Catégorie : Colloques et conférences

AAC : La perte du Nord. Trajectoires de l’histoire européenne de l’imaginaire du Nord

AAC : La perte du Nord. Trajectoires de l’histoire européenne de l’imaginaire du Nord

Victor Tissot, Constant Améo : Le pôle nord et le pôle sud, Firmin-Didot (Paris) 1887. CC-BY numistral.fr

Organisé par Raphaël Jamet & Thomas Mohnike

Strasbourg, 20 & 21 mai 2026

[English below]

A l’occasion de la préparation d’une exposition à la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg en 2027 consacrée à la création du Nord comme espace de désir et d’effroi dans l’histoire européenne et sa disparation à craindre, ce colloque se propose de travailler sur les grands axes de cette histoire, ses complications et sur les petits objets qui la traversent.

En effet, que nous arrivera-t-il si le Nord disparaît ? Si tout ce que nous associons au Nord n’existe plus ? La glace, la neige, le froid, la nature animée aux confins du blanc, sans arbres et vivante, réduite à l’essentiel, résiliente, et les hommes qui se sont adaptés à ces lieux ? Ces lieux sur lesquels nous avons projeté nos peurs et nos rêves pendant des siècles, ces régions que nous avons imaginées hostiles à la vie, où l’homme peut découvrir ses limites et devenir un héros ; ces paysages qui semblaient intacts, utopiques et préservés ? Cette perte touche bien sûr en premier lieu les personnes qui vivent au nord du cercle polaire, mais ne nous concerne-t-elle pas aussi ? Nous, Européens vivant au sud de ce cercle, qui n’avons pour la plupart aucune expérience directe de ces lieux, nous qui recherchons les effrois de la glace et des ténèbres, pour citer le titre du roman de Christoph Ransmayr (Die Schrecken des Eises und der Finsternis, 1984), assis confortablement dans nos fauteuils ?

Il n’est pas question de nier pour autant l’urgence écologique, politique et sociale impliquée par les changements climatiques et l’exploitation des territoires et des hommes, mais bien de s’interroger sur ces imaginaires et projections souvent nostalgiques. Pour reprendre les idées de Svetlana Boym sur l’avenir de la nostalgie, il s’agira de ne pas repenser le Nord dans une volonté restaurative, mais plutôt dans un élan réflexif (The Future of Nostalgia, 2001). Se poser ces questions est aussi une manière d’interroger nos imaginaires collectifs, leurs histoires et leurs conséquences présentes et futures dans et hors de ces espaces et cultures.

L’exposition comme le colloque sont articulés autour de 5 axes qui articulent les tensions dialectiques qui traversent l’histoire du Nord :

Perdre / imaginer : Lorsqu’on imagine quelque chose ou un quelque part nommé nord, les affects, images, désirs et peurs que nous y attachons semblent récurrentes, évolutives et en tout point collectives. Comment envisage-t-on alors la perte du référent essentiel (bien qu’inconnu et hors de toute expérience connue pour certains) de cet imaginaire, comment même le raconte-t-on ? Entre perdre et imaginer, nous proposons d’explorer cette œuvre collective, parfois conflictuelle qui porte peut être en elle-même sa propre perte. Comment penser l’imaginaire de la perte elle-même ? Peut-on concilier cette perte du nord comme réelle autant qu’imaginaire ?

Libérer / Dominer : Cette oscillation, dans le passé et dans l’écriture de ce passé se définit et structure autour d’une représentation d’espaces et de peuples qu’il faut libérer ou dominer, qui sont libres et dominants, qui se libèrent ou qui dominent. Ce Nord identifié comme celui de l’autre – géographique ou temporel – voire d’un âge d’or mythique est celui du double visage des sociétés vikings tantôt barbares, tantôt guerrières, parfois marchands pacifiques et mêmes démocrates avant l’heure, tour à tour colons et colonisés. Cette dualité est reprise à la fois par les historiographies et idéologies d’extrême droite avec cette nostalgie déjà d’une époque et son espace révolu que par les explorateurs du Nord comme Fridtjof Nansen, Roald Amundsen et les amiraux britanniques à la recherche du passage Nord-Ouest. Que devient ce canevas sur lequel les fantasmes de domination comme de libération se sont projetés, de l’ère médiévale à l’ère moderne en passant par les réinterprétations médiévalistes du 19e siècle, lorsque son référentiel, aussi construit soit-il disparaît ? Comment nous construire et nous raconter sans cet autre ? Quelle fonction la nostalgie de cette double figure a-t-elle joué et joue-t-elle encore ?

Explorer / Cartographier : Est-ce qu’on peut figer l’inconnu ? Si les récits collectifs, les instrumentalisations politiques et les écritures et réécritures de l’histoire puisent partiellement leurs sources dans un Nord jamais visité, jamais rencontré et toujours raconté, des véritables explorations sont pourtant menées au moins depuis l’époque médiévale pour découvrir des terres, des ressources naturelles comme des baleines et des phoques ; et le public admirait les explorateurs à travers des beaux ouvrages, cartes et curiosités qui en ont découlé. Ce nord des voyageurs est cette collection de cartes, d’objets, de traces et de récits qui ont nourri notre imaginaire moderne, y compris celui des sciences. Qui récolte ? Pour qui ? Où expose-t-on et fige-t-on ce Nord ? Quelles sont les zones d’ombre d’alors et comment s’intègre la notion de perte ou de nostalgie dans un relevé qui se veut aussi minutieux que possible ? A-t-on déjà peur de sa disparition ou de s’y perdre ? Ce Nord scientifique, fantasmé, politique et ses récits exogènes a pourtant maintenant déjà disparu, par le temps et le climat. Comment cet imaginaire scientifique collectif se déploie-t-il et quelle fonction a-t-il rempli, jusqu’à nous ?

Raconter / Oublier: L’une des grandes incarnations de cet imaginaire collectif à la dialectique puissante est dans les livres, les films, les jeux. L’histoire européenne de ce Nord est tout autant imaginée, écrite et réécrite dans la fiction. Le Nord est, a-t-on compris, tour à tour un décor, un acteur, un motif et un trope littéraire. Où trouve-t-on l’articulation avec la perte du Nord ? Quel est le rôle structurant narrativement de ce mythème de la perte, du vide et de l’oubli dans son association avec le Nord ? Raconte-t-on par peur de l’oublier ? Qu’en retient-on ? A force de répéter, d’en explorer les variations, prend-t-on le risque d’oublier quelque chose de ce Nord qui nous échappe ?

Exploiter / Résister / Connecter : Le Nord, les nords, les régions, les espaces nordiques sont des lieux d’habitation, de mémoire, de culture, de travail, de création, de luttes comme autant de territoires que l’on exploite jusqu’à sa perte et où l’on résiste à cette disparition. La réappropriation des imaginaires pour le tourisme comme pour la mémoire questionne par exemple le jeu entre la re-territorialisation et la nostalgie restaurative. Les mines de fer de Kiruna ont été l’occasion de la création des parcs nationaux pour conserver un élément du Nord en train d’être détruit ; les parcs nationaux à leur tour des obstacles pour la transhumances des rennes ; l’industrialisation de l’élevage des rennes une raison pour la perte d’emploi des samis ; le tourisme profitant de la richesse de ces territoires pour visiter les mines, les rennes, les montagnes, les lacs et les moustiques. Dans ce monde connecté et mondialisé, quels changements observe-t-on alors que les nords communiquent et partagent activement leurs actions comme leurs imaginaires ?

Proposition de 400 mots maximum (incluant une courte notice biographique) à envoyer à tmohnike [a] unistra.fr et rjamet [a] unistra.fr jusqu’au 31 janvier 2026. Les communications pourront être en français ou en anglais.

The Loss of the North. Trajectories of European History of the Imagined North

Organized by Raphaël Jamet & Thomas Mohnike

Strasbourg, May 20 & 21, 2026

In preparation for an exhibition at the Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg in 2027 devoted to the creation of the North as a place of desire and fear in European history and its impending disappearance, this symposium aims to explore the main themes of this history, its complications, and the small objects that inhabit it.

What will happen to us if the North disappears? If everything we associate with the North ceases to exist? The ice, the snow, the cold, the animated nature at the edge of whiteness, treeless and alive, reduced to the essentials, resilient, and the people who have adapted to these places? These places onto which we have projected our fears and dreams for centuries, these regions that we have imagined to be hostile to life, where man can discover his limits and become a hero; these landscapes that seemed untouched, utopian, and preserved? This loss affects, of course, first and foremost the people who live north of the Arctic Circle, but does it not also concern us? We Europeans living south of the Arctic Circle, most of whom have no direct experience of these places, who seek out the terrors of ice and darkness, to quote the title of Christoph Ransmayr’s novel (Die Schrecken des Eises und der Finsternis, 1984), sitting comfortably in our armchairs?

This is not to deny the ecological, political, and social urgency implied by climate change and the exploitation of territories and people, but rather to question these often nostalgic imaginations and projections. To echo Svetlana Boym’s ideas on the future of nostalgia, it is not a question of rethinking the North in a restorative mood, but rather in a reflectional one (The Future of Nostalgia, 2001). Asking these questions is also a way of questioning our collective imaginations, their histories and their present and future consequences within and outside these spaces and cultures.

Both the exhibition and the symposium are structured around five themes that articulate the dialectical tensions that run through the history of the North:

Losing / imagining: When we imagine something or some place we call the North, the emotions, images, desires, and fears we attach to it seem recurrent, evolving, and entirely collective. How, then, do we envisage the loss of the essential referent (albeit unknown and beyond the experience of some) of this imaginary, and how do we even describe it? Between losing and imagining, we propose to explore this collective, sometimes conflictual work, which may in itself carry its own loss. How can we conceive of the imaginary of loss itself? Can we reconcile this loss of the North as both real and imagined?

Liberate/Dominate: This oscillation, in the past and in the writing of this past, is defined and structured around representations of places and peoples that must be liberated or dominated, that are free and dominant, that liberate themselves or dominate. This North, identified as that of the other—geographical or temporal—or even of a mythical golden age, is that of the dual face of Viking societies, sometimes barbaric, sometimes warlike, sometimes peaceful merchants and even democrats before their time, sometimes colonizers, sometimes colonized. This duality is echoed both in far-right historiographies and ideologies, with their nostalgia for a bygone era and space, and by explorers of the North such as Fridtjof Nansen, Roald Amundsen, and the British admirals in search of the Northwest Passage. What becomes of this canvas onto which fantasies of domination and liberation have been projected, from the medieval era to the modern era, via the medievalist reinterpretations of the 19th century, when its frame of reference, however constructed, disappears? How can we construct and narrate ourselves without this other? What function has the nostalgia for this dual figure played and does it still play?

Exploring / Mapping: Can we pin down the unknown? While collective narratives, political instrumentalizations, and the writing and rewriting of history draw their sources in part from a North that has never been visited, never encountered, and always recounted, real explorations have nevertheless been carried out since at least medieval times to discover lands and natural resources such as whales and seals; and the public admired the explorers through the beautiful books, maps, and curiosities that resulted from their journeys. This North of travelers is a collection of maps, objects, traces, and stories that have fed our modern imagination, including that of science. Who collects? For whom? Where is this North exhibited and frozen in time? What are the areas of uncertainty back then, and how does the notion of loss or nostalgia fit into a record that aims to be as meticulous as possible? Are we already afraid of its disappearance or of getting lost in it? This scientific, fantasized, political North and its exogenous narratives have already disappeared, however, due to time and climate. How does this collective scientific imagination unfold and what function has it fulfilled, up to the present day?

Telling / Forgetting: One of the most powerful manifestations of this collective imaginary is found in books, films, and games. The European history of this North is just as much imagined, written, and rewritten in fiction. The North is, as we have understood, alternately a setting, an actor, a motif, and a literary trope. Where do we find the connection with the loss of the North? What is the narrative structuring role of this mytheme of loss, emptiness, and oblivion in its association with the North? Do we tell stories for fear of forgetting? What do we retain? By repeating and exploring its variations, do we risk forgetting something about this North that eludes us?

Exploit / Resist / Connect: The North, the northern regions, the northern spaces are places of habitation, memory, culture, work, creation, and struggle, as well as territories that we exploit to the point of loss and where we resist this disappearance. The reappropriation of imaginaries for tourism and memory questions, for example, the interplay between reterritorialization and restorative nostalgia. The iron mines of Kiruna provided an opportunity to create national parks to preserve an element of the North that was being destroyed; the national parks, in turn, became obstacles to reindeer transhumance; the industrialization of reindeer herding a reason for the loss of Sami jobs; tourism taking advantage of the richness of these territories to visit the mines, reindeer, mountains, lakes, and mosquitoes. In this connected and globalized world, what changes can we observe as the North actively communicates and shares its actions and imaginations?

Proposals of up to 400 words (including a short biographical note) should be sent to tmohnike [a] unistra.fr and rjamet [a] unistra.fr by January 31, 2026. Contribution may be in French or English.

Séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques : de l’âge viking à nos jours”

Séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques : de l’âge viking à nos jours”

Le séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques : de l’âge viking à nos jours” accueillera, pour sa prochaine séance, Mélanie Taquet (Université de Caen Normandie) et Johannes Hjellbrekke (Universitetet i Bergen). 

27 novembre 2025, 17h30

Université de Caen, Maison des Langues et de l’International (MLI, campus 1), salle : MLI160

Organisation : Harri Veivo, Christian Bank Pedersen et Frédérique Harry

Mélanie Taquet (Université de Caen Normandie) : « L’armée blanche dans la littérature finlandaise : construction et démystification d’un héroïsme »

Vainqueurs de la guerre civile finlandaise de 1918 qui les opposent à l’armée rouge, les soldats de l’armée blanche sont érigés en héros nationaux, libérateurs de la nation et modèles de l’idéal masculin finlandais. De nombreux écrivains soutiennent alors cette vision de la guerre, la relayant dans leurs œuvres par souci d’unité nationale, comme c’est le cas du poète Eino Leino. Cependant, ce modèle perd progressivement de sa pertinence.

Dans sa trilogie Täällä Pohjantähden alla (Ici sous l’étoile polaire) publiée entre 1959 et 1962, Väinö Linna dépeint une réalité tout autre de l’armée rouge que celle de révolutionnaires sanguinaires prônée jusqu’alors, ouvrant la voie à une relecture critique de l’histoire nationale dans l’espace médiatique. À la même époque, les travaux de l’historien Jaako Paavolainen mettent en lumière les terreurs commises par l’armée blanche, fragilisant l’image héroïque des soldats. Finalement, l’essor du devoir de mémoire à la fin du XXe siècle et l’intérêt porté aux victimes motivent de nombreuses réinterprétations de la guerre civile, dans lesquelles les membres de l’armée rouge sont désormais considérés comme victimes, et non plus comme révolutionnaires.

La littérature a ainsi accompagné l’écriture de l’histoire, s’en est aussi faite la critique. Au XXIe siècle, alors que le centenaire de la guerre a motivé la publication d’un nombre record d’œuvres de fiction, la représentation de l’armée blanche représente en enjeu majeur et complexe de la compréhension de la guerre : comment de jeunes soldats ont pu commettre des crimes de guerre, et qu’en est-il de leur rapport à la gloire et à la masculinité ?

Johannes Hjellbrekke (Université de Bergen) : « La guerre des écrivains norvégiens : les prises de positions politiques dans le champ littéraire norvégien sous la Seconde Guerre mondiale »

Analyses of writers’ political orientations have typically focused on individual authors’ works and trajectories. Inspired by Bourdieu’s field theory and by Sapiro’s works on the French literary field, the overall question in the “Words and Violence”-project is straightforward: How did the writers and intellectuals respond to democratic backsliding, loss of cultural autonomy and authoritarianism on the rise?

This presentation will address this by focusing on four interrelated questions:

  • In what ways were the Norwegian writers’ position-takings during WW II related to their locations in two other sets of structures: the structures in the Norwegian field of literary practices in the 1930s and ’40s, and their locations in cultural, economic and social capital hierarchies?
  • How many literary clusters could be found in the Norwegian field of literature in the 1930s and ‘40s?
  • Were the oppositions in the global field mirrored in the group of Nazi-sympatizing or collaborating authors, or were distinct hierarchies at work in this particular subgroup?
  • To what degree were the structural oppositions generation specific? Did the youngest authors constitute a distinct literary subspace, with oppositions of its own?  

The analysis statistical analysis is based on prosopographical data on 308 writers and is done by way of Multiple Correspondence Analysis (MCA), Class Specific MCA and Ascending Hierarchical Cluster Analysis.

Varmt velkommen !

Journée d’étude : « La réception des mythes nordiques »

Journée d’étude : « La réception des mythes nordiques »

Date : Le 21 novembre 2025, 9h30-18h
Lieu : Maison des langues et de l’international, salle 160, Université de Caen Normandie

Dans le cadre du programme ERLIS “Figures mythiques dans les cultures contemporaines” et du « Novembre nordique » du département d’études nordiques aura lieu le vendredi 21 novembre 2025 une journée d’étude sur la réception des mythes nordiques. La culture populaire met volontiers en scène des figures issues de la mythologie et du folklore. Les récits nordiques semblent y être particulièrement présents, que ce soit dans la littérature, les jeux, la musique et le cinéma. Cette journée sera ainsi consacrée aux processus de transmission et d’appropriation de ces mythes nordiques par les médias contemporains. Laurent Di Filippo (Université de Lorraine) fera un point théorique sur l’étude de la réception. Malin Isaksson (Université d’Umeå) parlera de l’usage de mythes nordiques, en particulier ceux du Sápmi, dans la fiction contemporaine. Trois étudiantes en deuxième année du Master LLCER Etudes culturelles, travaillant sur un corpus de jeux vidéo, de musique ou de films, présenterons ensuite leurs recherches en cours sur diverses figures mythiques nordiques. La journée sera suivie d’un atelier portant sur les jeux de plateau mettant en scène le Nord médiéval et d’une rencontre avec Ulf Peter Hallberg, l’auteur d’un roman sur la grande figure littéraire suédoise, August Strindberg.

Programme :

  • 9h30 – Laurent Di Filippo (Université de Lorraine) : « Étudier la réception des mythes : problématiques, théories, méthodologies »
  • 10h30 – Malin Isaksson (Université d’Umeå) : « La réception des légendes du Nord à travers quelques fictions contemporaines »
  • 11h30 – Camille Garcia (Master 2 Études culturelles, Caen) : « La représentation des êtres folkloriques dans le jeu vidéo Bramble: The Mountain King »
  • 14h – Maeva Gouget (Master 2 Études culturelles, Caen) : « Thor au XXI e siècle : Exploration de l’usage de la mythologie nordique dans le Marvel Cinematic Universe » 
  • 14h30 – Samantha Platevoet (Master 2 Études culturelles, Caen) : « Du Fólkvangr à Spotify : La réinterprétation de la déesse Freyja dans la musique populaire contemporaine »
  • 15h – Laurent Di Filippo : Après une brève présentation concernant les jeux de société mettant en scène le Nord médiéval, les participants pourront tester quelques jeux inspirés par ce thème puis échanger sur leurs expériences et leurs observations. 
  • 17h – « Strindberg : le messager du Nord », rencontre avec l’auteur suédois Ulf Peter Hallberg et son traducteur Alain Gnaedig, modérée par Harri Veivo (en collaboration avec le festival Les Boréales)

Responsable scientifique : Annelie Jarl Ireman
Contact : annelie.jarl@unicaen.fr

Plus d’informations dans le document PDF ci-dessous.

Novembre nordique – 10e édition 2025

Novembre nordique – 10e édition 2025

Organisateurs : Université de Caen Normandie, CNRS, Maison de la Recherche en Sciences humaines Normandie-Caen, ERLIS, Bibliothèque de Caen

  • 5/11, Atelier « Parlons plante(s) » : laboratoire ouvert, à partir de 14h à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville
  • 13/11, Atelier « Parlons plante(s) » : 16h, Bât. I (MLI), Li 213
  • 20/11, Atelier « Parlons plante(s) » : 16h, Bât. I (MLI), Li 132
  • 20/11, Conférence de Malin Isaksson : « Les dieux d’Asgard, version fanfiction » : 15h, Bât. N, Amphithéâtre Vauquelin
  • 21/11, Journée d’étude « La réception des mythes nordiques », avec Laurent DI FILIPPO & Malin ISAKSSON : à partir de 9h30, Bât. I (MLI), Li 160
  • 21/11, Rencontre littéraire avec l’auteur suédois Ulf Peter Hallberg et son traducteur Alain Gnaedig autour du roman Le messager du Nord modérée par Harri Veivo : 17h, Bât. I (MLI), Li 160
  • 25/11, Soirée hygge & bookclub autour du livre Miss Islande de Auður Ava Ólafsdóttir : à partir de 18h, Bât. I (MLI), Li 129
  • 26/11, Atelier « Parlons plante(s) » : laboratoire ouvert, à partir de 14h à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville
  • 27/11, Séminaire « Poétiques sociales des pays nordiques » : 17h30, Bât. I (MLI), Li 160
    • Mélanie TAQUET (Université de Caen Normandie) : « L’armée blanche dans la littérature finlandaise : construction et démystification d’un héroïsme »
    • Johannes HJELLBREKKE (Université de Bergen) : « La guerre des écrivains norvégiens : les prises de positions politiques dans le champ littéraire norvégien sous la Seconde Guerre mondiale »

Les évènements sont ouverts à tous.

PDF du cycle de manifestations téléchargeable ci-dessous.

Le cinéma finlandais contemporain : situation industrielle d’un cinéma nordique

Le cinéma finlandais contemporain : situation industrielle d’un cinéma nordique

Le lundi 10 novembre 2025

16h30-18h

Inalco, PLC (65, rue des Grands Moulins, Paris 13e) – Amphi 4

Entrée libre

Conférence donnée par Aymeric Pantet (chercheur MSCA-TIES à l’Institut d’études avancées de Turku).

Il est aujourd’hui fondamental de connaître le cinéma finlandais, notamment parce qu’il illustre les transformations qu’a connues la culture cinématographique nordique au cours des vingt-cinq dernières années. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, celle-ci est marquée par une professionnalisation accrue et des aspirations commerciales, qui ont conduit à des modèles de développement tout au long des premières décennies du XXIe siècle définis par l’industrialisation. Le passage d’une approche de production plus artisanale à des chaînes de production à plus long terme implique une importance accrue accordée aux politiques sectorielles et aux investissements stratégiques, qu’il s’agit d’aborder ici en considérant la spécificité du cinéma finlandais, notamment son statut de petit cinéma national situé dans une zone géoculturelle périphérique.

Organisation : Outi Duvallon (SeDyL), Eva Toulouze (CREE)

Pour plus d’informations, cliquer sur le lien suivant : https://www.inalco.fr/evenements/le-cinema-finlandais-contemporain-situation-industrielle-dun-cinema-nordique

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève : nouvelle date

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève : nouvelle date

Une Saison de Nobel et la bibliothèque Sainte-Geneviève

en partenariat avec Sorbonne Université et l’Ambassade de Suède

présentent

Étoiles orphelines

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson, Prix Nobel de littérature suédois en 1974

Présentation par Sylvain Briens
professeur de littérature nordique à Sorbonne Université

Lecture par Anny Romand
actrice et éditrice française de Harry Martinson

Le mercredi 12 novembre 2025 à 18h30
Salle Camus, Bibliothèque Sainte-Geneviève
6, rue Valette – Paris Ve

Entrée gratuite, réservation obligatoire : https://bit.ly/Aniara_SaisonNobel

Événement reporté : rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Événement reporté : rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

En raison de mesures de sécurité exceptionnelles liées à l’entrée au Panthéon de Robert Badinter, la rencontre-lecture “Étoiles orphelines” avec Sylvain Briens et Anny Romand dans le cadre du cycle Une Saison de Nobel et de l’Année thématique “Espace 2025” de la bibliothèque Sainte-Geneviève, autour d’Aniara de Harry Martinson, initialement prévue mercredi 8 octobre à 18h30 en salle Camus de la BSG, est reportée à une date ultérieure.

Ce report, indépendant de notre volonté, vise à garantir les meilleures conditions d’accueil pour tous.

La nouvelle date sera annoncée prochainement, les personnes déjà inscrites resteront prioritaires.

Merci pour votre compréhension.

Séminaire et atelier sur le cinéma norvégien : Dag Johan Haugerud

Séminaire et atelier sur le cinéma norvégien : Dag Johan Haugerud

7-8 octobre 2025
Maison de Norvège, Cité Universitaire
Paris

Dag Johan Haugerud, auteur et réalisateur de la Trilogie d’Oslo (Sex Drømmer Kjærlighet), s’impose déjà comme le dernier prodige de la nouvelle vague norvégienne.

Le succès de sa trilogie, que l’on doit mettre en relation avec ce que l’on peut désormais appeler une Nouvelle vague norvégienne, est l’occasion d’un événement multiforme réunissant tous les acteurs du circuit, de la réalisation à la production et à la distribution. Le séminaire croise ainsi l’analyse des conditions de l’avènement de ce cinéma, un atelier de sous-titrage et des spécialistes du cinéma nordique.

L’événement se termine par une rencontre avec le réalisateur Dag Johan Haugerud.

Le séminaire est organisé par l’Équipe de Recherche ERLIS (Université de Caen Normandie) avec le soutien de NTNU, du Celiso (Sorbonne Université) et de l’Ambassade de Norvège.

Contact et informations : frederique.harry@unicaen.fr

Programme

7 octobre

14h – 15h30 : Production / Distribution

  • Yngve Sæther (Motlys) : To Make A Movie
  • Anne-Cécile Rolland (Pyramide) : Distribuer le cinéma norvégien en France

15h45-17h30 : Sous-titrage

  • Sarah Harchaoui (Sorbonne Université) : Décrypter le sous-titrage / défis interlinguistiques du norvégien vers le français
  • Atelier de sous-titrage autour du script “Drømmer”

8 octobre

10h-12h : la Nouvelle Vague norvégienne

  • Aymeric Pantet (Turku) : Cinéma norvégien/ constellation nordique
  • Anne Gjelsvik (NTNU) : The Last “Norwave” in Cinema

13h30 – 14h30 : Rencontre avec Dag Johan Haugerud

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Une Saison de Nobel et la bibliothèque Sainte-Geneviève

en partenariat avec Sorbonne Université et l’Ambassade de Suède

présentent

Étoiles orphelines

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson, Prix Nobel de littérature suédois en 1974

Présentation par Sylvain Briens
professeur de littérature nordique à Sorbonne Université

Lecture par Anny Romand
actrice et éditrice française de Harry Martinson

Le mercredi 8 octobre 2025 à 18h30
Salle Camus, Bibliothèque Sainte-Geneviève
6, rue Valette – Paris Ve

Entrée gratuite, réservation obligatoire : https://bit.ly/Aniara_SaisonNobel

Séminaire Nordic Blue Humanities

Séminaire Nordic Blue Humanities

Sorbonne Université/EPHE

2025-2026

Lieu : EPHE, Maison des Sciences de L’Homme (FMSH), 54 Boulevard Raspail, 75006 Paris

Organisateurs : Sylvain Briens, Sorbonne, sylvain.briens@sorbonne-universite.fr, Alessia Bauer, EPHE, alessia.bauer@ephe.psl.eu

This project wishes to investigate the frameworks that can be applied to studying the current issue of climatic change from the perspective of a specifically Nordic environment. This project wishes to gather a panel of scholars across disciplines, bringing the School of Humanities and the School of Sciences of the Sorbonne into conversation on the hybrid topic of aesthetic and scientific innovation in environments such as the sea coast, the ocean or atmosphere. It will be placed under the sign of plurality and criss-crossing, including that between science and literature, by launching a think-tank whose ultimate aim will be to unite their forces to address the political decision-makers on the burning issue of ecology. The project wishes to provide a new hybrid approach to the contemporary emergence of critical currents such as ‘Blue Humanities,’ and argues towards a specifically Nordic version that will include a more global take on the Arctic and Baltic fluid environments and movements: ice, foam, atmosphere, drifting, and such. The project invites literature to reconnect with our contemporary society by contributing to a debate that has been a traditional field of scientific research. The perspective of Nordic literature will bring to the fore the ecological approach of a range of native writers and poets of the Nordic and circumpolar regions, most of them overlooked, among which features a number of women. This in turn will provide the groundwork for a reflection on ecocriticism and ecofeminism that will be part of the critical process towards a Nordic theory of ‘Light Blue Humanities.’

Les séminaires pourront être suivis en ligne en appuyant ici.

Vendredi 10 octobre 2025, 14h00-17h00, Salle D052 Histoire, Sorbonne (1, rue Victor Cousin 75005 Paris)

Workshop on Ice Humanities

  • Erki Tammiksaar (Université de Tartu): Ice age theories in Skandinavia and Russia
  • Emil Andersen (Musée National du Danemark): Between the sky and the shining ice’: the first European expedition to the Greenland ice sheet 1729
  • Anna Street (Université du Mans): Staging Ice
  • Sylvain Briens (Sorbonne Université): Cryopoetics and Transoceanic Resistance in the Anthropocene

Vendredi 14 novembre 2025, 14h00-16h00, Salle 1 (sous-sol), FMSH (54 Boulevard Raspail, 75006 Paris)

Dan Ringgaard (Université d’Aarhus): Archipelagic Obstructions: Archipelagic Thinking and Planetary Reach in Tomas Tranströmer’s Baltics

Vendredi 5 décembre 2025, 14h00-16h00,Salle 1 (sous-sol), FMSH (54 Boulevard Raspail, 75006 Paris)

Ceciliae Weissert & Johannes von Müller (Université de Kiel): Open Waters – Art History seen from the Sea

Vendredi 30 janvier 2026, 14h00-16h00, Salle 1 (sous-sol) , FMSH (54 Boulevard Raspail, 75006 Paris)

Katie Ritson (Université de Munich) & Frederike Felcht (Université de Francfort/Université de Berkley): Situated Waters – Mapping Nordic Literature through Bodies of Water

Vendredi 13 février 2026, 14h00-16h00, Salle 1 (sous-sol), FMSH (54 Boulevard Raspail, 75006 Paris)

Klaus Müller-Wille (Université de Zurich): Sea Foam – H.C. Andersen and the ever-changing Sea

Thème : Superposition par Kaira.