Catégorie : Appels à communications

Appel à participation : Nouvelles sérialités nordiques : consensuelles ou disruptives ?

Appel à participation : Nouvelles sérialités nordiques : consensuelles ou disruptives ?

Journée d’études 

8 novembre 2023 – Sorbonne Université

Objet d’études intensives depuis au moins vingt ans et moyen de communication de masse intergénérationnelle, les séries télévisées se sont imposées comme l’un des médias les plus représentatifs de l’histoire culturelle de l’époque contemporaine. Les pays nordiques n’échappent pas à cette tendance esthétique et médiatique, comme le confirme l’évolution rapide et exponentielle de certains genres sériels tels que le Nordic Noir, les fictions de jeunesse, la « cli-fi », le soft-fantasy folklorique, l’hyperréalisme, la dystopie ou encore le drame politique qui animent les productions nordiques ces dernières années et sont récompensés par le succès du public. 
Cette journée d’étude vise à étudier le phénomène dans sa complexité et son hétérogénéité des séries télévisées nordiques. D’une part, il est vrai qu’un certain nombre de recherches ont été menées sur les produits nationaux (par exemple les séries télévisées danoises), sur leur exportation par le biais d’adaptations (notamment à travers l’étude des transferts culturels) ou sur certains genres et effets spécifiques (comme la glocalisation). En revanche, il manque une approche globale et comparative afin de mettre en évidence les éléments communs de ces séries, leurs spécificités mais aussi les caractéristiques de la production culturelle de chaque pays. Est-il possible d’identifier les codes sémantiques et les enjeux de la sérialité télévisuelle nordique ? Quels sont les facteurs qui ont permis à certaines séries nordiques de devenir emblématiques ? 
Non seulement les pays nordiques ont mûri des formats innovants et contribué à l’exportation à grande échelle de nouveaux genres – comme le Nordic Noir et ses dérivés européens et américains – ou à la création de codes sémiotiques de certains genres – comme la fiction multimédia SKAM . Mais d’autres tendances émergent encore comme le maternity drama – dont le récent Skruk, 2022 est un exemple, ou des séries aux visées sociales et politiques marquées comme The girl from Oslo (2021), Kalifat (2020), Okkupert (2015), jusqu’au plus divertissant Kärlek och Anarki (2020). Quelles sont les nouvelles tendances et les nouveaux sous-genres de la sérialité nordique ? 
Il existe aujourd’hui, en Europe, des recherches approfondies sur des domaines spécifiques comme le réseau international DETECT ou la toute récente recherche sur l’égalité des genres dans les séries télévisées proposée par des chercheurs de l’Université d’Aalborg (Toft Hansen-Brix Jacobsen). Quels sont les conséquences et les risques de cette réussite et de cette circulation ? Dans quelle mesure les phénomènes de “Netflixisation” et de l’homogénéisation esthétique et thématique qui en découle guettent-ils ces productions mondialisées ?


Les propositions (titre, présentation d’une quinzaine de lignes, notice bio) seront à envoyer à
Frédérique Toudoire-Surlapierre (frederique.toudoire@free.fr) et Alessandra Ballotti
(alessandra.ballotti@sorbonne-universite.fr) avant le 30 septembre 2023. Après expertise par
un comité scientifique, la journée d’étude donnera lieu à une publication.

Bibliographie

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Appel à contributions pour « Boire dans les pays nordiques et germaniques » 

Appel à contributions pour « Boire dans les pays nordiques et germaniques » 

12-14 juin 2024, Paris

Premier volet du projet international et pluriannuel « Vice & Vertu », le colloque « Boire dans les pays nordiques et germaniques » a pour objectif d’interroger les pratiques anciennes et actuelles du « boire » et d’en explorer les enjeux normatifs de la période médiévale à nos jours. 

L’appel à contribution comprend quatre axes (voir appel à contributions) mais nous restons ouverts à d’autres apports et thématiques en fonction des propositions qui nous arriveront. 

« Vice et Vertu » (V&V) est un programme de recherche international pluriannuel porté par les Universités de la Sorbonne, Caen, Turku/ TIAS, Umeå et Oslo. Le projet V&V vise aussi l’intégration de jeunes chercheurs et de chercheurs en devenir dans les réseaux de recherche nord-européens et francophones par le biais de séminaires, de workshops et de colloques organisés dans les universités partenaires de France et d’Europe du Nord. 

Les propositions devront comporter 300 mots maximum comprenant un titre et un bref descriptif du sujet et de la problématique, éventuellement l’axe dans lequel elles peuvent s’insérer. Les langues de travail seront le français, l’anglais et toutes les langues nordiques. 

Les propositions seront à envoyer au plus tard le 1er octobre 2023 à : research.viceandvirtue@gmail 

Comité d’organisation du projet Vice et Vertu : Arne Bugge Amundsen (Universitet i Oslo), Syrielle Deplanque (Sorbonne Université/ UQAM), Sarah Harchaoui (Sorbonne Université), Frédérique Harry (Sorbonne Université), Malin Isaksson (Umeå Universitet), Simon Lebouteiller (Université de Caen), Aymeric Pantet (TIAS, Turun Yliopisto)

AAC / CFP : Answering the Call: Aesthetic Expressions of Vocation and Responsibility in Nordic Cultures since 1750

AAC / CFP : Answering the Call: Aesthetic Expressions of Vocation and Responsibility in Nordic Cultures since 1750

International Conference

Date: 21st to 23rd March 2024

Place: Strasbourg

“Jeg må! Jeg må; så byder mig en stemme i sjælens dyb, — og jeg vil følge den”? Ibsen, Catilina

In Ibsen’s first published play Catilina (1850), the eponymous protagonist is torn between love and duty. Though set in ancient Rome, the play speaks to a seemingly ever-present issue in Northern Europe: calls of duty ring throughout its modern history. Such a tendency has been seen as linked to a Protestant heritage, most famously by Max Weber.

In The Protestant Ethic, Weber noted that the German noun Beruf and the English equivalent ‘calling’ had no exact correspondences in the European languages of Catholic-majority countries. From the Reformation onward, these terms had started evoking a “high estimation of secular everyday labour”. Giving work a religious significance, they implied that one’s religious duty could be fulfilled within this world. In fact, such notions demanded it, asking all Protestants to take their responsibility.

Stemming from Latin respons, being responsible initially comes from the ability to respond, thus to be held accountable for one’s deeds. It is a central notion for Luther, who believed that Christians, as both free Lords and serviceable servants of all things, are responsible for the world. The inner calling leads to a responsibility for the make-up of the outer world.

But the meaning of such a calling has always been ambiguous. Different actors have at various times made sense of the responsibility it entails differently. As Inger Hammar has shown, the calling, and its concomitant definition of work, has even been a point where larger historical changes are intellectually concentrated. It could thus be construed as a site of semantic struggle.

It has often been artists and authors who contribute to this debate. Literature, film and other fields of aesthetic expression have been sites in which the framework for understanding of what the duty to work consists is defined and redefined; they have been the medium where the tension between the individual and the voice(s) that call on them has been brought out.

As with the example of Ibsen above, the sense that one is responsible for one’s fate and in extension for the world seems to be present even when the religious referent is missing. While fulfilling a calling is for most people today no longer linked to a sense of religious salvation, merely a brief look in contemporary Nordic literature would suggest that a sense of duty and reward remains.What appears to persist is the foundational stress on individual responsibility.

How, we wonder, does the sensed need to fulfill one’s calling motivate decisions even when the call lacks a transcendental source or a specific message?

The conference organizers invite proposals that explore the themes of calling and responsibility within the context of (the often implicit) Protestant legacy in Nordic culture in literature, film and other fields of art.

Such an exploration may follow multiple paths, such as:

  • Art as vocation. The historical annals abound with artists of all kinds describing their relation to their work with a vocabulary verging on the religious, especially when it comes to justifying their need to stay true to their duty: Fredrika Bremer, Henrik Ibsen, Lars von Trier, to name just a few. What kind of responsibility to the world does such a stance suggest? Does the fact of staying true to one’s path, especially when it is met with strong resistance from the public and/or cultural institutions, inform the artistic value? Are there specific ways of using the language of religious experience for Nordic artists?
  • Fictional representations of vocation. We may think here of canonical works, such as Ibsen’s Brand, or of lesser known ones, as Brannen (1961) by Tarjei Vesaas, where the main character receives an enigmatic phone call throwing him into a world of nightmarish visions that he must explore in order to understand what it means to be part of the human community. Such representations ask us whether a calling always chime with a sense of responsibility, or indeed whether answering a call may also be a way of avoiding a sense of responsibility.
  • Art as calling on its audience. In his studies of Swedish-language novels from the 20th century, Anders Tyrberg identifies an “aesthetics of calling out” (“anropsestetik”), which demands a response from the reader. Using an explicitly religious perspective based on a Lutheran distinction between imitatio and vocatio, he implies that the reader’s active relation to the text is the place where the calling is actualized. During the past century, it has not been rare for artworks to place the onus of finding their meaning on the audience. One such case is Paal-Helge Haugen’s “punktroman” Anne (1968). A collage of poetic prose and found material, it tasks the reader to construct a coherent and meaningful whole. In doing so, how does it, and other similar cases, appeal to the audience’s responsibility?

This conference is organized by members of the research group “Aesthetics of Protestantism in Scandinavia from the 19th to the 21st Century” (Université de Strasbourg/Albert-Ludwigs-Universität Freiburg).
 https://www.skandinavistik.uni-freiburg.de/forschung/forschungsprojekte/aestheticsofprotestantism/

All papers will be given in English and the conference will result in a volume published in the series “Aesthetics of Protestantism in Northern Europe”, edited by Joachim Grage (Freiburg), Thomas Mohnike (Strasbourg) and Lena Rohrbach (Basel).

Please send your proposals for papers, of max. 500 words, accompanied by a short bio by 16 October 2023 to: 

Pehr Englén (pehr.englen[at]skandinavistik.uni-freiburg.de) and Emmanuel Reymond (ereymond[at]unistra.fr).

References

Inger Hammar, “From Fredrika Bremer to Ellen Key. Calling, Gender and the Emancipation Debate in Sweden, c. 1830-1900”, in Pirjo Markkola (ed.), Gender and Vocation. Women, Religion and Social Change in the Nordic Countries, 1830-1940 (Helsinki, SKS, 2000).

Anders Tyrberg, Anrop och ansvar. Berättarkonst och etik hos Lars Ahlin, Göran Tunström, Birgitta Trotzig, Torgny Lindgren (Stockholm, Carlsson Bokförlag, 2002).

Max Weber, The Protestant Ethic and the Spirit of Capitalism, edited and translated by Peter Baehr and Gordon C. Wells (London, Penguin Books, 2002).

Quoi de neuf dans la Scandinavie médiévale ? Figures historiques et mythiques nordiques dans les cultures contemporaines

Quoi de neuf dans la Scandinavie médiévale ? Figures historiques et mythiques nordiques dans les cultures contemporaines

Journée d’étude, 24 novembre 2023
Bibliothèque Alexis de Tocqueville, Amphithéâtre, Caen

Équipe ERLIS, Université de Caen Normandie

Programme de recherche :« Figures emblématiques, mythiques et légendaires dans les cultures contemporaines : récits du passé et réinterprétations » https://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/erlis/thema1pr2

Organisée en partenariat avec le festival Les Boréales 
et la Bibliothèque Alexis de Tocqueville

Responsables : Annelie Jarl Ireman, Simon Lebouteiller 

Retour des propositions : 21 avril 2023
Envoi des propositions : simon.lebouteiller[arobase]unicaen.fr

La Scandinavie médiévale nous a légué un patrimoine historique et culturel remarquable. Cette période a notamment été marquée par le phénomène viking qui, entre la fin du VIIIe siècle et le milieu du XIe siècle, a vu un accroissement des contacts et des échanges entre les Scandinaves et les autres Européens. Les vikings ont alors eu une influence déterminante dans le développement historique de nombre de régions du continent et au-delà, la fondation du duché de Normandie en étant un exemple emblématique. À l’époque médiévale, l’Europe du Nord a aussi été le berceau d’une culture matérielle riche, ainsi que d’une littérature florissante. C’est plus particulièrement autour du XIIIᵉ siècle que sont rédigées les œuvres les plus célèbres, telles que les fameuses sagas islandaises, les Gesta Danorum de Saxo Grammaticus ou encore le corpus mythographique des Eddas.

À l’époque contemporaine, ce patrimoine est devenu une source d’inspiration inépuisable et l’objet de réinterprétations constantes. Dans l’Europe du Nord du XIXe siècle, le romantisme a notamment fait du Moyen Âge un véritable Âge d’or autour duquel devaient se consolider les identités nationales, tandis que la figure idéalisée du viking devenait l’incarnation de la force, du courage et de l’aventure. Au XXe siècle, la connaissance historique sur le Nord médiéval s’est affinée grâce à une lecture plus critique des sources et à l’apport de l’archéologie, la recherche récente, par exemple à travers la notion de diasporas, permettant d’ailleurs d’envisager les installations vikings non pas comme un phénomène exclusivement perturbateur, mais comme l’occasion de rencontres et d’échanges entre les cultures. Toutefois, cette matière continue de fasciner les contemporains comme le montrent la richesse et la diversité de la production culturelle s’en inspirant. Du film The Northman (2022) au jeu vidéo Assassin’s Creed Valhalla (2020), en passant par l’imagerie du rock metal et la littérature, c’est une multitude de supports qui mobilisent et réinventent cet imaginaire. En particulier, certaines figures historiques, légendaires et mythologiques, telles que Ragnar Lodbrok ou les divinités Odin, Thor et Loki, traversent les époques et le succès rencontré par les productions les mettant en scène — la série Vikingsentre 2013 et 2020, les films Marvel… — illustre l’intérêt continu que le public leur porte. Dans le même temps, en écho avec les questions de société, la matière du Nord médiéval est également le support de réflexions et de débats toujours renouvelés, en témoignent les récentes discussions sur l’existence supposée de femmes-guerrières à cette époque à la suite de la réévaluation des données archéologiques.

Cette journée d’étude se propose d’explorer les divers usages et réinterprétations des vikings et de la littérature scandinave médiévale à notre époque, aussi bien en envisageant leur place dans la production culturelle que leur évocation dans les débats sociétaux et historiographiques actuels. Pourquoi cette matière continue-t-elle de fasciner ? Comment les figures historiques et mythiques issues du Moyen Âge scandinave évoluent-elles et sont-elles réactualisées ? Quel sens et quelle fonction leur attribue-t-on aujourd’hui ?

Les propositions de communication d’environ 400 mots, accompagnées une courte bio-bibliographie, sont attendues au plus tard pour le 21 avril 2023 et à retourner à l’adresse suivante : simon.lebouteiller[arobase]unicaen.fr.

AAC : Colloque international / International Symposium Sous le signe de Saxo / Under the Sign of Saxo

AAC : Colloque international / International Symposium Sous le signe de Saxo / Under the Sign of Saxo

Histoire, identité et nation dans la Geste des Danois /
History, Identity and Nation in the History of the Danes


Comité d’organisation / Organizing committee : Christian Bank Pedersen (Caen), Simon Lebouteiller (Caen), Ingvil Brügger Budal (Bergen), Caroline Olsson (Lyon), François Émion (Paris), Frédérique Harry (Paris), Jules Piet (Strasbourg), Peter Andersen
(Strasbourg)
Laboratoires partenaires / Partnerships : EA 4254 (ERLIS, Caen), EA 1853 (LCE, Lyon 2), UR 3556 (REIGENN, Paris), UR 3400 (ARCHE, Strasbourg), HVL (Høgskulen, Bergen)
Lieu / Place : Auditorium du Château de Caen / Auditorium of the Caen Castle
Dates / Dates : 23-24/06/2023
Conférencier principal / Keynote speaker :
Mia Münster-Swendsen, Professeur, Université de Roskilde / Professor, Roskilde University :
“(Re)constructing the Past – Saxo and Contemporary European Historiographies”
Date-limite pour les propositions de communication / Deadline for paper proposals :
31/12/2022

Envoi / Submission : christian-bank.pedersen@unicaen.fr + simon.lebouteiller@unicaen.fr

Appel à communications
Dans la plupart des pays européens, la constitution de l’identité nationale est un phénomène
dont l’on situe traditionnellement la naissance entre les XVIIIe
et XIXe siècles. Il en est de même pour le Danemark où la perte de la Norvège en 1814 et la défaite de 1864 face à la Prusse et son alliée l’Autriche revêtent une importance toute particulière. Les prémisses de ce phénomène sont toutefois perceptibles dès le Moyen Âge, la Geste des Danois occupant à ce
titre une place primordiale. Commencée vers 1180 sous l’impulsion de l’archevêque Absalon
et achevée autour de 1210, son auteur, Saxo Grammaticus, propose ici une histoire
monumentale des souverains danois sur plus de 2000 ans. Après une préface incluant une
description géographique du Nord, Saxo consacre une première partie de son œuvre aux rois
mythiques du Danemark en faisant débuter son récit avec l’ascension au trône de Dan, le
fondateur éponyme de la nation danoise. Puis, dans un second temps, il aborde les règnes
successifs des souverains historiques, de Harald à la Dent Bleue (v. 958-v. 985), que
l’historiographie traditionnelle présente comme l’unificateur et l’évangélisateur du
Danemark, à Valdemar le Grand (1157-1182).
Si cette immense fresque latine connaît une diffusion limitée au Moyen Âge, elle bénéficie
d’un important regain d’intérêt dès le début de l’époque moderne. Le Danemark se dote ainsi
d’un glorieux passé et, à certains égards, la Geste des Danois apparaît comme un texte
fondateur à l’image de l’Iliade en Grèce, de l’Énéide en Italie, de la Chanson de Roland en
France et de la Chanson des Nibelungen en Allemagne. Avec l’édition princeps de 1514, la
Geste des Danois devient une référence incontournable pour l’historiographie danoise
jusqu’au Siècle des Lumières, tandis qu’elle suscite davantage une lecture hostile du côté
suédois. Mais si les historiens actuels se montrent plus prudents à l’égard de la véracité de ce
récit, la Geste des Danois reste aujourd’hui une source centrale pour étudier le Danemark
médiéval et est à ce titre perçue comme le grand classique du Moyen Âge danois. Elle
demeure toutefois une œuvre relativement méconnue à l’étranger, même si elle a servi de
matrice à plusieurs réécritures célèbres, en premier lieu les légendes de Guillaume Tell en
Suisse et de Hamlet en Angleterre.
Le colloque entend mettre en lumière la constitution d’une identité nationale danoise en se
focalisant notamment, mais non exclusivement, sur Saxo et son œuvre. Les contributions
pourront porter sur l’archéologie et les textes antérieurs à la Geste des Danois, par exemple
pour confronter le récit de Saxo à la réalité historique, sur la réception médiévale de la Geste
des Danois
avant l’édition de 1514, sur la période durant laquelle cette œuvre est considérée
comme une « Bible » nationale, surtout à l’occasion des conflits avec la Suède, sur la
naissance de l’historiographie danoise moderne et le changement de paradigme, au profit
notamment de la préhistoire, de l’archéologie et du récit viking, sans pour autant négliger la
réception contemporaine de Saxo, entre autres à travers les nombreuses traductions.
Les interventions pourront être présentées en français ou en anglais. Les propositions de
communication d’environ 300 mots sont attendues au plus tard pour le 31 décembre
2022 avec une courte biographie. Elles seront à retourner aux adresses suivantes : christian-bank.pedersen@unicaen.fr et simon.lebouteiller@unicaen.fr

Call for papers
In most European countries, the formation of national identity is a phenomenon whose birth
is traditionally situated between the 18th and 19th centuries. This is also the case for Denmark
where the loss of Norway in 1814 and the 1864 defeat to Prussia and its Austrian ally are of
particular importance. The premises of this phenomenon are however already perceptible in
the Middle Ages, the Gesta Danorum (The History of the Danes), occupying a primordial
place in this respect. Begun around 1180 at the instigation of Archbishop Absalon and
completed around 1210, its author, Saxo Grammaticus, offers in his work a monumental
history of Danish sovereigns over more than 2000 years. After a preface including a
geographical description of the North, Saxo devotes the first part of his work to the mythical
kings of Denmark, starting his story with the ascension to the throne of Dan, the eponymous
founder of the Danish nation. Then, in a second section, he approaches the successive reigns
of historical sovereigns, from Harald Bluetooth (c. 958-c. 985), considered by traditional
historiography as the unifier and evangelizer of Denmark, to Valdemar the Great (1157-
1182).
This immense Latin fresco, which attained only a limited circulation in the Middle Ages,
benefits from a major revival of interest from the beginning of the modern era. Denmark thus
acquires a glorious past and, in certain respects, the Gesta Danorum appears as a founding
text like the Iliad in Greece, the Aeneid in Italy, Roland’s Song in France and the Song of the
Nibelungs
in Germany. With the first edition of 1514, the Gesta Danorum became an essential
reference for Danish historiography until the Age of Enlightenment, while it provoked a more
hostile reading on the Swedish side. If current historians are more cautious about the veracity
of this account, the Gesta Danorum remains today a central source for studying medieval
Denmark and is therefore perceived as the great classic of the Danish Middle Ages. However,
it is still a relatively unknown work abroad, even if it served as a source of inspiration for
several famous rewritings, such as the legends of William Tell in Switzerland and Hamlet in
England.
The symposium intends to study the constitution of a Danish national identity by focusing on
Saxo and his work, albeit not exclusively. Contributions may relate to archeology and texts
prior to the Gesta Danorum – for example to compare Saxo’s account with historical reality
–, to the medieval reception of the Gesta Danorum before the 1514 edition, or to the period
during which this work is considered as a national “Bible”, especially during the conflicts
with Sweden. Contributions may also give thought to the birth of modern Danish
historiography and the change of paradigm, in particular for the benefit of prehistory,
archeology and the Viking story, or examine the contemporary reception of Saxo, for instance
through the many translations.
The papers will be in French or in English. Paper proposals (approximately 300 words) must
be sent by the 31st of December 2022
with a short biographical note. They will be sent to the
following e-mail addresses: christian-bank.pedersen@unicaen.fr et
simon.lebouteiller@unicaen.fr

AAC Colloque sur les phénomènes V3 dans les langues germaniques V2

AAC Colloque sur les phénomènes V3 dans les langues germaniques V2

Cracks in the bottleneck:

Verb-third and the polyoccupation of the initial slot in verb-second languages

Insights from Germanic and beyond

Sorbonne Université, Paris

February 16th – 17th, 2023

Convenors: Sarah Harchaoui (Sorbonne Université) & Pierre-Yves Modicom (U. Bordeaux Montaigne)

CALL FOR PAPERS

The full call be downloaded on: https://v2v3.sciencesconf.org/page/call

With the exception of English and its varieties, all Present-Day Germanic languages display some kind of verb-second (V2) rule, according to which the finite verbal form has to be put in the second position of the clause, at least in declarative utterances and wh-questions. But the exact contours of the V2 rule vary strongly from one language to the other. For instance, in some languages, the selection of the pre-finite constituent is totally blind to whether it is the subject argument or not (e.g. High German), whereas others make a significant difference (e.g. Icelandic). But above all, the “bottleneck” (originally a theory-internal label, going back to Haegeman 1996) demanding that one and only one constituent be placed before the finite verb is not equally respected in all Germanic varieties. Previous cross-Germanic insights into these V3 phenomena can be found, among others, in Freywald et al. (2015), Walkden (2017), Alexiadou & Lohndal (2018), or in some of the studies collected in Meklemborg & Wolfe (2021).

The present conference is concerned with all kinds of violations of this “bottleneck” in any variety of Germanic, present and past (including former V2 stages of English). We warmly encourage cross-Germanic comparison, studies from a historical perspective, sociolinguistic analyses, and investigations centred on language contact including code-switching. V3 has been extensively mentioned in syntactic descriptions of urban vernaculars, and comparison with other varieties may prove fruitful.

The conference is open to contributions from all theoretical frameworks. We also welcome contrastive proposals comparing Germanic and non-Germanic V2 languages, such as Medieval Romance languages or subsisting V2 varieties in Romance; Estonian; or any other language, regardless of their family and location.

Proposals for contributions (3000 signs max., excluding references) should be sent to:

conference.V2V3 [AT] protonmail.com

before October 15th, 2022

The working language of the conference will be English.

Table ronde doctorale à Paris

Table ronde doctorale à Paris

La négociation des identités en contexte nordique et arctique

Table ronde doctorale le vendredi 25 février 2022. Appel ouvert jusqu’au 11 février 2022.

Page internet de l’événement : https://nord.uqam.ca/evenement/table-ronde-doctorale-paris

École des hautes études en sciences sociales, Campus Condorcet, Paris

En collaboration avec le Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique de l’Université du Québec à Montréal, l’Université de Caen, Sorbonne-Université et l’Université des Îles Féroé

Les doctorant(e)s dont la thèse porte sur un sujet nordique ou arctique sont invité(e)s à soumettre une proposition de participation à cette table ronde doctorale, qui prendra la forme d’une classe de maître, où ils(elles) pourront présenter en 15 minutes le sujet de thèse dans le contexte de la négociation des identités, sujet qui sera ensuite commenté par le comité scientifique (Yohann Aucante, Daniel Chartier, Malan Marnersdóttir, Harri Veivo et Sylvain Briens) ainsi que par l’ensemble des participants. L’objectif est de permettre la discussion sur des propositions nouvelles sur les identités du Nord, et de favoriser les échanges et les collaborations nouvelles pour les doctorant(e)s.

Les personnes intéressées sont priées d’envoyer une proposition de participation d’ici au vendredi 11 février 2022, composées d’un titre, d’un résumé de 15 lignes de leur thèse, d’une notice bio-bibliographique de 5 à 10 lignes, de leur affiliation universitaire, ainsi que de leur adresse courriel, en l’adressant à imaginairedunord@uqam.ca Pour les étudiant(e)s qui présenteront leur projet, nous pourrons prendre en charge le billet de train aller-retour vers Paris.

L’événement se tiendra en présentiel dans la salle 50 du bâtiment de l’EHESS au Campus Condorcet (2, Cours des humanités, 93330 Aubervilliers, métro Front Populaire, ligne 12, Paris), si les conditions sanitaires le permettent. Les propositions de participation à distance ne pourront pas être retenues. Parmi les candidatures reçues, un maximum de 6 pourront être retenues pour présenter leur projet de thèse en 15 minutes lors cette Table ronde doctorale, mais les autres doctorant(e)s seront bienvenu(e)s pour participer aux discussions. La Table ronde doctorale se tiendra de 9h30 à 12h30; elle sera suivie de 14h30 à 16h30 d’un second événement, cette fois en anglais, sur les enjeux et défis de la rédaction des histoires culturelles et littéraires dans le Nord, portant sur la Finlande, les Îles Féroé, la Norvège, l’Islande et le monde inuit.

Organisateurs : Daniel Chartier (CRILCQ, Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, Université du Québec à Montréal) et Yohann Aucante (Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron, École des Hautes Études en Sciences sociales). Autres membres du comité scientifique : Sylvain Briens (Sorbonne-Université), Malan Marnersdóttir (Université des Îles Féroé), Harri Veivo (Université de Caen).

AAC : Les lieux de rencontre

AAC : Les lieux de rencontre

Circulation des savoirs autour de la mer Baltique du Moyen Âge au début du XXe siècle

Après deux éditions, l’une autour du thème “Éducation, pédagogie et formation” (2020) et l’autre sur la “Culture du pouvoir, pouvoir de la culture” (2021), nous avons le plaisir de vous annoncer qu’une troisième édition de la journée d’étude, “Circulation des savoirs autour de la mer Baltique du Moyen Âge au début du XXème siècle”, se tiendra à Toulouse le jeudi 3 mars 2022 et aura pour thème :

Les lieux de rencontre

Cet appel s’adresse aussi bien aux masterant.e.s qu’aux chercheur.se.s plus confirmé.e.s, dont les recherches concernent l’espace baltique et les régions qui la composent (Allemagne, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pologne, Russie, Suède), mais également ses régions historiques (Prusse, Pologne-Lithuanie…). Cette liste n’est toutefois pas exhaustive et nous serions ravis de nous voir proposer des communications qui ouvriraient de nouveaux champs de recherches en lien avec la Baltique. Les études sur les pays baltes sont vivement sollicitées.

Enfin, cette journée se voulant transdisciplinaire, nous encourageons les propositions issues de disciplines autres que l’histoire et l’histoire de l’art (linguistique, littérature, civilisation, archéologie, géographie, architecture, entre autres).

Argumentaire

Lieu : Un lieu est une portion d’espace sujette à des appropriations singulières et à des mises en discours spécifiques.
Au sens strict, un lieu n’a pas d’étendue ou une étendue limitée : on le parcourt à pied et on peut l’embrasser du regard. Mais alors que le paysage mobilise principalement le regard, on fréquente, on parcourt un lieu, on y agit. Dans un sens plus large, tout est question d’échelle et la Terre peut être considérée comme un lieu, d’autant plus qu’il est possible de l’embrasser du regard depuis l’espace. Le lieu peut être chargé d’une signification forte, sa charge symbolique dépasse alors sa réalité physique concrète, c’est ce que désigne le haut-lieu. (…)

La notion de lieu a été choisie pour cette journée d’étude pour sa capacité à questionner différemment et pertinemment l’espace baltique, tout comme le fit Pierre Nora pour la mémoire. En effet, qu’elles soient aléatoires, récurrentes ou programmées, les rencontres, humaines, matérielles ou intellectuelles, sont la conséquence de mobilités et d’interactions dans un espace donné. Là où la périodisation, nécessaire, voire indispensable aux historiens a pu parfois diminuer l’importance de l’espace dans lequel se produisent les actions étudiées, ces lieux de rencontres fournissent le cadre d’un moment en rupture. Le lieu doit être ainsi l’armature pour de nouvelles constructions qui “peuvent aider à formuler certaines réponses, même si elles ne les fournissent pas totalement”.

Pour cette journée, nous avons à cœur d’aborder la notion des lieux de rencontre dans le contexte de la mer Baltique. Loin d’être anecdotique, ce véritable carrefour politique, économique, culturel et artistique, fut le théâtre d’un grand nombre d’événements, appartenant à la grande histoire, mais aussi à la petite, et qui marquèrent durablement son histoire tout comme son identité, et celles des régions qui l’entourent.

La mer Baltique renferme également une dualité entre les lieux réels, physiques et matérialisés dans l’espace d’une part, et, d’autre part, les lieux imaginaires tels qu’ils sont dépeints dans la presse, les récits de voyage, en peinture, et/ou fictifs (contes, poésie, pièces de théâtre, romans, entre autres).

Les spécificités naturelles de la Baltique la distinguent des autres espaces maritimes : un climat qui peut se montrer rude (températures négatives, neige en abondance, fonte des glaces), ainsi qu’une faune et une flore particulières, voire endémiques, qui y correspondent. Un patrimoine particulier s’y développe, sortant de terre des lieux de mobilité spécifiques : ports, villes, canaux, rivières et fleuves. Les matériaux utilisés (le Backsteingotik de Stockholm, le granite des quais de la Neva, etc.) sont autant de témoins des singularités de cette région. Les spécificités se retrouvent à différentes échelles – du local à la mer Baltique dans son ensemble – d’échanges ou de réseaux qui, par ailleurs, cohabitent.

Quelques idées de thèmes qui pourraient être abordés durant cette journée :

–  les différents espaces naturels de la Baltique : l’espace maritime, la forêt, lamontagne, etc. ; les liens entre eux ;

–  les lieux de pouvoir politique : palais royaux et châteaux, Parlements, diètes, cours dejustice, assemblées décisionnaires ;

–  les lieux de culture et de savoirs : écoles, académies, bibliothèques, musées, etc. ;

–  les oppositions qui caractérisent cet espace : ville/campagne, nord/sud,capitale/province, privés/publics, jour/nuit, terre/mer ; et les jeux d’échelle ; espace/zone/ terre et mer/région/ville/cercle ;

–  les représentations des lieux de la Baltique : paysages, architectures, littérature, etc. ;

–  les lieux difficiles à appréhender, parce qu’éphémères : liés à des événementstemporaires (foires, expositions, etc.), lieux de célébration ponctuels (arcs et portes de triomphe) ; invisibles : colonies lointaines, expéditions vers des lieux inconnus (expéditions polaires et arctiques, mission d’évangélisation) ; disparus ou en ruine ;

–  les lieux de mobilité et les modes de transport : bateaux, traîneaux, calèches, transports en commun/transports individuels, etc.

Proposition de communication – Submission Guidelines
Les propositions, en français ou en anglais, de 2000 signes (espaces compris) seront accompagnées d’une courte présentation (structure de rattachement, sujet de recherche, travaux..). Elles doivent être envoyées avant le lundi 4 octobre 2021 à l’adresse suivante : cbaltique@gmail.comEach proposal must contain a short bio-bibliographical note (name, surname, e-mail address and academic affiliation) and a short abstract of the paper accompanied by a provisional title (max. 1,500 characters including spaces). We accept interventions in French and English.No later than Monday October 4th 2021, at this email : cbaltique@gmail.comDate : jeudi 3 mars 2022
Lieu : Hôtel d’Assézat, Toulouse.Comité d’organisation – Organizing committee
Lisa Castro, doctorante en histoire contemporaine à l’Université Toulouse Jean Jaurès Hugo Tardy, doctorant en histoire de l’art moderne à l’Université Toulouse Jean Jaurès.


Comité scientifique – Scientific Committee

Marie-Thérèse Duffau, Chargée de recherche CNRS, Laboratoire FRAMESPA (UMR 5136) – Université Toulouse – Jean Jaurès.
Pascal Julien, Professeur d’histoire de l’art à l’Université Toulouse – Jean Jaurès.
Jean-Marc Olivier, Professeur d’histoire à l’Université Toulouse – Jean Jaurès.

Anne Perrin-Khelissa, Maître de conférences à l’Université Toulouse – Jean Jaurès.

Contacts :
cbaltique@gmail.com

Bibliographie indicative

AUCHET, M., (1997), « Variations sur le thème de la (petite) sirène. Quelques réflexions sur la symbolique de l’eau dans les littératures scandinaves », Anthropologie de l’eau, Nancy, Presses universitaires de Nancy, p. 55-66.

Pierre-Yves BEAUREPAIRE et Pierrick POURCHASSE (dir.), Les circulations internationales en Europe années 1680-années 1780, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2010, 501 p.

Nathalie BLANC-NOËL, La Baltique : une nouvelle région en Europe, Paris, L’Harmattan, 2002, 174 p.

Alain CORBIN, Le territoire du vide. L’Occident et le désir du rivage, 1750-1840, Paris, Aubier, 1988, 412 p.

André LOUCHET, Atlas des mers et des océans, Paris, Éditions Autrement, 2015, 95 p. Witold MACIEJEWSKI, The Baltic Sea Region: Cultures, Politics, Societies, Baltic

University Press, 2002, 686 p.

Émir MAHIEDDIN, « Penser l’anthropologie de la Baltique », L’Homme. Revue française d’anthropologie, vol. 226, 2018, pp. 67‐102Philippe MEYER, Baltiques. Histoire d’une mer d’ambre, Paris, Perrin, 2013, 499 p. Michael NORTH, The Baltic: a history, Cambridge, Harvard University Press, 2015, 427 p.

ORTOLLAND, D., PIRAT, J-P., (2008), Atlas géopolitique des espaces maritimes, Frontières, énergie, pêche et environnement, Paris, Éditions Technip, 277 p.

Daniel ROCHE, Humeurs vagabondes : de la circulation des hommes et de l’utilité des voyages, Paris, Fayard, 2003, 1031 p.

Alain SCHNAPP, Une histoire universelle des ruines : des origines aux Lumières, Paris, Seuil, 2020, 744 p.

Deshima, “Géographie et imaginaire”, n°14/2020, 348 pages.

AAC :  Les formes nationales du rire

AAC : Les formes nationales du rire

Le Centre des sciences des littératures en langue française (CSLF) de l’université Paris Nanterre organise les 18-20 mai 2022, en collaboration avec les universités de Lausanne et de Namur, un colloque sur “les formes nationales du rire”, à l’époque contemporaine (voir la présentation ci-jointe du projet). Un livre de synthèse est programmé au cours de l’année suivante, dans le prolongement du récent L’Empire du rire, 19e-21e siècle (Matthieu Letourneux et Alain Vaillant dir., CNRS éditions, 2021). Il manque à ce jour des contributions, indispensables, sur la culture comique en Europe du Nord depuis la Seconde Guerre mondiale : pour toute proposition ou toute demande de précision, écrire à Alain Vaillant, université Paris Nanterre, alaingp.vaillant@gmail.com.

IVe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques

IVe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques

L’appel à communications est prolongé jusqu’au 15 mai 2021

Site du congrès : https://apen2021.sciencesconf.org

Courriel de contact : apen2021@sciencesconf.org

Le IVe Congrès de l’Association pour les Études Nordiques sera organisé à Paris les 18, 19 et 20 novembre 2021 par l’Inalco en partenariat avec la Sorbonne Université, l’EHESS, la Bibliothèque Sainte-Geneviève avec son département de la Bibliothèque nordique, la BULAC et la Bibliothèque nationale de France ainsi que les unités de recherche CESPRA, CREE, REIGENN et SEDYL.

Cet événement s’inscrira dans le prolongement des précédentes éditions du congrès de l’APEN qui a vocation de promouvoir les études nordiques francophones et de réunir des chercheurs et des doctorants qui travaillent dans des disciplines diverses (anthropologie, arts visuels, cinématographie, économie, géographie, histoire, littérature, linguistique, sociologie, science politique, traductologie, etc.) tout en partageant un intérêt pour la sphère du Nord de l’Europe, avec, cette année, une ouverture vers les pays baltes.

L’objectif du congrès 2021 sera d’interroger la notion de Nord et de réfléchir à son contenu et à ses limites, en l’étudiant sous différents prismes et en accordant une attention particulière aux échanges, aux circulations et aux imaginaires, tant présents que passés, dans l’espace qui va de l’Islande jusqu’à la Baltique orientale.

Dans cette perspective, des questions se posent : Qu’est-ce qui unit ou unissait cet espace nordique auquel appartiennent les rives orientales de la Baltique ? Qu’est-ce qui le divise ou divisait ? Qu’est-ce qui transcende les divisions dans cet espace ou ses sous-espaces ?

Nous sollicitons des propositions de communication qui, sans s’y limiter, pourront s’inspirer des thèmes suivants :

  • Les frontières dans l’espace nordique-baltique : Quelles sont et ont été les frontières de cet espace et internes à cet espace (naturelles, politiques, fantômes, artistiques, culturelles, linguistiques, etc.) ? Comment se manifestent-elles et comment sont-elles matérialisées ? Comment sont-elles renforcées (notamment les frontières politiques en temps de coronavirus ou au moment de la crise des migrants) ? Comment sont-elles vécues, franchies (par les personnes, les idées, les savoir-faire), déconstruites (régionalisation, coopération) ou contournées ?  
  • Le terme « Nord » dans les langues parlées dans l’espace nordique-baltique : Quelle est l’origine de ce terme ? Quelle place occupe-t-il dans la langue ? En comparaison des noms des autres points cardinaux ? Comment ces mots structurent-ils l’espace (et éventuellement le temps) ? Les collocations typiques du mot « Nord » ; les locutions avec le mot « Nord » ou les mots qui y sont liés par dérivation ; la traduisibilité du terme « Nord ».
  • L’imaginaire du Nord médiéval : Il s’agira d’explorer l’imaginaire des mythes nordiques et des Vikings dans et en dehors de la sphère nordique aux périodes médiévale, moderne et contemporaine. Les communications pourront, entre autres, traiter des représentations académiques, culturelles, idéologiques, publicitaires, ludiques à travers une étude de cas ou une approche théorique. En lien avec la thématique principale du congrès, les participantes et participants pourront, si elles ou s’ils le souhaitent, s’intéresser au rôle joué par l’espace baltique dans cette réception.
  • Les récits du Nord : Seront également appréciées des communications qui se veulent être une exploration des récits, représentations, outils narratifs et médias (cinéma, littérature, arts graphiques, etc.), pensés comme constitutifs ou représentatifs de l’espace nordique, de l’espace balte ou de leurs liens. Il s’agira d’adopter une approche plurielle des caractères transnationaux et transmédiaux des récits du Nord et de se demander comment ceux-ci interrogent le bienfondé d’une identité nordique. Les réflexions pourront porter aussi bien sur les conditions économiques, technologiques, socioculturelles ou politiques de la production de ces diégèses que sur leurs dimensions esthétiques, le rapport aux médias, ainsi que sur les enjeux de représentation ou d’effacement des identités que ces récits véhiculent.
  • Les questions d’égalité femmes-hommes, de mixité et de diversité dans les sociétés de l’espace nordique-baltique ; traitement de ces questions dans la littérature, les œuvres d’art, le cinéma ; les pratiques langagières et la neutralité du genre.
  • Les rapports entre l’homme et la nature chez les habitants de l’Europe du Nord.

Ces thèmes sont seulement indicatifs. L’appel à communications est ouvert à tous les sujets qui s’inscrivent dans le domaine des études nordiques et baltes.

Soumission des propositions :

Les propositions de communication (de 20 minutes, suivies de 10 minutes de discussion) sont à soumettre via le site du congrès https://apen2021.sciencesconf.org (onglet : « Nouveau dépôt ») avant le 30 avril 2021.

Les propositions comprendront : un titre, un résumé de 300 à 400 mots (hors références bibliographiques), 5 mots-clés ainsi qu’une courte notice biographique.

Langues de travail : La langue principale du congrès est le français. Les communications en anglais sont aussi les bienvenues.

Droits d’inscription : 25 euros (gratuit pour les membres de l’APEN).

Comité d’organisation

Virginie Adam (Sorbonne Université, REIGENN), Yohann Aucante (EHESS, CESPRA), Florence Chapuis (BULAC), Laetitia de Ruffray (BnF), Outi Duvallon (Inalco, SEDYL) Benjamin Guichard (BULAC), Tiina Kaartama (Inalco, CREE), Katerina Kesa (Inalco, CREE), Eric Le Bourhis (Inalco, CREE), François Nawrocki (Bibliothèque Sainte-Geneviève) Aymeric Pantet (Université de Paris, CERILAC / Sorbonne Université, REIGENN), Hélène de Penanros (Inalco, SEDYL), Gaïa Perreaut (Sorbonne Université, REIGENN), Pierre-Brice Stahl (Sorbonne Université, REIGENN).

Comité scientifique

Yohann Aucante (EHESS), Christian Bank Pedersen (Université de Caen Normandie), Sylvain Briens (Sorbonne Université), Maurice Carrez (Université de Strasbourg), Louis Clerc (Université de Turku), Nicolas Escach (Sciences Po Rennes), Cyrille François (Université de Lausanne), Julien Gueslin (Musée de La Contemporaine), Maria Hellerstedt (Université de Lille), Annelie Jarl Ireman (Université de Caen Normandie), Katerina Kesa (Inalco), Eric Le Bourhis (Inalco), Margrethe Lykke Eriksen (Université de Mons), Anders Löjdström (Université de Lille), Thomas Mohnike (Université de Strasbourg), Rea Peltola (Université de Caen Normandie), Hélène de Penanros (Inalco), Karin Ridell (Université de Strasbourg), Arnaud Serry (Université de Havre), Frédérique Toudoire-Surlapierre (Université de Limoges), Dainius Vaitiekūnas (Université de Vilnius), Harri Veivo (Université de Caen Normandie).

Site du congrès : https://apen2021.sciencesconf.org

Courriel de contact : apen2021@sciencesconf.org

Thème : Overlay par Kaira.