Catégorie : Appels à contribution

CFP : Voyages vers le Nord, voyages vers les pays froids

CFP : Voyages vers le Nord, voyages vers les pays froids

Voici l’appel à la contribution pour le numéro de septembre 2019 de la revue “Viaggiatori” (www.viaggiatorijournal.com), qui aura comme thème “Voyages vers le Nord, voyages vers les pays froids”.

Dans l’esprit de la revue, à caractère interdisciplinaire, on accueillera les propositions de spécialistes en littérature, historiens, anthropologues et chercheurs dans le domaine politique, économique ou scientifique.

Informations pour l’envoi des propositions :

Les propositions en langue française, italienne ou anglaise (2000 signes, espaces compris), accompagnés d’une courte présentation biographique, sont à envoyer avant le 15 décembre 2018 à la responsable du numéro :

Alessandra Orlandini Carcreff : alessandra.carcreff @ gmail.com

Les propositions et les articles seront soumis à une double lecture. Les articles des contributeurs sélectionnés (55000 signes maximum, espaces et notes inclues) seront à envoyer avant le 30 avril 2019.

L’appel à la contribution est disponible en anglais et en italien. Il pourra être communiqué par mail sur simple demande.


Texte de l’Appel à Contribution :

« Le sentiment de l’isolement et de l’abandon remplit l’âme du voyageur qui traverse ces déserts du Nord. Rien ne vit autour de lui, tout est silencieux et mort. » (Charles Martins, 1866)

La représentation du Nord de l’Europe a beaucoup changé au fil des siècles.

Dans le monde gréco-romain, le concept de Nord était toujours très relatif et non relié à une précise région géographique, de même que le terme *Septentrion*, qui localisait une zone nordique qui s’élargissait d’est en ouest, de la Britannia à la Germania et à la Scythie, était assimilé parfois à la Bulgarie, d’autres fois à la Roumanie, à la Hongrie, à la Pologne ou à la Russie. Le Nord d’Homère était le pays des Cimmériens (c’est-à-dire au nord de la mer Noire), alors que pour Ptolémée, c’était le pays des Finnoi, des tribus finnoises ou lapones, qui n’étaient pas bien localisées. Il est bien compréhensible que, quand Pythéas de Marseille revint de son long périple dans la mer du Nord, aucun savant ne lui ait fait confiance, son Peri tou Okeanou étant considéré comme un recueil de fables. Il fallut attendre Pline l’Ancien, Tacite et Ptolémée pour identifier d’abord la Scandia (la partie méridionale de la Suède) et ensuite la Scandinavie.

Si la culture classique a le grand mérite d’avoir fait connaître le Nord de l’Europe dans ses œuvres littéraires et géographiques, elle est aussi responsable de l’image (très tacitéenne) d’un Septentrion obscur, inhabitable à cause du climat et en général négatif ; Adam de Brème et Saxo Grammaticus contribuèrent à la fixer dans la littérature médiévale. Tous ces savants fondaient leurs affirmations sur les ouvrages de référence classiques et sur les témoignages des marins et des marchands, les seuls à avoir parcouru ces régions extrêmes, pour en rapporter les fourrures et le célèbre ambre de la Baltique. Mais enfin, à partir du xve siècle, on commença à avoir quelques relations très intéressantes des premiers voyageurs (Pietro Querini, Paul Jove, Alessandro Guagnini) et trois œuvres savantes, qui peuvent être considérées encore aujourd’hui comme les fondements de la connaissance du Nord à l’époque moderne, même si encore liées à la mentalité médiévale car écrites en latin : ce sont les ouvrages de Jacob Ziegler, d’Olaus Magnus et de Johannes Scheffer. Si Ziegler reprit l’image barbare et sauvage des peuples du Nord, Olaus Magnus et Scheffer publièrent des études monographiques fondamentales pour la diffusion de la connaissance des pays nordiques en Europe. Leurs ouvrages furent souvent cités (et copiés) par les premiers voyageurs du xviie et xviiie siècle, mais on les trouve encore parmi les sources de la littérature de voyage du xixe siècle.

La paix du Cateau-Cambrésis en 1559 assura une certaine stabilité politique dans l’Europe centrale et méridionale, ce qui favorisa la grande saison du Grand Tour, sur les pas des anciennes civilisations, en Italie, en France et en Grèce. On a la preuve de cette tendance avec le nombre réduit de voyageurs dans le Nord de l’Europe. Par contre, à partir du xviie siècle, la guerre de Trente Ans, la Révolution française et les guerres napoléoniennes produisent une progressive instabilité politique et économique de l’Europe centrale et du Sud, ce qui amène les voyageurs à choisir les parcours nordiques, plus sûrs et moins dangereux, au moins au niveau politique. Au cours du xviie siècle, le Nord est difficilement choisi à cause du « petit âge glaciaire », qui rend les régions nordiques peu attractives, mais sans doute plus sûres.

Le xviie siècle voit donc apparaître les premiers vrais voyageurs dans le Nord ; la Laponie représente l’exotisme et attire les curieux européens. La Finlande, par contre, reste plutôt ignorée jusqu’au xixe siècle, car lorsqu’elle fait partie de la Suède, elle n’est qu’une province lointaine. Après la conquête russe, les voyageurs commencent à chercher à comprendre l’intérêt que le tsar y trouve. En outre, la cession du pays par la Suède à la Russie, sans trop de considération pour le peuple, contribue à réveiller l’instinct national chez les Finnois, qui se mettent à étudier leur ancienne culture. La publication du Kalevala et sa traduction française participent à la naissance d’un fort intérêt européen pour le pays qui a produit un poème comparable aux chants épiques anciens. Cependant, le pays nordique le plus connu en Europe (au-delà de la Russie) reste la Suède, grâce à certaines personnalités historiques et littéraires très célèbres dans l’Europe centre-méridionale, comme la reine Christine et le roi Charles XII, le maréchal français Bernadotte ou Carl von Linné.

Le but de ce numéro spécial de Viaggiatori est d’étudier le voyage dans les pays nordiques à travers les siècles et dans l’imaginaire des voyageurs de toute origine et culture. Mais pas seulement.

« Depuis des siècles, les artistes et écrivains du monde occidental imaginent et représentent le monde froid. Lorsque l’on s’y penche de plus près, celui-ci se décline en des imaginaires différenciés – le « Nord », la Scandinavie, le Groenland, l’Arctique, les pôles, voire l’hiver – qui se présentent le plus souvent dans un amalgame s’appuyant sur une simplification des formes – horizontalité – et des couleurs – blanc, bleu pâle, teintes rosées –, sur la présence de la glace, de la neige et de tout le registre du froid, sur des valeurs morales et éthiques – solidarité –, mais aussi, à sa jonction avec un « au-delà » où commence l’Arctique, sur la fin de l’écoumène européen et sur l’ouverture vers un monde « naturel », inconnu, vide, inhabité et éloigné : le Grand Nord. L’ensemble de ces représentations forme un système de signes, que j’appelle ici par commodité « l’imaginaire du Nord ». »

C’est précisément sur ces paroles de Daniel Chartier que nous voulons baser notre réflexion, en ouvrant les études monographiques de ce numéro de Viaggiatori à tous les pays froids et à la poétique de l’attraction du voyageur vers le « boréalisme », ce phénomène magistralement définit ainsi par Sylvain Briens.

Invitation au séminaire de recherche sur le boréalisme

Invitation au séminaire de recherche sur le boréalisme

Vous êtes cordialement invités au séminaire de recherche Boréalisme pour un atlas sensible du Nord. Le séminaire aura lieu chaque premier lundi du mois de 10 h à 12 h (rdv à 9 h 45) à la bibliothèque nordique (10, place du Panthéon, Paris).

Proramme 2018 :

Lundi 8 octobre : Boréalisme et orientalisme, méridionalisme avec Guillaume Ducueor et Mickaëlle Cedergren

Lundi 5 novembre : Boréalisme et questions historiographiques avec Martin Kylhammar

Lundi 3 décembre : Boréalisme et études médiévales avec Torfi Tulinius

Le boréalisme ouvre un champ disciplinaire dont l’ambition est de tracer l’histoire des déplacements, des transformations et des circulations se référant au « Nord ». Il se propose comme un nouveau prisme pour l’élaboration de travaux de recherche sur le Nord à la croisée des outils épistémologiques développés par les sciences historiques, la géographie, la littérature comparée, et plus généralement de l’histoire culturelle.

Ce programme se propose de dépasser la définition d’un « boréalisme » comme transposition de l’orientalisme afin de convoquer ce terme dans un sens plus large, pour désigner les mouvements croisés qui aboutissent à la fabrication d’un Nord non plus seulement scandinave mais aussi circumpolaire, sur une échelle historique plus large, de l’Antiquité à nos jours.

Le boréalisme peut être lu comme un cadre conceptuel pour penser une conceptualité spatiale qui refuse une essentialisation du « Nord » et de l’imaginaire collectif qui lui est associé, et pour saisir un processus dynamique qui redéfinit le « Nord » à chaque énonciation.

Pour plus d’information : Seminaire borealisme

 

La mythologie nordique en Fantasy

La mythologie nordique en Fantasy

Pour son 6ème numéro, Fantasy Art and Studiesvous invite à explorer les usages de la mythologie nordique en Fantasy, que ce soit en littérature, au cinéma, à la télévision, dans la bande dessinée ou les jeux vidéo.

Vous pouvez interroger (mais non exclusivement) :
– la manière dont ces réinterprétations apportent un nouvel éclairage sur les sources médiévales
– dans quelle mesure les représentations de la mythologie nordique en Fantasy perpétuent les conceptions romantiques du XIXe siècle
– dans quelle mesure les réécritures de mythes nordiques influencent les œuvres de Fantasy récentes
– l’évolution de ces représentations en Fantasy.

Pour son 6ème numéro, Fantasy Art and Studies vous invite à également soumettre vos meilleurs récits de Fantasy inspirés de la mythologie nordique, que vos personnages évoluent dans des mondes imaginaires, dans les temps anciens, ou de nos jours, dans les rues de nos villes modernes, ou des mondes lointains.

Vos articles (6 pages max., soit environ 30 000 signes) ou vos nouvelles (7 pages max.) en anglais ou en français sont à envoyer en format .doc, Times New Roman corps 12, interligne simple, au plus tard le 5 janvier 2019 à fantasyartandstudies@outlook.com

Lien pour plus d’information sur les articles 

Lien pour plus d’information sur les nouvelles

 

CFP Journée d’études : 1818 – 2018 Bicentenaire de l’accession de Jean-Baptiste Bernadotte aux trônes de Suède et de Norvège

CFP Journée d’études : 1818 – 2018 Bicentenaire de l’accession de Jean-Baptiste Bernadotte aux trônes de Suède et de Norvège

1818 – 2018 Bicentenaire de l’accession de Jean-Baptiste Bernadotte
aux trônes de Suède et
de Norvège

État des lieux et actualité de la recherche
Journée d’études
le 17 octobre 2018 à l’Université Toulouse Jean Jaurès (UT2J), à la
Maison de la Recherche, Salle E 412.

Les propositions de communication sont à envoyer avant le 1er septembre 2018.

Résumé
Cette journée d’études entend appréhender l’accession aux trônes de Suède et de Norvège
de Jean-Baptiste Bernadotte. Il s’agira de considérer cet événement à l’aune des renouvellements
historiographiques entamés à l’Université de Toulouse Jean Jaurès (UT2J) au sein du laboratoire
Framespa il y a maintenant plus de dix ans, et d’en élargir le cadre aux autres universités
françaises et à celles, plus lointaines, d’Europe du Nord. Les participants sont ainsi invités à
replacer la personnalité et l’exercice du pouvoir par Bernadotte dans une historiographie plus large
des bouleversements profonds que connaissent les États européens à la fin du XVIIIème et au
début du XIXème siècles.

This workshop aims to understand the accession to the thrones of Sweden and Norway by Jean-
Baptiste Bernadotte. The work presented aims to insert this event in the historiographical renewals
started at the University of Toulouse Jean Jaurès (UT2J) within the Framespa laboratory more
than ten years ago, and to extend the scope to others French universities and those more distant
from Northern Europe. The participants are thus invited to place Bernadotte’s personality and
exercise of power in a broader historiography of the profound upheavals experienced by European
states in the late eighteenth and early nineteenth centuries.

Argumentaire
Jean Baptiste Bernadotte, un Français sur les trônes de Suède et de Norvège
L’historiographie de la Suède contemporaine est peu présente dans la recherche française,
l’histoire moderne suscitant davantage d’intérêt, par exemple en ce qui concerne les relations
entretenues par la reine Christine de Suède (1626-1689) dans le cadre de la République des
Lettres. À l’occasion du bicentenaire de l’arrivée sur les trônes de Suède et de Norvège du
Français Jean-Baptiste Bernadotte (1763-1844), nous souhaitons interroger l’actualité des
recherches concernant la Scandinavie du XIXème siècle. Cette journée d’étude permettrait de faire
un état des lieux sur les avancées historiographiques internationales, tout en construisant des
coopérations d’ordre scientifique avec un pays où la dynastie Bernadotte occupe encore
aujourd’hui le trône suédois.

Né en 1763 à Pau dans une famille modeste, devenu maréchal d’Empire et beau-frère de
Joseph Bonaparte, Bernadotte parvient en 1810 à se faire élire prince héritier au trône de Suède. Il
arrive en Suède quelques mois plus tard, dans un contexte hautement instable. En effet en 1792 le
roi Gustave III est assassiné lors d’un bal masqué à l’Opéra de Stockholm. Son fils, Gustave IV, lui
succède, mais l’exercice gustavien du pouvoir conduit la noblesse à fomenter un coup d’État. Les
difficultés politiques s’accentuent en 1809 au cours de la guerre de Finlande contre la Russie, et la
noblesse révoltée renverse et exile le monarque le 13 mars 1809. Le frère de Gustave III, Charles
XIII, est alors choisi pour souverain. La perte de la Finlande à l’issue de la paix avec le tsar
constitue un véritable traumatisme national. Pour y remédier, la diète se réunit l’année suivante à
Örebro pour mettre en oeuvre une nouvelle constitution, mais aussi pour élire un héritier au roi
Charles XIII, sans enfant et dont les héritiers étaient en exil forcé. Elle désigne donc le maréchal
Bernadotte, avec pour objectif de se rapprocher de la France. Il s’agit aussi d’assurer une dynastie
en la personne de son fils, Oscar. Ce dernier constitue un atout important pour asseoir la dynastie
et légitimer la présence du Français sur un trône étranger. Le début de la décennie 1810 est
marqué par la prise de la Norvège en 1814, à laquelle Bernadotte, devenu Charles Jean, participe
activement. Le 5 février 1818, à la suite du décès de Charles XIII, il monte sur le trône de la double
monarchie de Suède et de Norvège. Cet avènement, célébré tant lors du couronnement à
Stockholm qu’à Trondheim, constitue un changement de dynastie et de politique internationale
majeur pour la Suède.

Un renouvellement historiographique notable
L’objectif de cette journée d’étude est donc à la fois de s’inscrire dans les renouvellements
historiographiques entamés à Framespa il y a maintenant plus de dix ans, et d’en élargir le cadre
aux autres universités françaises et à celles, plus lointaines, d’Europe du Nord. Nous pouvons citer
par exemple le projet Scandinavia in the revolutionary era, initié par des universités danoises,
suédoises et norvégiennes, et qui invite à replacer cette histoire du royaume suédois dans une
historiographie plus large des bouleversements profonds que connaissent les États européens à la
fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle, à la faveur de la Révolution française. Pour les
chercheurs scandinaves et étrangers, nous cherchons désormais à montrer tant l’innovation
politique qui caractérise cette période que la persistance des structures de l’absolutisme gustavien.
Ces études s’attachent aussi à mettre en avant la personnalité, et par conséquent l’exercice du
pouvoir de Bernadotte, tant dans les domaines privés que publics.

Cette journée d’étude a pour objectif d’élargir le panel des thématiques traditionnellement
étudiées lorsqu’il s’agit de cette période en s’intéressant tout autant aux générations suivantes de
cette jeune dynastie qu’aux évolutions politiques, économiques et sociales engendrées
indirectement par Bernadotte.

L’université Toulouse Jean Jaurès (UT2J) est un des piliers de la recherche sur la
Scandinavie en France avec notamment la publication de la Revue d’Histoire Nordique. Entre 2006
et 2010, une série de travaux de recherche de master sur le règne de Charles XIV Jean y ont
également été réalisés, tant sur la vie politique et la société suédoises que sur les enjeux
internationaux de l’époque.

Informations pratiques
La journée d’étude se tiendra le 17 octobre 2018 à l’Université Toulouse Jean Jaurès (UT2J), à la
Maison de la Recherche, Salle E 412.
Comité scientifique
Jean-François Berdah, maître de conférence (UT2J) rédacteur de la Revue d’Histoire Nordique.
Maurice Carrez, professeur d’histoire contemporaine (IEP Strasbourg), directeur scientifique de la
Revue d’Histoire Nordique.
Jean-Marc Olivier, professeur d’Histoire contemporaine (UT2J) et membre du comité de rédaction
de la Revue d’Histoire Nordique.
Conditions de soumission
Les propositions de communication (300 mots maximum, en français ou en anglais) et la notice
biographique sont à envoyer avant le 1er septembre 2018.
Nous vous ferons savoir dans le meilleur délai si votre proposition est retenue.
Contacts :
lisal.castro@gmail.com
thomas.gauchet@sciencespo.fr

22-23 MARS 2019 GÉOGRAPHIES ET IMAGINAIRES

22-23 MARS 2019 GÉOGRAPHIES ET IMAGINAIRES

La construction de l’espace dans l’Europe du Nord

Wilhelm Bendz, Paysage de montagne, 1831, Musée Hirschsprung, Copenhague (commons.wikimedia.org)

Journées d’études organisées en collaboration avec la BNU par Roberto Dagnino et Thomas Mohnike.

Depuis plusieurs années, l’espace a repris une position centrale dans l’analyse et l’interprétation des pratiques historiques et littéraires. Il s’agit non seulement d’un regain d’intérêt pour l’intervention dans l’espace concret mais aussi et surtout pour sa construction culturelle et médiatique en tant qu’ensemble de signes et de traces. Ces « géographies imaginées » fonctionnent à plusieurs niveaux, ayant un impact concret non seulement sur la construction physique de l’espace (monuments, bâtiments, frontières « visibles », etc.), mais aussi sur son appréhension cognitive par la projection de rêves et projets politiques, touristiques, esthétiques et économiques. Tout ceci montre bien que l’approche géographique ne peut désormais plus s’identifier avec une seule discipline monolithique, mais doit nécessairement faire l’objet d’un engagement pluriel où trouvent leur place les méthodologies de l’analyse littéraire ou de la recherche historique, tout comme les approches dérivant de l’histoire de l’art et de l’architecture, voire des théories politiques cognitivistes.

Ce colloque a l’ambition d’appliquer ces évolutions multidisciplinaires au Nord, interprété surtout – mais pas exclusivement – comme Europe du Nord au sens large, incluant la Scandinavie bien sûr, mais aussi l’aire néerlandophone, la région de la mer du Nord ainsi que les terres autour de la Baltique. La relation entre espaces et textes, la comparaison entre deux ou plusieurs aires géographiques, les études de cas autour de la conceptualisation de l’espace et les pratiques de maîtrise du territoire ne sont que quelques-unes des approches possibles de la thématique proposée.

Le présent colloque s’inscrit dans le cadre du projet de recherche sur les Mythèmes du Nord en circulation culturelle, qui organise des rencontres scientifiques depuis 2016. Il se tiendra à la BNU, qui présentera de son côté, du 17 mai au 20 octobre 2019, une grande exposition intitulée Hors du monde : la carte et l’imaginaire, traitant elle aussi des liens entre géographie et imagination.

Langues de travail : français, anglais.
Date limite pour propositions 31 octobre 2018 à : tmohnike@unistra.fr; roberto.dagnino@gmail.com

Appel à contributions : Mythes et réalités de l’arctique – Nordiques n° 37

Appel à contributions : Mythes et réalités de l’arctique – Nordiques n° 37

La région arctique est l’objet aujourd’hui d’un intérêt économique et géopolitique sans précédent grâce aux gisements de pétrole et de gaz et à l’ouverture annoncée des passages du Nord-Est et du Nord-Ouest à l’exploitation commerciale. Cette « ruée vers le nord » et les convoitises, les rivalités et les alliances politico-économiques qu’elle engendre se jouent sur un terrain marqué par une longue et complexe histoire politique et culturelle. L’arctique est marqué par des conditions climatiques et des expériences historiques qui ont façonné des formes de vie sociale, des organisations politiques et des constructions identitaires particulières. Il est une région de richesses et de contrastes, de peuples indigènes et de populations venues d’ailleurs, de nature menacée et de technologies de pointe, de tourisme rayonnant mais problématique, de projets portés par les États et de formes de coopération internationale, d’histoire ancienne et de projets d’avenir.

Le numéro 37 de la revue Nordiques cherche à présenter et analyser les mythes et les réalités de l’arctique défini dans un sens large, qui couvre les régions septentrionales de la Finlande, de la Suède et de la Norvège, l’Islande, le Groenland, et les régions transfrontalières comme la Russie et le Canada du nord.

Quels sont les enjeux actuels de la gestion politique des régions et des ressources. Sont-ils à lire sous une optique néo- ou postcoloniale ? L’arctique est-il un territoire disputé dans son historiographie, dans sa mémoire, dans son identité et dans ses représentations ? Quels récits et quels genres de représentation littéraire ou artistique rendent compte des tensions et des aspirations qui s’y croisent ? Ces questions pointent vers quelques interrogations importantes, mais n’épuisent pas l’ensemble de la problématique.

Fidèle à son ouverture disciplinaire, la revue accueillera des propositions qui mobilisent les études littéraires et culturelles, la géographie, la sociologie, l’économie, la politique ou d’autres champs en lien avec la thématique des « mythes et réalités de l’arctique ». Les avis d’intention pourront être adressés à harri.veivo@unicaen.fr avant le 15 juin 2018. Les articles de 40 000 signes maximum, références comprises, devront être remis avant le 31 octobre 2018 pour une publication en printemps 2019.

Numéro d’hommage à Régis Boyer

Numéro d’hommage à Régis Boyer

Nous éditons un hommage à Régis Boyer qui paraîtra dans la revue Etudes germaniques pour décembre 2018. La publication sera consacrée à la période médiévale et portera sur les sagas, un thème qui lui tenait à cœur. Si vous êtes intéressé, merci de nous faire parvenir un titre provisoire ainsi qu’une courte description de l’article (environ 300 mots) pour le 28 mai aux adresses suivantes : pierrebricestahl@gmail.com et ffrem@aol.com. La date de remise des articles est fixée au 6 août.

Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire,
Bien cordialement,
Pierre-Brice Stahl et François Emion

AàC : Pays Nordiques/Histoire de l’art

AàC : Pays Nordiques/Histoire de l’art

Poursuivant son projet de publier des numéros thématiques, Perspective : actualité en histoire de l’art s’associe pour la première fois au Festival de l’histoire de l’art et consacrera son volume 2019 – 1 à l’espace scandinave (Danemark, Suède, Norvège, Finlande, Islande, Groenland et Îles Féroé).

Après le Maghreb, Perspective se détourne une nouvelle fois de l’État-nation au profit du territoire ; il s’agira d’en interroger l’étendue et les spécificités en tant que construction culturelle et historique dont les contours ont fluctué au cours du temps. À rebours de toute approche endogène ou essentialiste, la thématique sera considérée à l’aune des représentations, des récits et des imaginaires qu’elle a nourris au travers des échanges entretenus avec le reste de l’Europe, voire du monde.

Cet appel à contributions entend ainsi susciter un ensemble de propositions explorant la thématique proposée dans son amplitude la plus grande : les sujets relatifs aux œuvres d’art et au patrimoine, à l’histoire de l’architecture, de l’urbanisme, à l’archéologie, à la muséographie, à la danse, au design, à la musique, à la photographie, au cinéma, voire au théâtre, sont les bienvenus à condition qu’ils soient envisagés au prisme de l’histoire de l’art, d’une part, et qu’ils s’inscrivent dans la ligne éditoriale de Perspective qui publie des articles (25 000 ou 45 000 signes) offrant des bilans historiographiques sur des questions qui font l’actualité de la discipline dans ou sur le territoire envisagé, d’autre part. Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction du numéro quelle que soit la langue.

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes et une biographie de 2 ou 3 lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) avant le 25 mai 2018.
Les auteurs des articles retenus seront informés de la décision du comité avant la fin juin, tandis que les articles seront à remettre le 1er décembre 2018 pour une parution en mai 2019.

> télécharger l’appel
download the English version of the call for papers

Pour en savoir plus, consultez la page de la revue sur le site de l’INHA et parcourez Perspective en ligne ici

Contact

Revue Perspective – rédaction

+33 1 47 03 85 22

Master class en études nordiques le 22 & 23 novembre 2018 à Caen

Master class en études nordiques le 22 & 23 novembre 2018 à Caen

Les expressions de souhait de participation : le 1er mai 2018

Nous avons le plaisir de vous convier à une master class en études nordiques pour doctorants et étudiants de master avancés francophones organisé le 22 et 23 novembre 2018 à Caen conjointement par l’Université de Caen Normandie (Harri Veivo) et l’Université de Strasbourg (Thomas Mohnike).

Pendant deux jours, les participants auront la possibilité de discuter, sous forme de workshops participatifs, leurs projets de recherche et des questions méthodologiques et empiriques dans le domaine des études nordiques avec trois grands spécialistes des universités nordiques, des chercheurs français et les autres participants.

Les spécialistes nordiques sont :
Gunilla Hermansson, professeur de littérature, Université de Göteborg.
Torben Jelsbak, professeur associé à l’Institut d’études nordiques et linguistiques, Université de Copenhague.
Turo-Kimmo Lehtonen, professeur de sociologie, Université de Tampere.

Le voyage, les repas et l’hébergement seront offerts pour tous les participants.

Les expressions de souhait de participation sont attendues pour le 1er mai 2018 avec un bref descriptif du projet de recherche en cours ou envisagé (300 mots) et un CV. Merci d’envoyer le dossier à : Harri Veivo <harri.veivo@unicaen.fr> et Thomas Mohnike <tmohnike@unistra.fr>.

Les projets de recherche à présenter à la master class (environ 5 pages) sont attendus pour le 15 octobre 2018

La master class est soutenu par l’EA 4254 ERLIS, l’EA 1341 Etudes germaniques et nord-européennes, la MRSH de Caen, l’Ambassade de Finlande et le SNU, le Comité de coordination pour les études nordiques à l’étranger.

Bienvenue à Caen !

Appel à propositions pour la revue Nordiques (2018)

Appel à propositions pour la revue Nordiques (2018)

L’éducation dans tous ses états

Depuis une quinzaine d’années, les systèmes éducatifs sont en proie à d’importantes transformations qui se construisent de plus en plus dans une comparaison et une compétition internationales intenses. Les mesures de performance éducative du type PISA ou les classements internationaux des universités, mais aussi la vogue des neurosciences ont ajouté leurs effets aux réformes de la gouvernance et du management de l’éducation. Les pays nordiques, à bien des égards, sont perçus comme une sorte d’avant-garde en matière de réformes et d’expérimentations dans ce domaine, avec des trajectoires et des résultats apparents qui semblent très variables d’un pays à l’autre.  Ainsi les très bons résultats récurrents de la Finlande aux enquêtes PISA ont-ils constitué une source d’interrogation pour les voisins et pour d’autres pays. Ce numéro de Nordiques vise à déplacer le curseur et à élargir le spectre de questionnements afin de mieux situer et comprendre certaines de ces transformations profondes dans des pays où l’on sait que la tradition d’éducation populaire a été une marque de fabrique d’ambitions égalitaires. Que reste-t-il de ces modalités d’accès au savoir qui transitaient par les écoles populaires ou les cercles de formation ? Qu’en est-il de la formation tout au long de la vie dans des pays où les politiques de l’emploi et du chômage sont devenues très strictement encadrées ? Comment se distinguent les politiques, méthodes et expériences éducatives entre les pays et au regard du reste de l’Europe ? Voici quelques questions qui pourront servir de guide aux propositions de contributions mais ne sauraient être limitatives. Fidèle à son ouverture disciplinaire, la revue Nordiques accueillera des propositions qui mobilisent la littérature, la linguistique et les études culturelles (notamment en lien avec l’éducation aux langues, l’intégration dans les systèmes scolaires, etc.) ou d’autres champs en lien avec la question du renouvellement des formes de l’éducation. Les avis d’intention pourront être adressés à aucante@ehess.fr avant le 15 mars 2018. Les articles de 40 000 signes maximum, références comprises, devront être remis avant le 31 juillet 2018 pour une publication à l’automne 2018.

Thème : Overlay par Kaira.