouvelles perspectives ces focales sur l’objet livre ouvrent-elles sur les questions souvent re-battues des avant-gardes ? Ces problématiques pourraient être intégrées aux réflexions menées dans les axes 1 et 2, mais peuvent aussi faire l’objet d’une communication plus générale en épistémologie de l’histoire de l’art, de la littérature, … en s’appuyant sur des œuvres ou théories des aires étudiées.

 Ces axes constituent des pistes non-exhaustives et cet appel reste ouvert à des études pouvant porter sur des problématiques connexes.

Informations pratiques :

Merci d’envoyer vos propositions de communication (300 mots en français ou en anglais) ainsi qu’une courte bio-bibliographie à Raphaël Jamet (rjamet[@]unistra.fr) et Aurélie Le Née (lenee[@]unistra.fr) avant le 31/12/2023. Les communications de 20 minutes pourront être données en français ou en anglais. L’appel est ouvert également à la participation des doctorants et doctorantes. Une publication est prévue et sera discutée lors du colloque. Si vous souhaitez montrer des objets livres un espace d’exposition éphémère est prévu pendant le colloque, avec un temps fort dans l’après-midi du 19 octobre.

Cet événement scientifique est porté par l’UR1341 Mondes Germaniques et Nords-Européens (MGNE).

Bibliographie sélective :

Apollon, Daniel, Philippe Régnier, et Claire Bélisle. L’édition critique à l’ère du numérique. Socio-économie de la chaîne du livre 9. Paris: l’Harmattan, 2017.

Barbier, Frédéric. Histoire du livre en Occident. Nouvelle éd. Mnémosya. Malakoff: Armand Colin, 2020.

Bartsch, Kurt. Avantgarde und Traditionalismus. Kein Widerspruch in der Postmoderne?, Innsbruck: Studien Verlag, 2000. 

Benhamou, Françoise. Le livre à l’heure numérique : papier, écrans, vers un nouveau vagabondage. Paris: Seuil, 2014.

Bennett, Andy. « Pour une réévaluation du concept de contre-culture ». Traduit par Jedediah Sklower. Volume !. La revue des musiques populaires, no 9 : 1 (15 septembre 2012): 19‑31. https://doi.org/10.4000/volume.2941.

Berg, Hubert van den, éd. A Cultural History of the Avant-Garde in the Nordic Countries : 1900 – 1925. Avant-Garde 28. Amsterdam: Rodopi, 2012.

Brogowski, Leszek. Editer l’art : le livre d’artiste et l’histoire du livre. Essais d’esthétique. Chatou: Éditions de la Transparence, 2010.

Bourseiller, Christophe et Olivier Penot-Lacassagne : Contre-cultures !, Paris : CNRS éditions, 2013.

Bürger, Peter. Theorie der Avantgarde, Göttingen : Wallstein Verlag, 2017 (1. Aufl. 1974, Suhrkamp). 

Chartier, Roger, et Jean Lebrun. Le livre en révolutions : entretiens avec Jean Lebrun. Paris: Textuel, 1997.

Eveno, Patrick. La presse quotidienne nationale : fin de partie ou renouveau? Paris: Vuibert, 2008.

Febvre, Lucien, Henri-Jean Martin, et Frédéric Barbier (postface). L’apparition du livre. Nouv. éd. Bibliothèque de l’Évolution de l’humanité 33. Paris: A. Michel, 1999.

Fischer-Lichte, Erika, Klaus Schwind (Hrsg.). Avantgarde und Postmoderne: Prozesse struktureller und funktioneller Veränderungen, Tübingen: Stauffenburg, 1991. 

Foster, Hal. Le retour du réel. Situation actuelle de l’avant-garde, Bruxelles : La lettre volée, 2005. 

Fouché, Pascal, Daniel Péchoin, et Philippe Schuwer, (dir.). Le livre : dictionnaire terminologique des métiers du livre. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, 2016.

Fulacher, Pascal. Six siècles d’art du livre : De l’incunable au livre d’artiste. Paris: Citadelles & Mazenod : Musée des lettres et manuscrits, 2012.

Hecken, Thomas. Gegenkultur und Avantgarde 1950-1970, Tübingen: Narr Francke Attempto Verlag, 2006.

Hjartarson, Benedikt, Andrea Kollnitz, Per Stounbjerg, et Tania Ørum (ed.). A cultural history of the avant-garde in the Nordic countries 1925-1950. Avant-garde critical studies, volume 36. Leiden ; Boston: Brill Rodopi, 2019.

Hjartarson, Benedikt, Tania Ørum, Camilla Skovbjerg Paldam, et Laura Luise Schultz, (ed). A cultural history of the avant-garde in the Nordic countries since 1975. Avant-garde critical studies, volume 41. Leiden ; Boston: Brill, 2022.

Joyeux-Prunel, Béatrice. Naissance de l’art contemporain. 1945-1970. Une histoire mondiale, Paris : CNRS Éditions, 2021.

Mareuge, Agathe, Sandro Zanetti (dir.). The Return of DADA / Die Wiederkehr von DADA / Le Retour de DADA, Dijon : Les presses du Réel, 2022.

Moeglin-Delcroix, Anne. Esthétique du livre d’artiste : 1960-1980 : une introduction à l’art contemporain. Nouv. éd. rev. et Augm. Paris : Mot et le reste : Bibliothèque nationale de France, 2011.

Piault, Fabrice. Le livre : la fin d’un règne. Au vif. Paris: Stock, 1995.

Roberts, John, Revolutionary Time and the Avant-Garde, London / New York, Verso, 2015.

Veivo, Harri. « Le dialogue complexe entre le national et l’international dans la poésie d’avant-garde finlandaise des années 1960 », Études finno-ougriennes [En ligne], 43 | 2011, mis en ligne le 05 mars 2014, consulté le 23 mars 2023. URL : http://journals.openedition.org/efo/148 ; DOI : https://doi.org/10.4000/efo.148

Veivo, Harri. La poésie d’avant-garde en Finlande 1916-1944, Caen : Presses universitaires de Caen, 2022.

Veivo, Harri (dir.). Transferts, appropriations et fonctions de l’avant-garde dans l’Europe intermédiaire et du Nord,. Paris : L’Harmattan, 2012.

Zima, Peter V., Johann Strutz (Hrsg.). Europäische Avantgarde, Frankfurt am Main : Peter Lang, 1987. 

Zima, Peter V.. Moderne / Postmoderne. Gesellschaft, Philosophie, Literatur, Tübingen ; Basel: A. Francke Verlag, 2001 (2. überarbeitete Auflage, 1. Auflage: 1997). 

Ørum, Tania, et Jesper Olsson, éd. A cultural history of the avant-garde in the Nordic countries 1950-1975. Avant-garde critical studies, volume 32. Leiden ; Boston: Brill / Rodopi, 2016.

[1]https://www.unesco.org/fr/legal-affairs/recommendation-concerning-international-standardization-statistics-relating-book-production-and [17.04.2023]

[2] Frédéric Barbier : Histoire du livre en Occident, Malakoff, Armand Colin 2020 [12000], p. 9.

[3]Ibid., p. 7.

[4]Ibid.

[5] Pascal Fulacher : Six siècles d’art du livre. De l’incunable au livre d’artiste, Paris, Citadelles & Mazenod, 2012, p. 245.

[6] Béatrice Joyeux-Prunel : Naissance de l‘art contemporain 1945-1970. Une histoire mondiale, Paris, CNRS Éditions, 2021, p. 9.

[7] Peter Bürger: Theorie der Avantgarde, Göttingen, Wallstein Verlag, 2017 (1. Aufl. 1974, Suhrkamp), p. 167.

[8] Voir par exemple Harri Veivo (dir.) : Transferts, appropriations et fonctions de l’avant-garde dans l’Europe intermédiaire et du Nord,. Paris, L’Harmattan, 2012 ou Tania Ørum, « The Post-War Avant-Garde in the Nordic Countries ». In A Cultural History of the Avant-Garde in the Nordic Countries 1950-1975,Brill, 2016, p.1‑46

[9] Voir par exemple Christophe Bourseiller , Olivier Penot-Lacassagne  : Contre-cultures !, Paris, CNRS  éditions, 2013. Bennett, Andy. « Pour une réévaluation du concept de contre-culture ». Traduit par Jedediah Sklower. Volume ! La revue des musiques populaires, no 9 : 1 (15 septembre 2012): p. 19‑31.

[10] Artiste est compris ici au sens large et inclut les écrivains et les poètes.

Dossier: Nord magnétique. Le Nord et ses acceptions multiples dans les cultures européennes

Dossier: Nord magnétique. Le Nord et ses acceptions multiples dans les cultures européennes

Nous avons le plaisir d’annoncer la parution du numéro 6 de la revue Quaderna autour du “Nord magnétique” !

L’expression « Nord magnétique », choisie comme titre pour le présent dossier, recouvre la variabilité d’une notion suspendue entre, d’une part, un point d’ancrage apparemment fixe, un « vrai Nord », et, d’autre part, ses déclinaisons dans des identités culturelles multiples. Elle permet de conceptualiser deux aspects structurants de la représentation du Nord dans les cultures européennes qui sont au cœur de cette publication : le rôle de la position du sujet – celui qui tient la boussole – dans la construction de Nords multiples, et l’oscillation entre exotisme et familiarité, plasticité et essentialisme, reflétant les forces magnétiques produisant une narration dynamique du Nord.

Dossier dirigé par Claire McKeown, Jeremy Tranmer et Kerstin Wiedemann (Université de Lorraine)

Le texte intégral est accessible via ce lien : revue Quaderna.

Claire McKeown, Jeremy Tranmer, Kerstin Wiedemann, Introduction 

Alessandra Orlandini Carcreff, Voyages et récits italiens en Laponie et Finlande au XIXe siècle

Kerstin Wiedemann, Ida Hahn-Hahn (1805-1880) et le défi du Nord touristique 

Claire McKeown, « A wild dream through an enchanted world » : magie et médiation du Nord dans les nouvelles de George Egerton 

Maxime Leroy, « A Viking appetite for the North Sea » : le Danemark (dé)mythifié d’Edith Somerville et Martin Ross 

Davide Finco, A Fascinating, Elusive, Frustrating Otherness. Sweden in Italian Films of the Early 1960s

Annie Bourguignon, From the conquest of the poles to the last days of mankind: polar expeditions and war, critical views by August Strindberg, Karl Kraus and Selma Lagerlöf

Alessandra Ballotti, À la conquête du pôle Nord : la tragédie médiatique de l’expédition Italia (1928) 

Mark Bailoni, Le Nord de l’Angleterre : réalité géographique ou représentation géopolitique ? 

Jeremy Tranmer, Northernness and Popular Music: The Case of The Smiths 

Thomas Mohnike, Nils Holgersson’s Wonderful Journey through the Mythemes of Sweden. Using Computational Methods to Explore Selma Lagerlöf’s Narrative Geographies for Everyone 

Les rencontres du Sápmi | Session inaugurale

Les rencontres du Sápmi | Session inaugurale

23 novembre 2023 · 14h30 – 17h30

Lieu : Caen, campus 1, bâtiment D, salle du Belvédère, Esplanade de la paix, Caen, 14000 France

Pensées comme un espace de dialogue semestriel autour des questions de recherches en études sámi, les Rencontres du Sápmi offrent la possibilité aux chercheur·euse·s de présenter leurs travaux à destination d’un public élargi de spécialistes et de non-spécialistes.

Le projet est soutenu par l’ERLIS (UR 4254 – Université de Caen Normandie), l’ED 558 Normandie Humanités et MGNE (UR 1341 – Université de Strasbourg) et organisé par Alexandre Chollet (ERLIS), Marie-Lou Solbach (MGNE) et Alexandre Zeitler (MGNE).

La session inaugurale aura lieu le jeudi 23 novembre 2023 de 14h30 à 17h30 à l’Université de Caen Normandie, en salle du Belvédère (bâtiment D, campus 1) ainsi qu’en hybride sur Zoom à l’adresse suivante : http://syvik-fr.zoom.us/j/93552444151?pwd=RmRRREpTTHd1NHE2SVVLcFNJTm5SUT09

Programme : 

14h30-15h20 Carola KLEEMANN, Université de Tromsø

Becoming a North Sámi Speaker and Teacher: Lydia’s Experience and Trajectory of Language Vitalization.

15h30-16h20 Leena NIIRANEN, Université de Tromsø

The Minority Status of the Kvens in Past and Present, especially compared to the Saami Minority

16h30-17h20 Joshua WILBUR, Université de Tartu

The Role of digital and analogue Linguistics Research in supporting the critically endangered Pite Saami Language

“Qu’est-ce qu’un écrivain estonien ?” – Rencontre-débat à l’Inalco le 21 novembre 2023

“Qu’est-ce qu’un écrivain estonien ?” – Rencontre-débat à l’Inalco le 21 novembre 2023

Tiit Aleksejev, Doris Kareva, Katrina Kalda

Mardi 21 novembre 2023 à 18 h

Auditorium Georges Dumézil

Maison de la recherche de l’INALCO, 2 rue de Lille, Paris 7e

Dans un monde globalisé où la « littérature mondiale » est dominée par les auteurs anglo-saxons, quelle peut-être la place et le rôle d’un écrivain issu de la petite Estonie ? D’ailleurs, qu’est-ce au juste qu’un écrivain estonien ? Est-ce nécessairement quelqu’un qui écrit en estonien ? Ou qui habite en Estonie ? Ou qui évoque l’Estonie dans ses œuvres ? La dimension « nationale » est-elle encore pertinente aujourd’hui pour étiqueter et comprendre les œuvres littéraires ? Ce sont là quelques-unes des questions que nous poserons à trois auteurs très différents qui ont en commun leur lien avec l’Estonie.

Le débat aura lieu en français et en estonien, avec interprétation consécutive. Entrée libre sur présentation d’une pièce d’identité (plan Vigipirate).

Tiit Aleksejev (né en 1968) est un romancier et dramaturge estonien. Son roman Le Pèlerinage, début d’une trilogie sur la première croisade, a obtenu le prix de littérature de l’Union européenne et a été traduit en français en 2016 (traduction de Jean Pascal Ollivry, éd. Intervalles).

Doris Kareva (née en 1958) est l’une des principales poétesses estoniennes contemporaines. Elle a publié depuis 1978 une vingtaine d’ouvrages et a reçu de nombreux prix littéraires. Un choix de ses poèmes a été publié en français : La forme du temps (traduction d’Antoine Chalvin et Jean-Luc Moreau, éd. Delatour, 2016).

Katrina Kalda (née en 1980) est une romancière française d’origine estonienne. Elle est l’autrice de quatre romans publiés chez Gallimard et récompensés par plusieurs prix littéraires : Un roman estonien (2010), Arithmétique des dieux (2013), Le pays où les arbres n’ont pas d’ombre (2018) et La mélancolie du monde sauvage (2021).

Rencontre organisée par la section d’études estoniennes de l’Inalco, en partenariat avec la MEET de Saint-Nazaire et l’Ambassade d’Estonie en France.

Thème : Overlay par Kaira.