Étiquette : Appel à contribution

Revue ELAD-SILDA : appel à contributions / call for papers

Revue ELAD-SILDA : appel à contributions / call for papers

FALC et Easy Languages en langues nordiques : à la recherche de la complexité informationnelle entre modèle universel et variabilités discursives
Numéro spécial de la revue ELAD-SILDA (ISSN 2609-6609)

Date de parution : printemps 2027
Date limite de soumission des résumés : 30 septembre 2026
Contact: sarah.harchaoui@sorbonne-universite.fr

Ce numéro thématique propose d’interroger les formes de langage dites « faciles à lire et à comprendre » (FALC) et les Easy Languages (ELs) dans les langues nordiques et, plus largement, dans l’aire germanique, en les appréhendant comme des dispositifs discursifs normés, situés à l’intersection des politiques linguistiques, des régimes de production de l’accessibilité, et des configurations socio-historiques dans lesquelles sont définies les conditions de ce qui peut être dit, compris et utilisé comme information pertinente.

Pour plus de détails, voir ici.

Easy Language and Easy Read Practices in the Nordic Languages: Exploring
Informational Complexity Between Universal Models and Discourse-Specific Variations

Special issue of ELAD-SILDA (ISSN 2609-6609)

Publication date: Spring 2027
Deadline for draft submissions: Sept. 30th, 2026
Contact: sarah.harchaoui@sorbonne-universite.fr

This special issue seeks to explore so-called “Easy-to-Read and Easy-to-Understand” language, “Plain Language” or “Easy Language” (henceforth EL) in the Nordic languages and, more broadly, in the Germanic-speaking world, by treating them as norm-governed discursive devices situated at the intersection of language policies, communicative practices dedicated to reinforcing accessibility and inclusion, and the socio-historical configurations determining what can be said, understood, and used as relevant information.

See here fore more details.

CFP: Vikings and Norse Myths in Post-Medieval Reception

CFP: Vikings and Norse Myths in Post-Medieval Reception

“Viking! There are few words whose radiance is as magical as this one. Barely uttered, it evokes a legendary aura and a body of imagery that is more or less conventional” (Régis Boyer, Le mythe viking dans les lettres françaises, 1986, p. 9). Reception studies regarding the Vikings is essential for an in-depth understanding not only of art, literature, and the media, but also of the historiography of the Viking Age, as it has been constructed since the nineteenth century. Initially shaped by nationalist and Romantic idealisations — particularly through the rediscovery and reinterpretation of the Icelandic sagas — the image of the Viking gradually consolidated into a set of powerful stereotypes, many of which continue to inform cultural production and even academic discourse today.

A similar process can be observed in the reception of Norse mythology. Since the so-called Nordic Renaissance inaugurated by the work of Paul-Henri Mallet in the mid-eighteenth century, Norse myths have become one of the central symbolic repertoires mobilised by Romantic artists and political thinkers to construct, negotiate, or contest national identities in contexts such as Germany, England, France, and the Scandinavian countries. During the twentieth century, Norse mythology increasingly intersected with what has been described as “Vikingmania”, acquiring a pronounced dimension of popular entertainment while retaining strong ideological and idealised connotations, particularly in North-American popular culture, as well as forms of social validation within contemporary movements of Nordic paganism. As Christopher Abram has noted, “Norse myths make up one of the world’s great mythologies, and their popularity shows no sign of diminishing in the twenty-first century” (Myths of the Pagan North, 2011).

This dossier aims to bring together studies on the post-medieval reception of Vikings and Norse myths in the Western world, from the late Middle Ages to the present. It welcomes contributions addressing their representation and reinterpretation in the arts (including theatre, opera, visual arts, and music), in literature, in academic research (archaeology, history, literary studies), and in popular and mass media such as comics, cinema, television, and digital culture. Contributors are invited to examine a wide range of written, visual, musical, architectural, and monumental sources.

Methodologically, the dossier is grounded in reception studies and related approaches such as Neomedievalism, the uses of the past, and the invention of tradition. Particular attention is given to how different recipients — artists, politicians, scholars, and diverse publics — have interpreted, appropriated, and repurposed figures and narratives associated with the Viking world and Norse mythology. Rather than treating myths and historical images as static survivals, the contributions should approach them in terms of dynamic cultural artefacts, shaped by the social, ideological, and belief systems of each historical context. In this sense, reception is understood as an active and historically situated process of appropriation, through which the past is continuously reimagined and resignified.

Editors: Dr. Susan Filoche-Rommé, Dr. Alberto Robles Delgado, Dr. Johnni Langer. Editing support: Reception Research Group (University of Alcalá).

Contributions should be sent in English, Spanish, French, Italian or Portuguese. Submissions must be sent no later than September 15, 2026, only through the website: https://periodicos.ufpb.br/index.php/scandia

Scandia Journal may also accept papers whose subject is not related to this dossier. In this case, the approved papers may be included in the free article section, and the deadline is the same. The free article section accepts papers regarding any area or field of Scandinavian Studies related to the Viking Age and Medieval Scandinavia.

Scandia Journal of Medieval Norse Studies (ISSN: 2595-9107, Qualis-Capes A4).

Contact and information: scandiajournalneve@gmail.com

Reception Research Group: https://reception.web.uah.es

Appel à communications – Deshima n°21 (2027) : L’Europe du Nord en 2100

Appel à communications – Deshima n°21 (2027) : L’Europe du Nord en 2100

[English below]

À l’occasion des 20 ans de la revue Deshima, nous proposons de nous tourner vers l’avenir et vous invitons à réfléchir avec nous à ce que pourrait être « L’Europe du Nord en 2100 ». Le Nord est ici considéré dans son sens le plus large possible, c’est-à-dire les pays ayant une ouverture maritime vers la mer de la Baltique, la mer du Nord, la mer du Groenland et la mer de Barents (De la Belgique aux pays scandinaves en passant par les Pays-Bas).

Quels visages, quels enjeux, quelles mutations politiques, sociales, culturelles, économiques ou environnementales pouvons-nous imaginer pour cette zone géographique d’ici la fin du siècle ? Nous invitons chercheurs et chercheuses à partager analyses, hypothèses et visions. L’objectif est d’une part d’interroger les trajectoires possibles : l’évolution des identités nationales et régionales, les transformations démographiques, la transition énergétique, l’impact du changement climatique, la circulation des savoirs et des cultures, ou encore la place des pays nord-européens dans les équilibres géopolitiques mondiaux etc. En mobilisant à la fois l’histoire, les sciences sociales, la littérature, les arts et la prospective, nous souhaitons donner naissance à une réflexion collective qui dépasse le cadre disciplinaire et ouvre des pistes d’imagination pour penser autrement les devenirs du Nord.

À quoi ressemblera « l’Europe du Nord en 2100 » ? Des territoires engloutis par la montée des eaux ou au contraire des cités flottantes pionnières survolées par de nouveaux moyens de transports extraordinaires ? Des paysages marqués par la fonte des glaces et la réinvention des modes de vie, ou des espaces au contraire où la glace domine, devenus laboratoires de transitions écologiques et culturelles ? Des sociétés où sont nées de nouvelles langues métissées et de nouveaux rituels et où les frontières nationales ne seraient plus que des vestiges, ou des communautés qui seraient retranchées, farouchement attachées à leurs singularités ? La mer du Nord peut-elle devenir une nouvelle Méditerranée à la faveur d’un potentiel tourisme climatique ? Les légendes du Nord seront-elles réinventées et adaptées à la crise climatique (apparition de nouveaux mythes aquatiques) ? Il s’agira ainsi d’ouvrir des chemins de pensée, d’explorer des utopies comme des dystopies. La science-fiction pourrait être également mobilisée : elle n’est pas seulement une échappée vers ce qui peut sembler impossible, elle est un outil pour penser les avenirs plausibles, désirables ou inquiétants. Nous vous invitons à mobiliser votre créativité critique, vos récits spéculatifs, vos visions prospectives pour dessiner ces futurs nord-européens.

Un angle d’étude particulièrement stimulant, également, consisterait à interroger les récits de science-fiction déjà produits par le passé par les pays d’Europe du Nord. Ces territoires ont en effet développé, depuis le XXᵉ siècle, une production souvent méconnue mais riche de singularités. Explorer ces fictions — qu’il s’agisse d’œuvres littéraires, poétiques, cinématographiques (films, documentaires, séries) ou visuelles (jeux vidéo, affiches) — permettrait de mettre en lumière des imaginaires du futur profondément ancrés dans ces contextes nord-européens. Sans être limitatif, on pense par exemple à Starship Troopers de Paul Verhoeven, les romans de science-fiction d’Alfred Elton Van Vogt, américain d’origine néerlandaise, Solaris korrigert du Norvégien Øyvind Rimbereid, Fugl de Sigbjørn Skåden, premier roman de science-fiction d’un Sámi, Tainaron: Postia toisesta kaupungista de l’autrice finoise Leena Krohn, Aniara, film suédo-danois adapté du poème de Harry Martinsson, UFO Sweden, film suédois de Victor Danell de 2022, Blindpassasjer, Série de TV norvégienne de 1978, New Babylon, un projet utopique d’urbanisme élaboré dans les années 1960 par Constant Anton Nieuwenhuys, alors membre du mouvement situationniste et influencé par Guy Debord. D’autres fondateurs et membres de COBRA pourront également être mobilisés. Ces exemples ne sont naturellement pas limitatifs.

Nous appelons ainsi à des contributions capables de nourrir ces horizons : récits d’anticipation, scénarios prospectifs, analyses visionnaires, fictions politiques ou propositions esthétiques, analyse d’anciennes productions culturelles. Pour célébrer ses vingt ans, Deshima souhaite que ce numéro soit le lieu où s’esquissent des futurs désirables ou effrayants pour le Nord européen.

Ce numéro de Deshima est placé sous la direction conjointe de Thomas Beaufils, Roberto Dagnino, Cyrille François et Thomas Mohnike.

Modalités de soumission

Les propositions devront être envoyées à Thomas Beaufils (thomas.beaufils@univ-lille.fr), Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr), Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch) et Thomas Mohnike (tmohnike@unistra.fr) avant le 28 février 2026. Elles comprendront :

  • un titre ;
  • un résumé de 200 à 300 mots ;
  • 5 mots-clés ;
  • une courte notice biographique (5-6 lignes).

Une réponse sera transmise aux auteur·e·s courant mars 2026. Les articles complets seront attendus pour le 30 septembre 2026. Après évaluation en double aveugle, les textes acceptés seront publiés dans le numéro de 2027.

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Call for Papers – Deshima no. 21 (2027)

https://pus.unistra.fr/collection-revue/deshima

Northern Europe in 2100

To celebrate the 20th anniversary of Deshima, we turn our gaze to the future and invite you to join us in imagining what “Northern Europe in 2100” might look like. The North is considered here in its broadest possible sense, encompassing the countries with maritime access to the Baltic Sea, the North Sea, the Greenland Sea, and the Barents Sea (from Belgium to the Scandinavian countries, via the Netherlands).

What forms, challenges, and transformations—political, social, cultural, economic, or environmental—might shape this region by the end of the century? We welcome scholars to share analyses, hypotheses, and visions. The aim is twofold: first, to explore possible trajectories, such as the evolution of national and regional identities, demographic shifts, the energy transition, the impact of climate change, the circulation of knowledge and cultures, and the role of Northern European countries in global geopolitics. Second, we aim to foster a collective reflection that transcends disciplinary boundaries, drawing on history, social sciences, literature, the arts, and foresight studies to open imaginative pathways for thinking the futures of the North differently.

What will “Northern Europe in 2100” look like? Territories swallowed by rising sea levels—or, on the contrary, pioneering floating cities connected by revolutionary modes of transport? Landscapes reshaped by melting ice and reinvented ways of life—or ice-dominated spaces, becoming laboratories for ecological and cultural transitions? Societies in which new hybrid languages and rituals have emerged and in which national borders are mere remnants—or communities that have withdrawn, fiercely clinging to their singularities? Could the North Sea become a new Mediterranean thanks to climate-driven tourism? Will Northern legends be reimagined to address the climate crisis (giving rise to new aquatic myths)? The issue seeks to open up new lines of thought and explore both utopias and dystopias. Science fiction may also be mobilized: it is not merely an escape toward what may seem impossible; it is a tool for envisioning plausible, desirable, or unsettling futures. We invite you to draw on your critical creativity, speculative narratives, and forward-looking visions to sketch these Northern European futures.

A particularly stimulating angle would also be to examine science-fiction narratives produced in the past by Northern European countries. Since the 20th century, these territories have developed a body of work rich— yet often overlooked—in distinctive features. Exploring these fictions—whether literary, poetic, cinematic (films, documentaries, series), or visual (video games, posters)—would help bring to light imaginaries of the future deeply rooted in Northern European contexts. Without being exhaustive, one might think, for example, of Starship Troopers by Paul Verhoeven; the science-fiction novels of Alfred Elton Van Vogt, an American of Dutch origin; Solaris korrigert by the Norwegian Øyvind Rimbereid; Fugl by Sigbjørn Skåden, the first science-fiction novel by a Sámi author; Tainaron: Postia toisesta kaupungista by the Finnish writer Leena Krohn; Aniara, a Swedish–Danish film adapted from Harry Martinson’s poem; UFO Sweden, a 2022 Swedish film by Victor Danell; Blindpassasjer, a 1978 Norwegian TV series; New Babylon, a utopian urban-planning project developed in the 1960s by Constant Anton Nieuwenhuys, then a member of the Situationist movement and influenced by Guy Debord. Other founders and members of COBRA may also be mobilized. These examples are, of course, not exhaustive.

We welcome contributions that help shape these horizons: anticipatory narratives, foresight scenarios, visionary analyses, political fictions or aesthetic proposals, and analyses of earlier cultural productions. To celebrate its 20th anniversary, we hope for this issue of Deshima to become the place where desirable—or unsettling—futures for Northern Europe are imagined.

This issue of Deshima is jointly edited by Thomas Beaufils, Roberto Dagnino, Cyrille François, and Thomas Mohnike.

Submission guidelines

Proposals should be sent to Thomas Beaufils (thomas.beaufils@univ-lille.fr), Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr), Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch), and Thomas Mohnike (tmohnike@unistra.fr) by 28 February 2026. They should include:

  • a title;
  • an abstract of 200–300 words;
  • 5 keywords;
  • a short biographical note (5–6 lines).

Authors will be notified in March 2026. Full papers will be due by 30 September 2026. After double-blind peer review, accepted articles will be published in the 2027 issue.

Appel à Contributions : Traduire la littérature de l’Europe du Nord à l’ère technologique (Deshima 2026)

[English below]

Appel à communications – Deshima n°20 (2026)

Traduire la littérature de l’Europe du Nord à l’ère technologique : reconfigurations culturelles, enjeux politiques et mutations professionnelles

Le monde de la traduction et de la littérature traverse actuellement une phase de profonds bouleversements. Ces évolutions remettent en question des méthodologies bien établies, des hiérarchies institutionnelles, des pratiques professionnelles, mais aussi des imaginaires culturels et littéraires. Elles affectent également les formations universitaires et les modes de circulation des textes, redessinant les contours du champ littéraire mondial.

Pour une revue comme Deshima, consacrée aux relations culturelles, littéraires et linguistiques entre l’Europe du Nord et le monde francophone, il nous semble essentiel, à la veille de son vingtième anniversaire, de consacrer un numéro thématique à la traduction, à l’orée de ces transformations. L’objectif est d’étudier comment des voix issues d’aires linguistiques et géographiques moins dominantes – en raison d’un nombre de locuteurs modeste ou d’un manque de visibilité dans les circuits dominants de la traduction – ont su se faire entendre et d’évaluer ce que peut modifier l’évolution des pratiques traductives.

Ce numéro souhaite notamment mettre en lumière les liens entre les littératures du Nord et du Sud, que ce soit à travers des réseaux historiques de traduction, des logiques d’asymétrie linguistique, ou des circulations indirectes par le biais de langues intermédiaires (comme le français ou l’anglais). Il s’agit aussi d’interroger les écarts – mais aussi les zones d’échange – entre « grandes » et « petites » langues, entre aires centrales et périphériques, entre pratiques traditionnelles et défis liés à l’émergence de nouvelles technologies.

Pour son 20ᵉ numéro, Deshima lance donc un appel à contributions sur le thème de la traduction littéraire, envisagée à la fois comme pratique textuelle, enjeu culturel, réalité socio-économique et objet politique. Les propositions pourront s’inscrire dans une perspective synchronique (études de cas contemporains, état des lieux actuels) ou diachronique (histoire des pratiques et des institutions de traduction).

Voici quelques axes thématiques possibles (liste non exhaustive) :

  • Corpus traduit. Quel·le·s auteur·e·s et quelles œuvres sont traduits ? Qui est canonisé à travers la traduction ? Certains pays sont-ils sous-représentés ? Certains genres sont-ils davantage traduits (roman, polar, jeunesse, etc.) ?
  • Traducteur·ices. Qui traduit ? Traduisent-ils/elles de plusieurs langues ? Quel est le rôle du genre, de la formation ou du statut professionnel dans cette activité ?
  • Édition et publication. Quel·le·s maisons d’édition, collections ou réseaux éditoriaux structurent le champ de la traduction littéraire ?
  • Institutions et politiques. Quelles structures (États, fondations, programmes européens, etc.) soutiennent ou orientent les politiques de traduction ?
  • Réception. Quelle est la visibilité des traductions dans la critique littéraire, la presse, les médias spécialisés ? Comment les traductions du Nord sont-elles reçues dans les espaces francophones (et inversement) ?
  • Aspects linguistiques et stylistiques. Quels défis posent les structures grammaticales, la syntaxe ou la prosodie des langues du Nord dans la traduction littéraire ?
  • Paratextes et stratégies éditoriales. Quelle place occupent les préfaces, notes, choix typographiques ou stratégies éditoriales dans l’accueil des traductions ?
  • Étrangéisation vs. domestication. Les traductions valorisent-elles l’« exotisme » de la culture source, ou cherchent-elles à l’effacer au profit d’une lecture qui rend les œuvres plus familières au lectorat cible ?
  • Traductions indirectes (ou relais). Quel rôle le français joue-t-il comme langue de passage ? Certaines œuvres du Nord sont-elles traduites à partir de l’allemand, de l’anglais ou d’une autre langue ?
  • Traduction humaine vs. automatique. Comment les traducteurs littéraires du Nord (et d’ailleurs) perçoivent-ils les avancées de la traduction neuronale ? Quels débats ont cours dans ces milieux ?

Dans la revue Deshima, une attention particulière est portée aux langues nationales de la Scandinavie (et au finnois, à l’islandais, etc.), ainsi qu’au néerlandais. Le comité de rédaction encourage également les propositions portant sur des langues moins diffusées (comme le frison ou d’autres langues nordiques minorées), ou sur des espaces géographiques historiquement connectés à l’Europe du Nord.

Les études comparatives, les analyses de traductions vers d’autres langues que le français, ou encore les travaux sur les dynamiques croisées de traduction (via le français, ou entre espaces culturels) seront également les bienvenus, pourvu qu’un lien explicite soit établi avec la sphère francophone.

Modalités de soumission

Les propositions devront être envoyées à Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr) et Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch) avant le 15 septembre 2025. Elles comprendront :

  • un titre ;
  • un résumé de 200 à 300 mots ;
  • 5 mots-clés ;
  • une courte notice biographique (5-6 lignes).

Une réponse sera transmise aux auteur·e·s début octobre. Les articles complets seront attendus pour le 31 janvier 2026. Après évaluation en double aveugle, les textes acceptés seront publiés dans le numéro de novembre 2026.

Lire la suite : Appel à Contributions : Traduire la littérature de l’Europe du Nord à l’ère technologique (Deshima 2026)

Call for Papers – Deshima No. 20 (2026)

Translating Northern European Literature in the Digital Era: Cultural Reconfigurations, Political Stakes, and Professional Transformations

The fields of translation and literature are currently undergoing profound transformations. These developments are challenging well-established methodologies, institutional hierarchies, professional practices, as well as cultural and literary imaginaries. They also impact university curricula and the modes through which texts circulate, thereby reshaping the contours of the global literary landscape.

For a journal like Deshima, devoted to the cultural, literary, and linguistic relations between Northern Europe and the Francophone world, it seems essential—on the eve of its twentieth anniversary—to dedicate a thematic issue to translation in the context of these transformations. The objective is to examine how voices emerging from less dominant linguistic and geographical areas—whether due to a smaller number of speakers or a lack of visibility in the dominant translation circuits—have managed to make themselves heard, and to assess the extent to which evolving translation practices are contributing to this shift.

This issue aims in particular to shed light on the connections between Northern and Southern literatures, whether through historical translation networks, dynamics of linguistic asymmetry, or indirect circulations via intermediary languages (such as French or English). It also seeks to explore the gaps—and the exchange zones—between “major” and “minor” languages, between central and peripheral regions, and between traditional practices and the challenges arising from new technologies.

For its 20th issue, Deshima is therefore launching a call for contributions on the theme of literary translation, considered as a textual practice, a cultural stake, a socio-economic reality, and a political object. Contributions may adopt a synchronic perspective (case studies of the present day, current overviews) or a diachronic one (historical studies of translation practices and institutions).

Possible thematic axes include (non-exhaustive list):

  • Translated corpus. Which authors and works are being translated? Who is canonised through translation? Are certain countries under-represented? Are some genres more frequently translated (novels, crime fiction, children’s literature, etc.)?
  • Translators. Who translates? Do they work from multiple languages? What role does gender, training, or professional status play in this activity?
  • Publishing and distribution. Which publishing houses, series, or editorial networks structure the field of literary translation?
  • Institutions and policies. Which institutions (States, foundations, European programmes, etc.) support or influence translation policies?
  • Reception. What visibility do translations have in literary criticism, the press, and specialist media? How are translations from the North received in Francophone contexts (and vice versa)?
  • Linguistic and stylistic aspects. What challenges are posed by the grammar, syntax, or prosody of Northern languages in literary translation?
  • Paratexts and editorial strategies. What role is played by prefaces, notes, typographical choices, or editorial strategies in the reception of translations?
  • Foreignisation vs. domestication. Do translations highlight the “exoticism” of the source culture, or do they seek to erase it in favour of a reading experience more familiar to the target audience?
  • Indirect (relay) translations. What role does French play as a bridge language? Are some works from the North translated via German, English, or another language?
  • Human vs. machine translation. How do literary translators in the North (and elsewhere) perceive the advances in neural translation? What debates are taking place in these circles?

In the journal Deshima, special attention is given to the national languages of Scandinavia (and to Finnish, Icelandic, etc.), as well as Dutch. The editorial board also encourages proposals concerning lesser-used languages (such as Frisian or other minoritised Nordic languages), or on geographical areas historically connected to Northern Europe.

Comparative studies, analyses of translations into languages other than French, or research on cross-translation dynamics (via French, or between cultural spaces) are also welcome, provided a clear link is established with the Francophone sphere.

Submission Guidelines

Proposals must be sent to Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr) and Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch) by 15 September 2025. They should include:

• a title
• an abstract of 200 to 300 words; 
• 5 keywords
• a short biographical note (5–6 lines).

Authors will receive a response in early October. Complete articles will be expected by 31 January 2026. Following double-blind peer review, accepted texts will be published in the November 2026 issue.

AAC : Les sociétés nordiques au prisme des pratiques langagières urbaines contemporaines

AAC : Les sociétés nordiques au prisme des pratiques langagières urbaines contemporaines

Dossier spécial de la revue Nordiques

Date limite de soumission : 31 mars 2025

Rinkebysvenska (Kotsinas, 1988), kebabnorsk (Aasheim, 1997), perkerdansk (Jørgensen, 2000), dialecte de contact urbain (Kerswill & Wiese, 2022), pratiques stylistiques urbaines contemporaines (Svendsen, 2022), ou plus récemment multiethnolecte moderne urbain (Quist, 2024), telles sont les nombreuses dénominations exogènes en circulation depuis près de quarante ans pour désigner les nouvelles façons de parler et d’écrire les langues nationales majoritaires suédoise, danoise et norvégienne par les ‘jeunes’ générations ayant un lien avec l’immigration. Cet objet d’études, aussi vaste que complexe, a d’abord fasciné les linguistes, qui ont tenté d’établir un cadre théorique unique, rendant compte des formes et usages de ces unités lexicales, syntaxiques et phonologiques innovantes, auparavant qualifiées de déviantes de la norme. En effet, l’ouvrage collectif nordique Multilingual Urban Scandinavia : New Linguistic Practices (Quist & Svendsen, 2008) met en évidence pour la première fois des corrélations linguistiques, discursives et idéologiques en Suède, au Danemark et en Norvège, tout en soulignant des particularismes dus aux différences de trajectoires nationales avec l’immigration. Ainsi, si les multiethnolectes se retrouvent dans les grands centres urbains nordiques et plus largement européens, ils ne sont pas représentés, décrits, ni appréhendés à l’identique dans les médias nationaux, la littérature (cf. Khemiri, Skaranger, Lovrenski) et plus largement par le grand public (Østby, 2005).

D’abord considérées comme des erreurs d’apprentissage des langues nationales, les programmes de recherches (et leurs collectes de données) ont rapidement permis de faire évoluer le positionnement théorique sous un angle plus fluide : ces pratiques n’ont pas seulement l’apanage de groupes ethniques minoritaires, et sont observées au sein de groupes élargis de locuteurs, qui ont directement ou indirectement fait l’expérience du multilinguisme dans les sociétés nordiques. En outre, une vision nouvelle du multilinguisme s’est développée, mettant en évidence des répertoires sémiotiques (Agha, 2007), dans lesquels de nombreuses ressources linguistiques et métalinguistiques sont à l’œuvre et reflètent les idéologies sociales et linguistiques. Ces idéologies se diffusent notamment par le biais de la musique (Saetre, 2022), du cinéma (cf. les séries NRK 16-19 et Førstegangstjenesten) et de la littérature, créant de nouveaux espaces de représentations, et s’inscrivant à part entière dans les médiums à prendre en considération pour comprendre les multiethnolectes dans leur ensemble.

Le présent dossier a donc pour vocation de présenter les évolutions dans les usages et les représentations de ces pratiques langagières contemporaines près de deux générations après leur mise en lumière dans les sociétés nordiques. Il s’agira d’une part de croiser les perspectives et de revenir sur les spécificités des formes et des usages nationaux nordiques ; et d’autre part d’observer comment ces formes emblématiques sont diffusées à travers les médias, la littérature et le cinéma.

Parmi les thématiques envisagées pour ce numéro, nous pouvons par exemple mentionner :

  • L’état actuel des pratiques linguistiques hétérogènes dans les pays nordiques : les unités saillantes sont-elles toujours en usage parmi des locuteurs adultes ? Se sont-elles banalisées dans les sociétés nordiques ?
  • L’évolution des usages linguistiques : quelles unités lexicales, prosodiques, syntaxiques et phonétiques sont perçues comme « innovantes » parmi les jeunes générations ? Quelles langues emprunteuses sont aujourd’hui les plus populaires ?
  • La comparaison des pratiques entre Norvège, Suède et Danemark : quelles similarités et différences observe-t-on dans les pratiques des locuteurs, et peut-on en expliquer les raisons ?
  • Les représentations des utilisateurs et de leur « langue » à travers la littérature, les séries télévisées et tous autres médias.
  • Les idéologies linguistiques et populaires en circulation à propos des différentes formes du multilinguisme.

Date limite pour la soumission de propositions d’article (300 mots) :
15 janvier 2025

Veuillez envoyer les documents sous format word à sarah.harchaoui[a]sorbonne-universite.fr

Information sur l’acceptation : 31 janvier 2025.

Dépôt de la première version de l’article (40 000 signes) : 31 mars 2025

Les articles seront soumis à une évaluation en double aveugle.

Nordiques est une revue interdisciplinaire à comité de lecture spécialisée en études nordiques. Publiée deux fois par an, la revue est disponible en accès libre sur (https://journals.openedition.org/nordiques/).

Kerswill Paul & Heike Wiese, 2022. Urban Contact Dialects and Language Change : Insights from the Global North and South. New York and London : Routledge.

Bibliographie

Références bibliographiques

Aasheim Stine Cecile, 1997. “Kebab-Norsk” : fremmedspråklig påvirkning på ungdomsspråket i Oslo, Ulla-Britt Kotsinas ; A.-B. Strenström & A.-M. Karlsson (éds.) Ungdomsspråk i Norden. Föredrag från ett forskarsymposium, pp. 235-243.

Agha Asif, 2007. Language and social relations. Cambridge : Cambridge University Press.

Fraurud Kari & Bijvoet Ellen, 2004. « Multietniskt ungdomsspråk och andra varieteter av svenska i flerspråkiga miljöer », K. Hyltenstam & I. Lindberg (éds.) Svenska som andraspråk – i forskning, undervisning och samhälle. Lund : Studentlitteratur, pp. 389-417.

Hårstad Stian, 2010. “Performing ‘dangerousness’ linguistically : The case of ‘bad Norwegian’ on the Streets of Trondheim”, J.-N. Jørgensen (ed.) “Love ya hate ya”. The Sociolinguistic Study of Youth Language and Youth Identities. Newcastle upon Tyne : Cambridge Scholar, pp. 249–265.

Jørgensen Jens Normann, 2008. “Polylingual languaging around and among adolescents”, International Journal of Multilingualism, n° 5, pp. 161–76.

Jørgensen Jens Normann, 2000. “Perkerdansk – lovende perspektiver for det danske sprog”, Dansk pædagogisk tidsskrift, n° 3, pp. 8-15.

Kotsinas, Ulla-Britt, 1988. “Rinkebysvenskan – en dialekt ?”, P. Linell (ed) Svenskansbeskriving 16. Förhandlingar vid sammankomst för att dryfta frågor rörande svenskansbeskrivning. Linköping : Universitetet i Linköping, pp. 264–278.

Madsen Lian Malai, 2016. “Investigating a register label : Integrated speech in Copenhagen”, A. Agha (ed.), Registers of Communication. Studia Fennica Linguistica.Helsinki : Finnish Literature Society, pp 124-137.

Nortier Jacomine & Dorleijn Margreet, 2013. “Multi-ethnolects : Kebabnorsk, Perkerdansk, Verlan, Kanakensprache, Straattaal, etc.” Peter Bakker & Yaron Matras (éds) Contact Languages : A Comprehensive Guide, Berlin, Boston : De Gruyter Mouton, pp 229-272.

Quist Pia & Bente-Ailin Svendsen, 2020. Urban Speech Styles of Germanic Languages. In M. Putnam & B. Page (éds.), The Cambridge Handbook of Germanic Linguistics (Cambridge Handbooks in Language and Linguistics, pp. 714-735).

Quist Pia, 2024 (Accepted/in press). “Modern Urban Multiethnolects of Germanic Languages”, Oxford Research Encyclopedia of Linguistics. Oxford University Press.

Nortier Jacomine & Svendsen Bente-Ailin, 2015. Language, Youth and Identity in the 21st Century. Linguistic Practices across Urban Spaces. Cambridge : Cambridge University Press.

Saetre Juliette, 2022, “Nationhood, identity and subcultures : A case study of the Norwegian rap duo Karpe”, Global Hip Hop Studies, Volume 2, Issue 1, juin 2021, p. 55–73.

Svendsen Bente-Ailin & Jonsson Rickard, 2024. The Routledge Handbook of Language and Youth CultureNew York and London : Routledge.

Svendsen Bente-Ailin, 2022. “Contemporary Urban Speech Styles. Norway”. Paul Kerswill & Heike Wiese (éds), Urban Contact Dialects and Language Change : Insights from the Global North and South, New York and London : Routledge, p. 206–222.

Østby Andreas E., 2005, Kebabnorsk ordbok, Oslo, Gyldendal Forlag.

AAC : « Seul.e dans la nature ? » Dossier spécial de Nordiques

AAC : « Seul.e dans la nature ? » Dossier spécial de Nordiques

Call for papers : “Alone in Nature?” Nordiques special issue

On a souvent prétendu que les habitants des pays nordiques auraient une relation particulière avec l’environnement naturel, et que la proximité avec les forêts, les lacs, les montagnes et les animaux aurait été considérée parfois comme plus importante que la compagnie des êtres humains, au point de devenir même l’objet d’une quête existentielle ou spirituelle. Ces idées peuvent être associées à une autodéfinition nordique est fondée sur la solitude qui valorise aussi l’autonomie, la résilience et l’autosuffisance, et qui se trouve à la base tout aussi bien de constructions identitaires genrées que de conceptions politiques de la nation. « Le culte nordique de la solitude » renvoie ici à l’observation que la persévérance individuelle, le besoin de disposer d’un espace individuel, et la volonté d’échapper aux pressions de la vie quotidienne convergeant pour se manifester dans une « solitude positive ». Nous constatons une forte connexion entre la proximité avec la nature et l’isolement choisi par l’individu et apprécié par la société, mais nous nous intéressons également aux effets négatifs que ces constructions de valeur peuvent avoir sous forme d’expériences involontaires de solitude par exemple.

Fondé sur ces hypothèses, le dossier « Seul.e dans la nature ? » aborde diverses formes et manifestations de ces rapports à l’environnement naturel et à la société de points de vue diachronique et historique ainsi que synchronique et conceptuel. Le thème peut être étudié à travers la législation et les documents politiques, dans la littérature, le cinéma, la musique ou dans d’autres textes ou discours qui servent à l’autodéfinition dans les cultures nordiques, ainsi que dans l’architecture, l’urbanisme et le « hyttekultur » par exemple. Les structures historiques qui s’inscrivent dans une longue durée dans une région faiblement habitée et dépourvue d’une culture urbaine plus présente ailleurs en Europe ont évidemment exercé un effet sur cette tradition, mais on peut noter également que « le culte de la solitude » entretient une relation avec la modernité et la redécouverte des traditions rurales par les classes moyennes urbanisées. Le rapport à l’environnement naturel semble se réinventer de multiples manières dans la société moderne pour garder sa pertinence dans les pays nordiques aujourd’hui. Des figures classiques de la philosophie environnementale nordique tels que Arne Næss et Pentti Linkola ont exploré des modes d’existence et de pensée qui cherchent un équilibre fragile entre isolement et participation, tout comme le fait à sa manière la chanson à succès « Öppna landskap » d’Ulf Lundell de 1982 qui décrit une articulation complexe entre solitude, société et nature, et qui peut être considérée comme une contribution à la définition de l’identité nordique. Comme ces noms l’indiquent, il nous faut également réfléchir d’une manière critique sur le rôle du genre et de l’ethnicité dans les textes et les pratiques qui construisent la relation double à l’environnement naturel et à la société.

Date limite pour la soumission de propositions d’article (300 mots) : 15 septembre 2023.

Veuillez envoyer les documents sous format word à harri.veivo@unicaen.fr et peter.stadius@helsinki.fi

Information sur l’acceptation : 30 septembre 2023.

Dépôt de la première version de l’article (40 000 signes) : 15 décembre 2023.

Les articles seront soumis à une évaluation en double aveugle.

Nordiques est une revue interdisciplinaire à comité de lecture spécialisée en études nordiques. Publiée deux fois par an, la revue est disponible en accès libre sur (https://journals.openedition.org/nordiques/).

It has often been said that Nordic people have a special relationship to nature, and this closeness to nature has also at times been seen as a more important relationship than that to other fellow citizens, becoming ultimately even a form of an existential or spiritual quest. In addition, this theme can also be related to a specific Nordic self-conception based on solitude that values autonomy, resilience, and self-sufficiency, and sustains gendered identity constructions as well as political conceptions of the nation. What is referred to here as the ‘Nordic cult of loneliness’ is an observation of how individual perseverance, a highly valued need for individual space, and an often-repeated longing to escape from the pressures of everyday life are expressed in terms of a ‘positive solitude’. We see a strong connection between the close relation to nature and socially and individually appreciated loneliness, yet we are also interested in the negative effects these value formations may have for example in unvoluntary experiences of loneliness.

Based on these hypotheses, the special issue of Nordiques on “Alone in Nature?” explores various forms and manifestations of this relationship to nature and society through both diachronic and historical as well as synchronic and conceptual approaches. The topic can be studied through both legislation and policy documents, in literature, film, music, and other Nordic cultural self-defining texts or discourses, as well as in architecture, urban planning and the “hyttekultur” for example. The long-term historical structures acting on a sparsely populated region, with a feeble urban history and culture compared to other European countries, have obviously had an impact on this tradition, yet it can also be seen as having a close connection to modernity and to the rediscovery and reinvention of rural traditions by an urban middle class. This relationship to nature also seems to reinvent itself in many modern ways, maintaining its relevance in today’s Nordic societies. Classic figures of Nordic environmentalism such as Arne Næss and Pentti Linkola for example have explored modes of existence and thinking that seek a fragile balance between reclusion and participation, and Ulf Lundell’s 1982 hit song “Öppna landskap” (Open Landscapes), to name an example from a totally different domain, likewise describes complex articulations of solitude, society, and nature that can be regarded as self-defining for the Nordic identity. As this list of names shows, we also need to critically reflect of on the role of gender and ethnicity in texts and practices that construct the double relation to nature and society.

Deadline for proposals (300 words): September 15, 2023. Please send the proposals in word format to harri.veivo@unicaen.fr and peter.stadius@helsinki.fi.

Notification of acceptance: September 30, 2023.

Submission of the manuscript (40 000 characters): December 15, 2023.

The manuscripts will be submitted to a double-blind peer-review.

Nordiques is a peer-reviewed multidisciplinary journal of Nordic studies published twice a year on free access on OpenEdition Journals (https://journals.openedition.org/nordiques/).

Thème : Superposition par Kaira.