Étiquette : Colloques et conférences

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Une Saison de Nobel et la bibliothèque Sainte-Geneviève

en partenariat avec Sorbonne Université et l’Ambassade de Suède

présentent

Étoiles orphelines

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson, Prix Nobel de littérature suédois en 1974

Présentation par Sylvain Briens
professeur de littérature nordique à Sorbonne Université

Lecture par Anny Romand
actrice et éditrice française de Harry Martinson

Le mercredi 8 octobre 2025 à 18h30
Salle Camus, Bibliothèque Sainte-Geneviève
6, rue Valette – Paris Ve

Entrée gratuite, réservation obligatoire : https://bit.ly/Aniara_SaisonNobel

Appel à communications – Situer le Nord : artistes et médiateurs entre Paris, la Fenno-Scandinavie et la Russie (1870–1940)

Appel à communications – Situer le Nord : artistes et médiateurs entre Paris, la Fenno-Scandinavie et la Russie (1870–1940)

Journée d’étude internationale le 10 avril 2026 à Paris.

Date limite d’envoi de propositions : le 21 novembre 2025.

Organisatrices :
Dina Eikeland, doctorante (HiCSA, Paris 1) et Victoria Grigorenko, doctorante (ENS)
Chargées d’études et de recherche à l’INHA

Comité scientifique : 

  • CARCREFF Alessandra, Université de Strasbourg, laboratoire MGNE – mondes germaniques et nord-européens
  • HINNERS Linda, Nationalmuseum, Stockholm
  • PARKINSON Nick, chercheur indépendant
  • POZNER Valérie, CNRS
  • PHILLIPS Catherine, chercheuse indépendante
  • EIKELAND Dina , doctorante (HiCSA, Paris 1)
  • GRIGORENKO Victoria, doctorante (ENS)

Le « Nord », tantôt envisagé comme concept esthétique et historiographique dans l’histoire de l’art, tantôt comme réalité géographique, culturelle ou météorologique vécue par les artistes de la région, a longtemps fasciné les historien·ne·s de l’art. Désigné parfois sous le terme de « boréalisme » (Briens, 2016), il s’agit d’une construction mouvante dont la polysémie maintient les idées vagues d’un espace lointain au climat aride, transposé sur les œuvres de ses peintres. Malgré la persistance de ces lieux communs, artistes, historiens et collectionneurs d’art venant des pays du Nord, incluant les pays Scandinaves, la Finlande, la Russie et les Pays Baltes (Léouzon Le Duc 1886 ; Hautfort 1910 ; Delavaud 1911) se trouvent souvent au centre des débats esthétiques, historiographiques et muséologiques au moment où l’histoire de l’art se professionnalise. Alors que l’histoire de l’art s’ouvre aux enjeux d’histoire globale (Kaufmann, Dossin & Joyeux-Prunet, 2015), dépasser l’idée d’un « Nord » lointain et exotique devient essentiel afin d’accorder aux acteurs·ices des mondes de l’art de ces pays leur juste place dans la structure internationale de circulations et de transferts.

Si de nombreux travaux se sont penchés sur les échanges franco-scandinaves ou franco-russes, rares sont ceux qui envisagent ces relations dans une perspective triangulaire, alors même que la Fenno-Scandinavie et la Russie se rencontrent souvent autour de la France comme point de référence.

Citons quelques exemples : Au tournant du XXe siècle, Auguste Pellerin (1852-1929), collectionneur parisien d’un grand ensemble d’œuvres de Manet et de Cézanne, nourrit des liens forts avec la Scandinavie, en particulier la Norvège, dont il devient consul général en France en 1906. La visite de sa maison à Neuilly-sur-Seine, abritant sa collection, devient une étape incontournable du séjour parisien des artistes scandinaves curieux de l’art moderne. En octobre 1911, l’historien de l’art français Louis Réau (1881-1961) devient le premier directeur de l’Institut français à Saint-Pétersbourg. L’année d’après, il organise L’Exposition Centennale d’Art français (1812-1912) au Palais Youssoupov, « la plus importante qui ait jamais été réalisée à l’étranger ». Cette exposition a, à son tour, servi de modèle pour les expositions d’art français à Copenhague et à Stockholm en 1914 et 1917.

Les récentes expositions à la Fondation Louis Vuitton sur la collection Morozov en 2021 et au Nationalmuseum à Stockholm sur Bonnard et le Nord [Bonnard och Norden] le démontrent, les questions de circulations entre la France et les pays du Nord continuent à interpeller nos collègues. Or, à l’exception de la 9ème édition du Festival d’histoire de l’art en 2019, portant sur les pays nordiques, les communautés scientifiques françaises ont rarement eu l’occasion de se réunir pour interroger ensemble les nombreux exemples de contacts culturels et artistiques entre la France et les pays du Nord depuis le XIXe. Au moment où les grands musées parisiens multiplient les hommages aux artistes nordiques, cette journée d’études entend fédérer historien·ne·s de l’art, de la mode, de la danse, du cinéma et de la photographie autour des questions de circulation culturelle entre la France et le Nord, afin de replacer cette sphère géographique au cœur de l’actualité de la recherche en France.

En fonction des orientations, les propositions pourront aborder les thèmes suivants :

  • Les réseaux de collectionneurs, de marchands d’art et d’intellectuels entre la France, la Russie et la Fenno-Scandinavie
  • Le rôle des acteurs de la diplomatie culturelle dans la circulation d’œuvres et d’idées entre des trois sphères géographiques
  • Les communautés d’artistes se situant à la frontière de la France, de la Fenno-Scandinavie et de la Russie
  • Études des supports de ces circulations : revues, cinéma, tournées de compagnies de danse, expositions, séjours d’artistes etc.

Propositions

Les propositions de communication devront nous parvenir avant le 21 novembre sous forme :

  • d’un titre provisoire
  • d’une problématique résumée (300 mots maximum)
  • d’une courte biographie (150 mots maximum)

envoyées par courriel à dina.eikeland@inha.fr et à victoria.grigorenko@inha.fr.

Les participant·e·s sont encouragé·e·s à solliciter la prise en charge de leurs frais de transport et d’hébergement auprès de leur institution de rattachement.

Lien vers l’appel : https://ed-histoire-de-l-art.pantheonsorbonne.fr/actualite/situer-nord-circulations-franco-nordiques-1870-1940

Call for Papers – Situating the North: Artists and Mediators between Paris, Fennoscandia, and Russia (1870–1940)

International Study Day on April 10, 2026, in Paris.

Deadline for proposals: November 21, 2025.

Scientific Committee:

  • CARCREFF Alessandra, Université de Strasbourg, laboratoire MGNE – mondes germaniques et nord-européens
  • HINNERS Linda, Nationalmuseum, Stockholm
  • PARKINSON Nick, independent scholar
  • POZNER Valérie, CNRS
  • PHILLIPS Catherine, independent scholar
  • EIKELAND Dina , doctoral student (HiCSA, Paris 1)
  • GRIGORENKO Victoria, doctoral student (ENS)

The “North,” alternately conceived as an aesthetic and historiographical construct in art history, or as a geographical, cultural, or meteorological reality experienced by artists in the region, has long fascinated art historians. Sometimes referred to as “borealism” (Briens, 2016), it is a shifting construct whose polysemy sustains vague notions of a distant space with an arid climate, transposed onto the works of its painters. Despite the persistence of these clichés, artists, historians, and art collectors from northern countries, including Scandinavia, Finland, Russia, and the Baltic States (Léouzon Le Duc 1886; Hautfort 1910; Delavaud 1911) were often central to the aesthetic, historiographical, and museological debates at a time when art history was becoming a professional discipline. As art history opens up to global historical issues (Kaufmann, Dossin & Joyeux-Prunet, 2015), it is crucial to move beyond the idea of a distant and exotic “North” in order to give the actors in the art worlds of these
countries their rightful place in the international structure of circulation and transfer.

While many studies have focused on Franco-Scandinavian or Franco-Russian exchanges, few have considered these relationships from a triangular perspective, even though Fennoscandia and Russia often converged around France.

Here are a few examples: At the turn of the 20th century, Auguste Pellerin (1852- 1929), Paris-based collector of major works by Manet and Cézanne, had strong ties with Scandinavia, particularly Norway, where he became consul general in France in 1906. A visit to his house in Neuilly-sur-Seine, where his collection was displayed, became an essential part of any stay in Paris for Scandinavian artists curious about modern art. In October 1911, French art historian Louis Réau (1881-1961) became the first director of the French Institute in Saint Petersburg. The following year, he organized the Centennial Exhibition of French Art (1812-1912) at the Yusupov Palace, “the most important ever held abroad.” This exhibition, in turn, served as a model for French art exhibitions in Copenhagen and Stockholm in 1914 and 1917.

As demonstrated by recent exhibitions at the Louis Vuitton Foundation on the Morozov collection in 2021 and at the Nationalmuseum in Stockholm on Bonnard and the North [Bonnard och Norden], artistic circulations between France and the Nordic countries continue to engage our colleagues. However, apart from the 9th edition of the Festival d’histoire de l’art in 2019, which focused on the Nordic countries, French scientific communities have rarely come together to discuss and examine the many examples of cultural and artistic contacts between France and the Nordic countries since the 19th century. At a time when the major Parisian museums are multiplying their tributes to Nordic artists, this study day aims to bring together historians of art, fashion, dance, cinema, and photography around issues of cultural exchange between France and the North, to reassert the importance of this geographical sphere at the heart of current research in France.

Depending on the focus, proposals may address the following themes:

  • Networks of collectors, art dealers, and intellectuals between France, Russia, and Fennoscandia
  • The role of cultural diplomacy actors in the circulation of works and ideas between the three geographical spheres
  • Artist communities located on the border between France, Fennoscandia, and Russia
  • Studies of the media supporting these circulations: magazines, cinema, dance company tours, exhibitions, artist residencies, etc.

Proposals

Proposals for papers must be submitted by November 21 in the following format:

  • a provisional title
  • a summary of the topic (300 words maximum)
  • a short biography (150 words maximum)

sent by email to dina.eikeland@inha.fr and victoria.grigorenko@inha.fr.

Participants are kindly encouraged to seek funding and accommodation from their home institutions.

Link to the call: https://ed-histoire-de-l-art.pantheonsorbonne.fr/actualite/situer-nord-circulations-franco-nordiques-1870-1940

CFP: Romantic Circulations

CFP: Romantic Circulations

University of Oslo, Sep 10–12, 2026
Deadline: Oct 1, 2025

Nordic Association of Romantic Studies (NARS) Conference.
University of Oslo: 10-12 September 2026.
Call for Papers.
 
Romantic Circulations

This three-day conference at the University of Oslo invites scholars engaged in the study of romanticism writ large from the expanded Nordic region to present new research on the circulation of romantic ideas and objects. The topic ‘Romantic Circulations’ encompasses both romantic discourses that arose in the period most typically associated with romanticism, but also the afterlives of romantic ideas, people, objects, discourses, etc. Focusing on processes like dissemination, circulation, and transference, we aim to challenge traditional understandings of the relationship between center and periphery in the spread of romantic discourses and aesthetics. We also posit that the recent turn toward transnational and transdisciplinary aspects of romanticism in scholarship demands a reassessment of approaches, methodologies, and historiographic structures of the field. We therefore encourage meta-theoretical perspectives, as well as meta-critical reevaluations of entrenched narratives about romantic phenomena. We also welcome cultural interventions from various perspectives, including Indigenous, environmental, postcolonial, gender, and other marginalized groups.
 
With this conference, we aim to expand our understanding of romanticism and explore together how it manifests and adapts in different times, place, and artistic forms. We encourage contributions from a broad range of fields, including art history and visual culture, literary studies, musicology, history of ideas, philosophy, cultural studies and museology, and history.
 
Confirmed keynotes:
 
Timothy R. Tangherlini (UC Berkeley)
 
Stephanie O’Rourke (University of St.Andrews)

We welcome individual proposals as well as pre-constituted panels. Early Career Scholars are particularly encouraged to apply.

Please send an abstract of max 500 words and a short biography of 200 words
by 1 October 2025 to romanticcirculations@gmail.com

Note of acceptance by 1 February 2026.

Organized by Ellen Rees (University of Oslo) and collaboration with Tonje Haugland Sørensen (NARS Executive Committee) and co-funded by the ERC project NORN

Reference:
CFP: Romantic Circulations (Oslo, 10-12 Sep 26). In: ArtHist.net, Apr 3, 2025 (accessed Apr 4, 2025), <arthist.net/archive/47169>.

AAC: What’s the name of the game?” ABBA, Northernness and Pop Culture

AAC: What’s the name of the game?” ABBA, Northernness and Pop Culture

Claire McKeown, Rose Barrett, Julie Michot, Jeremy Tranmer

Le colloque What’s the name of the game?” ABBA, Northernness and Pop Culturese tiendra à l’Université de Lorraine (Nancy) les 19 et 20 mars 2026. Ce colloque est organisé par l’équipe Dynamiques Transnationales et Transculturelles du laboratoire IDEA (Interdisciplinarité dans les Etudes Anglophones). Vous trouverez l’appel à communications, en anglais et en français, ici : https://idea.univ-lorraine.fr/sites/default/files/2025-07/ABBA%20CFP.pdf

Les propositions de communication (de 300 mots) devront être envoyées, accompagnées d’une courte notice biographique, d’ici le 1er octobre 2025 à l’adresse suivante : abbaconferencenancy@gmail.com.

One people – one dress! When King Gustav III introduced a national dress in Sweden in 1778

One people – one dress! When King Gustav III introduced a national dress in Sweden in 1778

Conférence.
Intervenante : Pernilla Rasmussen (Lund University, Suède)
Date : mercredi 28 mai à 18h ; INHA (Paris)

En 1778, le roi Gustave III introduit un nouvel habit national pour remplacer la mode française en Suède. Le costume avait pour but d’unir la nation politiquement et économiquement, de briser l’influence des produits de luxe étrangers et d’être adapté au climat suédois. La conférence examinera la signification esthétique, politique et idéologique de l’habit national, ainsi que l’impact de son introduction sur la gestion des ressources textiles établies.

https://www.inha.fr/agenda/un-peuple-une-tenue-lorsque-le-roi-gustav-iii-introduisit-une-tenue-nationale-en-suede-en-1778

Call for Papers – The XVIth International Ibsen Conference

Call for Papers – The XVIth International Ibsen Conference

“Ibsen’s Topicality” – 25-27 June 2026 – University of Zürich (SUI)

Deadline for abstracts: 1 June 2025

It is often said that Ibsen’s dramas are astonishingly topical. In fact, a glance at the sheer number of performances of his plays around the world today would seem to prove this point. But what are the reasons for this continuing topicality?

Please find more information at the following link:

https://www.hf.uio.no/is/english/research/news-and-events/news/2025/call-for-papers—the-xvith-international-ibsen-co.html

On behalf of the Centre for Ibsen Studies and the International Ibsen Committee,

Giuliano D’Amico

Présentation de l’ouvrage Sous le signe de Saxo : histoire, identité et nation dans la Geste des Danois

Présentation de l’ouvrage Sous le signe de Saxo : histoire, identité et nation dans la Geste des Danois

  • le 09 avril 18h30
  • Bibliothèque nordique, 6 rue Valette, 75005 Paris
  • entrée libre
  • Avec Peter Andersen, Frédérique Harry, Simon Lebouteiller, Caroline Olsson, Christian Bank Pedersen et Jules Piet (dir.)

Dans la plupart des pays européens, la constitution de l’identité nationale est un phénomène dont on situe traditionnellement la naissance entre les XVIIIe et XIXe siècles. Il en est de même pour le Danemark où la perte de la Norvège en 1814 et la défaite de 1864 face à la Prusse et à l’Autriche revêtent une importance toute particulière. Les prémisses de ce phénomène sont toutefois perceptibles dès le Moyen Âge, la Geste des Danois occupant à ce titre une place primordiale.

L’archevêque Absalon commandita cette œuvre que Saxo Grammaticus, chanoine de Lund, commença vers 1180 et acheva vers 1210. La Geste des Danois propose une histoire monumentale des souverains danois sur plus de 2 000 ans. Saxo commence par une préface incluant une description géographique du Nord et consacre ensuite une première partie de son œuvre aux rois mythiques du Danemark en faisant commencer le récit par l’ascension au trône de Dan, le fondateur éponyme de la nation danoise. Dans un second temps, il aborde les règnes successifs des souverains historiques, de Harald à la Dent Bleue, que l’historiographie traditionnelle présente comme l’unificateur et l’évangélisateur du Danemark, à Valdemar le Grand.

Si cette immense fresque latine connaît une diffusion limitée au Moyen Âge, elle bénéficie d’un important regain d’intérêt dès le début de l’époque moderne. Grâce à Saxo, le Danemark se dote d’un glorieux passé et, à certains égards, la Geste des Danois apparaît comme un texte fondateur à l’image de l’Iliade en Grèce, de l’Énéide en Italie, de la Chanson de Roland en France et de la Chanson des Nibelungen en Allemagne. Avec l’édition princeps de 1514, la Geste des Danois devient une référence incontournable pour l’historiographie danoise jusqu’au Siècle des Lumières, tandis qu’elle suscite une lecture plus hostile du côté suédois. 

La Geste des Danois reste aujourd’hui encore une source centrale pour étudier le Danemark médiéval et est à ce titre perçue comme le grand classique du Moyen Âge danois. Elle demeure toutefois une œuvre relativement méconnue à l’étranger, même si elle a inspiré plusieurs réécritures célèbres, en premier lieu les légendes de Guillaume Tell en Suisse et de Hamlet en Angleterre.

‘est dans une perspective résolument interdisciplinaire que cet ouvrage explore l’œuvre de Saxo et ses réinterprétations, entre études médiévales et médiévalisme, histoire et littérature, culture danoise et culture mondiale. Ce moment de présentation reviendra sur l’importance et l’actualité de Saxo pour les Études nordiques et sur la genèse et la réalisation de ce projet, porté par les équipes de recherche ERLIS, LCE, ARCHE  et REIGENN, et soutenu également par l’Université de Caen Normandie, la communauté urbaine de Caen la Mer et Undervisnings- og Forsknings-ministeriet.

L’intégralité de l’ouvrage est disponible en ligne ici.

SOMMAIRE

Medievalisms of the Margins / Les médiévalismes à la marge

Medievalisms of the Margins / Les médiévalismes à la marge

Staging Medieval Memories in Outside Western Europe / Mise en scène des mémoires médiévales en dehors de l’Europe occidentale

Organized by / organisé par Tatiana Victoroff (Université de Strasbourg), Thomas Mohnike (Université de Strasbourg), Giuseppina Giuliano (University of Salerno), Yordan Lyutskanov (Bulgarian Academy of Sciences) and Alexander Medvedev (independent scholar)

Since the 19th century, the Middle Ages have often been made up of mythemes such as castles, forests, princesses, knights and unicorns, which may meet populations living in the desert to the south, decadence or barbarism to the east and savage Vikings to the north on the margins, but the latter act as representatives of the Other, the Stranger. Indeed, these imaginative geographies reflect the European geopolitical and cultural situation of the 19th century, with France and Great Britain at the centre and the rest of Europe in the periphery and even on the margins. In the fictional medieval world, these geographies have changed little to the present day, even when adapted for use in new media. However, from these supposed margins, writers, artists and other cultural mediators have launched projects to update and reuse medieval sources and ideas for their own cultural, aesthetic and political projects. This conference aims to explore the medieval strategies of authors from Eastern, Central and Northern and what was later called East-Central Europe, who often construct their visions of the Middle Ages in tension with the dominant discourses of medievalism.

We are particularly interested in studies that cross the boundaries of traditional disciplines and propose case studies in which actors, artefacts or media from different parts of these supposed margins interact. Such studies might, for example, focus on the function of the Byzantine and Muslim worlds, since the imagined encounter with actors from an even more distant East often serves as an incentive for the dramatic logic of national myths.

Depuis le XIXe siècle, le Moyen Âge est souvent constitué de mythèmes tels que châteaux, forêts, princesses, chevaliers et licornes, qui peuvent rencontrer à la marge des populations vivant dans le désert au sud, la décadence ou la barbarie à l’est et les sauvages vikings au nord, mais ces derniers agissent comme des représentants de l’Autre, de l’Étranger. En effet, ces géographies imaginatives reflètent la situation géopolitique et culturelle européenne du XIXe siècle, avec la France et la Grande-Bretagne au centre et le reste de l’Europe à la périphérie, voire en marge. Dans le monde médiéval fictif, ces géographies ont peu changé jusqu’à aujourd’hui, même lorsqu’elles sont adaptées aux nouveaux médias. Cependant, à partir de ces marges supposées, des écrivains, des artistes et d’autres médiateurs culturels ont lancé des projets visant à actualiser et à réutiliser les sources et les idées médiévales pour leurs propres projets culturels, esthétiques et politiques. Cette conférence vise à explorer les stratégies médiévales des auteurs de l’Est, du Centre et du Nord de l’Europe et de ce qui a été appelé plus tard l’Europe centrale et orientale, qui construisent souvent leurs visions du Moyen Âge en tension avec les discours dominants du médiévalisme.

Nous sommes particulièrement intéressés par les études qui dépassent les frontières des disciplines traditionnelles et proposent des études de cas dans lesquelles interagissent des acteurs, des artefacts ou des médias provenant de différentes parties de ces marges supposées. De telles études pourraient, par exemple, se concentrer sur la fonction des mondes byzantin et musulman, puisque la rencontre imaginée avec des acteurs d’un Orient encore plus lointain sert souvent d’incitation à la logique dramatique des mythes nationaux.

For transmission online, please contact Lucie Bleger (lucie.bleger@etu.unistra.fr) for the link.

Programme en pdf sous ce lien-ci.

Retourner le monde contre lui même : symposium sur la poésie nordique contemporaine : 6-8 mars (Caen-Paris)

Retourner le monde contre lui même : symposium sur la poésie nordique contemporaine : 6-8 mars (Caen-Paris)

Colloque international : « Retourner le monde contre lui-même » : Perspectives critiques sur les poésies nordiques aux XXe et XXIe siècles

SYMPOSIUM ON CONTEMPORARY NORDIC POETRY
Université Caen-Normandie et Paris (Bibliothèque nordique) les 6, 7 et 8 Mars 2025

Deux jours de colloque et deux soirées littéraires à la Mli et à la bibliothèque Alexis de Tocqueville (6 et 7 mars) et un après midi de lectures à la Bibliothèque Nordique à Paris le 8 mars

Retrouvez ci dessous le programme et les intervenants

Poursuivre la lecture « Retourner le monde contre lui même : symposium sur la poésie nordique contemporaine : 6-8 mars (Caen-Paris) »
Peter Andersen, Frédérique Harry, Simon Lebouteiller, Caroline Olsson, Christian Bank Pedersen et Jules Piet (dir.), Sous le signe de Saxo : histoire, identité et nation dans la Geste des Danois, dans la revue Source(s) : Arts, civilisation et histoire de l’Europe, hors-série n°1, 2024

Peter Andersen, Frédérique Harry, Simon Lebouteiller, Caroline Olsson, Christian Bank Pedersen et Jules Piet (dir.), Sous le signe de Saxo : histoire, identité et nation dans la Geste des Danois, dans la revue Source(s) : Arts, civilisation et histoire de l’Europe, hors-série n°1, 2024

Saxo Grammaticus est une figure emblématique de la littérature danoise médiévale. Auteur entre 1180 et 1210 d’une histoire monumentale des rois de Danemark, la Geste des Danois, son œuvre reste aujourd’hui une source de première importance pour étudier les sociétés nordiques anciennes et l’affirmation de la royauté dans cette région. De même, le Danemark se dotait d’une épopée qui, dès l’époque moderne, fut un support pour la formation d’une identité nationale.

Cette publication entend ainsi mettre en lumière la figure de Saxo en tant qu’auteur et historien médiéval, de même que sa réception post-médiévale. Elle comporte en outre la première édition critique des Reges Daniæ, un recueil de distiques composés en 1602 d’après la Geste des Danois par Jon Jacobsen dit le Vénusin à la demande du roi Christian IV et destinés à décorer 100 nouveaux canons.

Les actes, publiés dans la revue Source(s) : Arts, civilisation et histoire de l’Europe, sont intégralement consultables en ligne au lien suivant : https://www.ouvroir.fr/sources/index.php?id=920

Cette publication est issue du colloque Sous le signe de Saxo : Histoire, identité et nation dans la Geste des Danois qui s’était tenu à l’Auditorium du Château de Caen les 23 et 24 juin 2023. Sa réalisation résulte d’une collaboration entre les équipes de recherche ERLIS (Unicaen), ARCHE (Strasbourg), REIGENN (Sorbonne Université), LCE (Lyon 2) et la Høgskulen på Vestlandet (Bergen). 

Thème : Superposition par Kaira.