Appel à communications – Situer le Nord : artistes et médiateurs entre Paris, la Fenno-Scandinavie et la Russie (1870–1940)

Appel à communications – Situer le Nord : artistes et médiateurs entre Paris, la Fenno-Scandinavie et la Russie (1870–1940)

Journée d’étude internationale le 10 avril 2026 à Paris.

Date limite d’envoi de propositions : le 21 novembre 2025.

Organisatrices :
Dina Eikeland, doctorante (HiCSA, Paris 1) et Victoria Grigorenko, doctorante (ENS)
Chargées d’études et de recherche à l’INHA

Comité scientifique : 

  • CARCREFF Alessandra, Université de Strasbourg, laboratoire MGNE – mondes germaniques et nord-européens
  • HINNERS Linda, Nationalmuseum, Stockholm
  • PARKINSON Nick, chercheur indépendant
  • POZNER Valérie, CNRS
  • PHILLIPS Catherine, chercheuse indépendante
  • EIKELAND Dina , doctorante (HiCSA, Paris 1)
  • GRIGORENKO Victoria, doctorante (ENS)

Le « Nord », tantôt envisagé comme concept esthétique et historiographique dans l’histoire de l’art, tantôt comme réalité géographique, culturelle ou météorologique vécue par les artistes de la région, a longtemps fasciné les historien·ne·s de l’art. Désigné parfois sous le terme de « boréalisme » (Briens, 2016), il s’agit d’une construction mouvante dont la polysémie maintient les idées vagues d’un espace lointain au climat aride, transposé sur les œuvres de ses peintres. Malgré la persistance de ces lieux communs, artistes, historiens et collectionneurs d’art venant des pays du Nord, incluant les pays Scandinaves, la Finlande, la Russie et les Pays Baltes (Léouzon Le Duc 1886 ; Hautfort 1910 ; Delavaud 1911) se trouvent souvent au centre des débats esthétiques, historiographiques et muséologiques au moment où l’histoire de l’art se professionnalise. Alors que l’histoire de l’art s’ouvre aux enjeux d’histoire globale (Kaufmann, Dossin & Joyeux-Prunet, 2015), dépasser l’idée d’un « Nord » lointain et exotique devient essentiel afin d’accorder aux acteurs·ices des mondes de l’art de ces pays leur juste place dans la structure internationale de circulations et de transferts.

Si de nombreux travaux se sont penchés sur les échanges franco-scandinaves ou franco-russes, rares sont ceux qui envisagent ces relations dans une perspective triangulaire, alors même que la Fenno-Scandinavie et la Russie se rencontrent souvent autour de la France comme point de référence.

Citons quelques exemples : Au tournant du XXe siècle, Auguste Pellerin (1852-1929), collectionneur parisien d’un grand ensemble d’œuvres de Manet et de Cézanne, nourrit des liens forts avec la Scandinavie, en particulier la Norvège, dont il devient consul général en France en 1906. La visite de sa maison à Neuilly-sur-Seine, abritant sa collection, devient une étape incontournable du séjour parisien des artistes scandinaves curieux de l’art moderne. En octobre 1911, l’historien de l’art français Louis Réau (1881-1961) devient le premier directeur de l’Institut français à Saint-Pétersbourg. L’année d’après, il organise L’Exposition Centennale d’Art français (1812-1912) au Palais Youssoupov, « la plus importante qui ait jamais été réalisée à l’étranger ». Cette exposition a, à son tour, servi de modèle pour les expositions d’art français à Copenhague et à Stockholm en 1914 et 1917.

Les récentes expositions à la Fondation Louis Vuitton sur la collection Morozov en 2021 et au Nationalmuseum à Stockholm sur Bonnard et le Nord [Bonnard och Norden] le démontrent, les questions de circulations entre la France et les pays du Nord continuent à interpeller nos collègues. Or, à l’exception de la 9ème édition du Festival d’histoire de l’art en 2019, portant sur les pays nordiques, les communautés scientifiques françaises ont rarement eu l’occasion de se réunir pour interroger ensemble les nombreux exemples de contacts culturels et artistiques entre la France et les pays du Nord depuis le XIXe. Au moment où les grands musées parisiens multiplient les hommages aux artistes nordiques, cette journée d’études entend fédérer historien·ne·s de l’art, de la mode, de la danse, du cinéma et de la photographie autour des questions de circulation culturelle entre la France et le Nord, afin de replacer cette sphère géographique au cœur de l’actualité de la recherche en France.

En fonction des orientations, les propositions pourront aborder les thèmes suivants :

  • Les réseaux de collectionneurs, de marchands d’art et d’intellectuels entre la France, la Russie et la Fenno-Scandinavie
  • Le rôle des acteurs de la diplomatie culturelle dans la circulation d’œuvres et d’idées entre des trois sphères géographiques
  • Les communautés d’artistes se situant à la frontière de la France, de la Fenno-Scandinavie et de la Russie
  • Études des supports de ces circulations : revues, cinéma, tournées de compagnies de danse, expositions, séjours d’artistes etc.

Propositions

Les propositions de communication devront nous parvenir avant le 21 novembre sous forme :

  • d’un titre provisoire
  • d’une problématique résumée (300 mots maximum)
  • d’une courte biographie (150 mots maximum)

envoyées par courriel à dina.eikeland@inha.fr et à victoria.grigorenko@inha.fr.

Les participant·e·s sont encouragé·e·s à solliciter la prise en charge de leurs frais de transport et d’hébergement auprès de leur institution de rattachement.

Lien vers l’appel : https://ed-histoire-de-l-art.pantheonsorbonne.fr/actualite/situer-nord-circulations-franco-nordiques-1870-1940

Call for Papers – Situating the North: Artists and Mediators between Paris, Fennoscandia, and Russia (1870–1940)

International Study Day on April 10, 2026, in Paris.

Deadline for proposals: November 21, 2025.

Scientific Committee:

  • CARCREFF Alessandra, Université de Strasbourg, laboratoire MGNE – mondes germaniques et nord-européens
  • HINNERS Linda, Nationalmuseum, Stockholm
  • PARKINSON Nick, independent scholar
  • POZNER Valérie, CNRS
  • PHILLIPS Catherine, independent scholar
  • EIKELAND Dina , doctoral student (HiCSA, Paris 1)
  • GRIGORENKO Victoria, doctoral student (ENS)

The “North,” alternately conceived as an aesthetic and historiographical construct in art history, or as a geographical, cultural, or meteorological reality experienced by artists in the region, has long fascinated art historians. Sometimes referred to as “borealism” (Briens, 2016), it is a shifting construct whose polysemy sustains vague notions of a distant space with an arid climate, transposed onto the works of its painters. Despite the persistence of these clichés, artists, historians, and art collectors from northern countries, including Scandinavia, Finland, Russia, and the Baltic States (Léouzon Le Duc 1886; Hautfort 1910; Delavaud 1911) were often central to the aesthetic, historiographical, and museological debates at a time when art history was becoming a professional discipline. As art history opens up to global historical issues (Kaufmann, Dossin & Joyeux-Prunet, 2015), it is crucial to move beyond the idea of a distant and exotic “North” in order to give the actors in the art worlds of these
countries their rightful place in the international structure of circulation and transfer.

While many studies have focused on Franco-Scandinavian or Franco-Russian exchanges, few have considered these relationships from a triangular perspective, even though Fennoscandia and Russia often converged around France.

Here are a few examples: At the turn of the 20th century, Auguste Pellerin (1852- 1929), Paris-based collector of major works by Manet and Cézanne, had strong ties with Scandinavia, particularly Norway, where he became consul general in France in 1906. A visit to his house in Neuilly-sur-Seine, where his collection was displayed, became an essential part of any stay in Paris for Scandinavian artists curious about modern art. In October 1911, French art historian Louis Réau (1881-1961) became the first director of the French Institute in Saint Petersburg. The following year, he organized the Centennial Exhibition of French Art (1812-1912) at the Yusupov Palace, “the most important ever held abroad.” This exhibition, in turn, served as a model for French art exhibitions in Copenhagen and Stockholm in 1914 and 1917.

As demonstrated by recent exhibitions at the Louis Vuitton Foundation on the Morozov collection in 2021 and at the Nationalmuseum in Stockholm on Bonnard and the North [Bonnard och Norden], artistic circulations between France and the Nordic countries continue to engage our colleagues. However, apart from the 9th edition of the Festival d’histoire de l’art in 2019, which focused on the Nordic countries, French scientific communities have rarely come together to discuss and examine the many examples of cultural and artistic contacts between France and the Nordic countries since the 19th century. At a time when the major Parisian museums are multiplying their tributes to Nordic artists, this study day aims to bring together historians of art, fashion, dance, cinema, and photography around issues of cultural exchange between France and the North, to reassert the importance of this geographical sphere at the heart of current research in France.

Depending on the focus, proposals may address the following themes:

  • Networks of collectors, art dealers, and intellectuals between France, Russia, and Fennoscandia
  • The role of cultural diplomacy actors in the circulation of works and ideas between the three geographical spheres
  • Artist communities located on the border between France, Fennoscandia, and Russia
  • Studies of the media supporting these circulations: magazines, cinema, dance company tours, exhibitions, artist residencies, etc.

Proposals

Proposals for papers must be submitted by November 21 in the following format:

  • a provisional title
  • a summary of the topic (300 words maximum)
  • a short biography (150 words maximum)

sent by email to dina.eikeland@inha.fr and victoria.grigorenko@inha.fr.

Participants are kindly encouraged to seek funding and accommodation from their home institutions.

Link to the call: https://ed-histoire-de-l-art.pantheonsorbonne.fr/actualite/situer-nord-circulations-franco-nordiques-1870-1940

CFP: Romantic Circulations

CFP: Romantic Circulations

University of Oslo, Sep 10–12, 2026
Deadline: Oct 1, 2025

Nordic Association of Romantic Studies (NARS) Conference.
University of Oslo: 10-12 September 2026.
Call for Papers.
 
Romantic Circulations

This three-day conference at the University of Oslo invites scholars engaged in the study of romanticism writ large from the expanded Nordic region to present new research on the circulation of romantic ideas and objects. The topic ‘Romantic Circulations’ encompasses both romantic discourses that arose in the period most typically associated with romanticism, but also the afterlives of romantic ideas, people, objects, discourses, etc. Focusing on processes like dissemination, circulation, and transference, we aim to challenge traditional understandings of the relationship between center and periphery in the spread of romantic discourses and aesthetics. We also posit that the recent turn toward transnational and transdisciplinary aspects of romanticism in scholarship demands a reassessment of approaches, methodologies, and historiographic structures of the field. We therefore encourage meta-theoretical perspectives, as well as meta-critical reevaluations of entrenched narratives about romantic phenomena. We also welcome cultural interventions from various perspectives, including Indigenous, environmental, postcolonial, gender, and other marginalized groups.
 
With this conference, we aim to expand our understanding of romanticism and explore together how it manifests and adapts in different times, place, and artistic forms. We encourage contributions from a broad range of fields, including art history and visual culture, literary studies, musicology, history of ideas, philosophy, cultural studies and museology, and history.
 
Confirmed keynotes:
 
Timothy R. Tangherlini (UC Berkeley)
 
Stephanie O’Rourke (University of St.Andrews)

We welcome individual proposals as well as pre-constituted panels. Early Career Scholars are particularly encouraged to apply.

Please send an abstract of max 500 words and a short biography of 200 words
by 1 October 2025 to romanticcirculations@gmail.com

Note of acceptance by 1 February 2026.

Organized by Ellen Rees (University of Oslo) and collaboration with Tonje Haugland Sørensen (NARS Executive Committee) and co-funded by the ERC project NORN

Reference:
CFP: Romantic Circulations (Oslo, 10-12 Sep 26). In: ArtHist.net, Apr 3, 2025 (accessed Apr 4, 2025), <arthist.net/archive/47169>.

“Poétiques sociales des pays nordiques, de l’âge viking à nos jours” : séminaire 2025-2026

“Poétiques sociales des pays nordiques, de l’âge viking à nos jours” : séminaire 2025-2026

En 2025-2026, le séminaire “Poétiques sociales des pays nordiques, de l’âge viking à nos jours” explore plus spécifiquement les recompositions de l’espace nordique aux XXe et XXIe siècles, à partir d’approches transversales et complémentaires, de la littérature à l’anthropologie culturelle.
Varmt velkommen !

Organisateurs : Harri Veivo, Christian Bank Pedersen et Frédérique Harry

UR 4254 ERLIS, Maison de la Recherche en Sciences Humaines, Science Po Rennes Campus de Caen

Programme de l’année 2025-2026

  • 16 octobre 2025, 17h30, salle des Actes, MRSH
    • Tue Andersen Nexø (Université de Copenhague) : «After the Welfare state. Post-welfare Identities and Everyday Utopias in Contemporary Danish Literature»
  • 27 novembre 2025, 17h30, MLI160
    • Mélanie Taquet (Université de Caen Normandie) : « L’armée blanche dans la littérature finlandaise : construction et démystification d’un héroïsme »
    • Johannes Hjellbrekke (Université de Bergen) : « La guerre des écrivains norvégiens : les prises de positions politiques dans le champ littéraire norvégien sous la Seconde Guerre mondiale »
  • 29 janvier 2026, 17h30, salle des Actes, MRSH
    • Kristina Malmio (Université de Helsinki) : « Unequal Ecologies – the Circulation of Genres and Texts among the Nordic Countries »
  • 19 février 2026, 17h30, salle des Actes, MRSH
    • Søren Frank (Université de Copenhague) : « Planetary Borders in Johannes V. Jensen’s The Long Journey »
  • 26 mars 2026, 17h30, salle des Actes, MRSH
    • Sindre Bangstad (KIFO, Oslo) : « Revisiting Secularism and the Secular in the Nordics »

Pour plus d’informations, vous êtes invités à consulter le programme joint.

Recrutement postdoctoral : géopolitique des approvisionnements nucléaires en Europe

Recrutement postdoctoral : géopolitique des approvisionnements nucléaires en Europe

L’ERC GeoNuFE (Critical Geopolitics of Nuclear Fuel Supplies in Europe), dirigé par Teva Meyer (Université de Haute-Alsace), recrute un·e postdoctorant·e pour 36 mois à partir de janvier 2026.

Le poste portera sur l’étude du cas hongrois, dans une équipe interdisciplinaire analysant les chaînes d’approvisionnement en combustible nucléaire en Europe.

Le/la chercheur·e appliquera une méthodologie qualitative (entretiens, analyse documentaire, terrains en Hongrie, Bruxelles et Luxembourg) pour examiner les enjeux de pouvoir et de sécurisation des politiques énergétiques.

Le projet compare les stratégies de la France, du Royaume-Uni, de la Hongrie et de la Finlande, en lien avec le rôle de l’UE et d’Euratom.

Les candidatures (CV, lettre, publications, référence) doivent être adressées avant le 1er novembre 2025.

Pour plus d’informations, vous êtes invités à consulter la fiche de recrutement jointe.

Publication : Bjørnstjerne Bjørnson hors frontières

Publication : Bjørnstjerne Bjørnson hors frontières

Les actes de la journée d’études organisée à l’Université de Strasbourg en 2024 sont maintenant publiés par Florence Fix, Corinne François-Denève et Solenne Guyot dans Les publications numériques du CEREdi à l’Université de Rouen pour redécouvrir l’oeuvre du dramaturge norvégien… au delà de ses frontières nordiques et littéraires !

Les articles sont consultables en ligne sur le site du CEREdi.

Table des matières

Solenne Guyot Avant-propos Bjørnstjerne Bjørnson, illustre méconnu du théâtre européen du xixe siècle

Corinne François-Denève et Solenne Guyot « Je retrouvais, dite par un homme, la question d’être une femme au monde. » Entretien avec Corinne François-Denève sur la (re)traduction d’En hanske [Le Gant]

Annie Bourguignon Bjørnstjerne Bjørnson’s Maria Stuart i Skotland and Friedrich Schiller’s Maria Stuart

Cécile Leblanc Wagnériser Bjørnson ? Hulda de César Franck et Charles Grandmougin

Nicolas Diassinous Au-dessus des forces humaines au Théâtre de l’Œuvre : le Bjørnson de Lugné-Poe

Miloš Mistrík Bjørnstjerne Bjørnson et la Slovaquie : la priorité est d’abord d’avoir un pays libre et indépendant, puis un théâtre national !

Marthe Segrestin Leonarda et Nora, fausses jumelles

Appel à Contributions : Traduire la littérature de l’Europe du Nord à l’ère technologique (Deshima 2026)

[English below]

Appel à communications – Deshima n°20 (2026)

Traduire la littérature de l’Europe du Nord à l’ère technologique : reconfigurations culturelles, enjeux politiques et mutations professionnelles

Le monde de la traduction et de la littérature traverse actuellement une phase de profonds bouleversements. Ces évolutions remettent en question des méthodologies bien établies, des hiérarchies institutionnelles, des pratiques professionnelles, mais aussi des imaginaires culturels et littéraires. Elles affectent également les formations universitaires et les modes de circulation des textes, redessinant les contours du champ littéraire mondial.

Pour une revue comme Deshima, consacrée aux relations culturelles, littéraires et linguistiques entre l’Europe du Nord et le monde francophone, il nous semble essentiel, à la veille de son vingtième anniversaire, de consacrer un numéro thématique à la traduction, à l’orée de ces transformations. L’objectif est d’étudier comment des voix issues d’aires linguistiques et géographiques moins dominantes – en raison d’un nombre de locuteurs modeste ou d’un manque de visibilité dans les circuits dominants de la traduction – ont su se faire entendre et d’évaluer ce que peut modifier l’évolution des pratiques traductives.

Ce numéro souhaite notamment mettre en lumière les liens entre les littératures du Nord et du Sud, que ce soit à travers des réseaux historiques de traduction, des logiques d’asymétrie linguistique, ou des circulations indirectes par le biais de langues intermédiaires (comme le français ou l’anglais). Il s’agit aussi d’interroger les écarts – mais aussi les zones d’échange – entre « grandes » et « petites » langues, entre aires centrales et périphériques, entre pratiques traditionnelles et défis liés à l’émergence de nouvelles technologies.

Pour son 20ᵉ numéro, Deshima lance donc un appel à contributions sur le thème de la traduction littéraire, envisagée à la fois comme pratique textuelle, enjeu culturel, réalité socio-économique et objet politique. Les propositions pourront s’inscrire dans une perspective synchronique (études de cas contemporains, état des lieux actuels) ou diachronique (histoire des pratiques et des institutions de traduction).

Voici quelques axes thématiques possibles (liste non exhaustive) :

  • Corpus traduit. Quel·le·s auteur·e·s et quelles œuvres sont traduits ? Qui est canonisé à travers la traduction ? Certains pays sont-ils sous-représentés ? Certains genres sont-ils davantage traduits (roman, polar, jeunesse, etc.) ?
  • Traducteur·ices. Qui traduit ? Traduisent-ils/elles de plusieurs langues ? Quel est le rôle du genre, de la formation ou du statut professionnel dans cette activité ?
  • Édition et publication. Quel·le·s maisons d’édition, collections ou réseaux éditoriaux structurent le champ de la traduction littéraire ?
  • Institutions et politiques. Quelles structures (États, fondations, programmes européens, etc.) soutiennent ou orientent les politiques de traduction ?
  • Réception. Quelle est la visibilité des traductions dans la critique littéraire, la presse, les médias spécialisés ? Comment les traductions du Nord sont-elles reçues dans les espaces francophones (et inversement) ?
  • Aspects linguistiques et stylistiques. Quels défis posent les structures grammaticales, la syntaxe ou la prosodie des langues du Nord dans la traduction littéraire ?
  • Paratextes et stratégies éditoriales. Quelle place occupent les préfaces, notes, choix typographiques ou stratégies éditoriales dans l’accueil des traductions ?
  • Étrangéisation vs. domestication. Les traductions valorisent-elles l’« exotisme » de la culture source, ou cherchent-elles à l’effacer au profit d’une lecture qui rend les œuvres plus familières au lectorat cible ?
  • Traductions indirectes (ou relais). Quel rôle le français joue-t-il comme langue de passage ? Certaines œuvres du Nord sont-elles traduites à partir de l’allemand, de l’anglais ou d’une autre langue ?
  • Traduction humaine vs. automatique. Comment les traducteurs littéraires du Nord (et d’ailleurs) perçoivent-ils les avancées de la traduction neuronale ? Quels débats ont cours dans ces milieux ?

Dans la revue Deshima, une attention particulière est portée aux langues nationales de la Scandinavie (et au finnois, à l’islandais, etc.), ainsi qu’au néerlandais. Le comité de rédaction encourage également les propositions portant sur des langues moins diffusées (comme le frison ou d’autres langues nordiques minorées), ou sur des espaces géographiques historiquement connectés à l’Europe du Nord.

Les études comparatives, les analyses de traductions vers d’autres langues que le français, ou encore les travaux sur les dynamiques croisées de traduction (via le français, ou entre espaces culturels) seront également les bienvenus, pourvu qu’un lien explicite soit établi avec la sphère francophone.

Modalités de soumission

Les propositions devront être envoyées à Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr) et Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch) avant le 15 septembre 2025. Elles comprendront :

  • un titre ;
  • un résumé de 200 à 300 mots ;
  • 5 mots-clés ;
  • une courte notice biographique (5-6 lignes).

Une réponse sera transmise aux auteur·e·s début octobre. Les articles complets seront attendus pour le 31 janvier 2026. Après évaluation en double aveugle, les textes acceptés seront publiés dans le numéro de novembre 2026.

Lire la suite : Appel à Contributions : Traduire la littérature de l’Europe du Nord à l’ère technologique (Deshima 2026)

Call for Papers – Deshima No. 20 (2026)

Translating Northern European Literature in the Digital Era: Cultural Reconfigurations, Political Stakes, and Professional Transformations

The fields of translation and literature are currently undergoing profound transformations. These developments are challenging well-established methodologies, institutional hierarchies, professional practices, as well as cultural and literary imaginaries. They also impact university curricula and the modes through which texts circulate, thereby reshaping the contours of the global literary landscape.

For a journal like Deshima, devoted to the cultural, literary, and linguistic relations between Northern Europe and the Francophone world, it seems essential—on the eve of its twentieth anniversary—to dedicate a thematic issue to translation in the context of these transformations. The objective is to examine how voices emerging from less dominant linguistic and geographical areas—whether due to a smaller number of speakers or a lack of visibility in the dominant translation circuits—have managed to make themselves heard, and to assess the extent to which evolving translation practices are contributing to this shift.

This issue aims in particular to shed light on the connections between Northern and Southern literatures, whether through historical translation networks, dynamics of linguistic asymmetry, or indirect circulations via intermediary languages (such as French or English). It also seeks to explore the gaps—and the exchange zones—between “major” and “minor” languages, between central and peripheral regions, and between traditional practices and the challenges arising from new technologies.

For its 20th issue, Deshima is therefore launching a call for contributions on the theme of literary translation, considered as a textual practice, a cultural stake, a socio-economic reality, and a political object. Contributions may adopt a synchronic perspective (case studies of the present day, current overviews) or a diachronic one (historical studies of translation practices and institutions).

Possible thematic axes include (non-exhaustive list):

  • Translated corpus. Which authors and works are being translated? Who is canonised through translation? Are certain countries under-represented? Are some genres more frequently translated (novels, crime fiction, children’s literature, etc.)?
  • Translators. Who translates? Do they work from multiple languages? What role does gender, training, or professional status play in this activity?
  • Publishing and distribution. Which publishing houses, series, or editorial networks structure the field of literary translation?
  • Institutions and policies. Which institutions (States, foundations, European programmes, etc.) support or influence translation policies?
  • Reception. What visibility do translations have in literary criticism, the press, and specialist media? How are translations from the North received in Francophone contexts (and vice versa)?
  • Linguistic and stylistic aspects. What challenges are posed by the grammar, syntax, or prosody of Northern languages in literary translation?
  • Paratexts and editorial strategies. What role is played by prefaces, notes, typographical choices, or editorial strategies in the reception of translations?
  • Foreignisation vs. domestication. Do translations highlight the “exoticism” of the source culture, or do they seek to erase it in favour of a reading experience more familiar to the target audience?
  • Indirect (relay) translations. What role does French play as a bridge language? Are some works from the North translated via German, English, or another language?
  • Human vs. machine translation. How do literary translators in the North (and elsewhere) perceive the advances in neural translation? What debates are taking place in these circles?

In the journal Deshima, special attention is given to the national languages of Scandinavia (and to Finnish, Icelandic, etc.), as well as Dutch. The editorial board also encourages proposals concerning lesser-used languages (such as Frisian or other minoritised Nordic languages), or on geographical areas historically connected to Northern Europe.

Comparative studies, analyses of translations into languages other than French, or research on cross-translation dynamics (via French, or between cultural spaces) are also welcome, provided a clear link is established with the Francophone sphere.

Submission Guidelines

Proposals must be sent to Roberto Dagnino (dagnino@unistra.fr) and Cyrille François (cyrille.francois@unil.ch) by 15 September 2025. They should include:

• a title
• an abstract of 200 to 300 words; 
• 5 keywords
• a short biographical note (5–6 lines).

Authors will receive a response in early October. Complete articles will be expected by 31 January 2026. Following double-blind peer review, accepted texts will be published in the November 2026 issue.

Traduire, adapter les littératures du Nord, la littérature vers le Nord

Traduire, adapter les littératures du Nord, la littérature vers le Nord

Colloque international québéco-norvégien

Université de Bergen, les 8 et 9 décembre 2025

Contexte du colloque et de l’appel — Ce colloque s’inscrit le cadre d’un projet de coopération intitulé « Porter la voix des autres. Målbære andres stemmer » (2025-2028), mise en place entre la Section de français de l’Université de Bergen et le Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique de l’Université du Québec à Montréal. Ce projet, qui s’intéresse aux aspects sociaux et professionnels de la littérature, rassemble dans un contexte francophone des étudiant.e.s, des littéraires, des professeur.e.s, des chercheur.e.s, des écrivain.e.s, des traducteur.trice.s, des éditeur.trice.s et des médiateur.trice.s culturels du Québec et de la Norvège, tout en s’associant à des francophones d’ailleurs dans le monde. « Porter la voix des autres » implique d’ouvrir de nouvelles voies pour  l’expression des personnes et des cultures souvent moins représentées dans les cursus universitaires et de veiller à leur reconnaissance. Ce projet permet ainsi d’imaginer et d’inclure de nouvelles pratiques de diffusion de la littérature qui explorent, parmi d’autres thèmes, les enjeux contemporains de la diversité. Dans ce contexte, nous lançons ainsi un appel à communication pour un colloque qui aura lieu les lundi 8 et mardi 9 décembre 2025 à Litteraturhuset à Bergen.

Corpus et perspectives critiques — Ce projet porte sur les pourtours de la littérature : la traduction, l’édition, l’enseignement, la publication, la recherche, l’adaptation, la médiation et la mise en valeur des œuvres. Pour ce premier colloque (d’autres événements suivront), nous proposons une réflexion sur « Traduire et adapter », qu’il s’agisse de faire connaître les littératures du Nord vers d’autres langues ou les autres littératures vers le Nord. Nous pensons également à toutes les modalités esthétiques et sociales d’exploitation et de transformation de la littérature dans les cultures du Nord : que ce soit des processus d’alphabétisation, d’enseignement et de formation, ou que ce soit de création d’œuvres visuelles, télévisuelles, théâtrales et cinématographiques. Enfin, nous considérons le « Nord » dans sa définition la plus ouverte, inspirée des propositions du linguiste et géographe Louis-Edmond Hamelin, comprenant à la fois la Scandinavie, le Québec, la Finlande, la Russie, le Canada, le monde autochtone circumpolaire, ainsi que l’ensemble des territoires hivernaux et de la haute montagne.

Directives pour la participation — Les personnes intéressées peuvent envoyer une proposition de communication avant le 15 septembre 2025 au courriel suivant : imaginairedunord@uqam.ca. Les propositions d’une quinzaine de lignes doivent être accompagnées d’une courte notice biobibliographique précisant le statut et l’affiliation institutionnelle. Les auteurices des propositions retenues seront informé.e.s avant la fin septembre. Les frais de déplacement et de séjours devront être pris en charge par les participant.e.s. Les participant.e.s. retenu.e.s devront s’engager à être présent.e.s à Bergen pour la durée du colloque. La langue des présentations et des échanges lors du colloque sera le français. Les communications seront d’une durée de vingt minutes.

Organisation — Le colloque est co-organisé par Daniel Chartier, Sonia Lagerwall, Margery Vibe Skagen et Gabrielle Tremblay, dans le cadre des travaux de la Section de français de l’Université de Bergen et du Département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, ainsi que du Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, du Centre de recherche sur la littérature et la culture au Québec (le CRILCQ) et de la Chaire UArctic de recherche sur l’imaginaire, les perceptions et les médiations de l’Arctique.

AAC: What’s the name of the game?” ABBA, Northernness and Pop Culture

AAC: What’s the name of the game?” ABBA, Northernness and Pop Culture

Claire McKeown, Rose Barrett, Julie Michot, Jeremy Tranmer

Le colloque What’s the name of the game?” ABBA, Northernness and Pop Culturese tiendra à l’Université de Lorraine (Nancy) les 19 et 20 mars 2026. Ce colloque est organisé par l’équipe Dynamiques Transnationales et Transculturelles du laboratoire IDEA (Interdisciplinarité dans les Etudes Anglophones). Vous trouverez l’appel à communications, en anglais et en français, ici : https://idea.univ-lorraine.fr/sites/default/files/2025-07/ABBA%20CFP.pdf

Les propositions de communication (de 300 mots) devront être envoyées, accompagnées d’une courte notice biographique, d’ici le 1er octobre 2025 à l’adresse suivante : abbaconferencenancy@gmail.com.

Maître de langue de danois à l’Université de Lille.

Maître de langue de danois à l’Université de Lille.

La section scandinave de la faculté de LLCER (Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales) à l’Université de Lille recherche un Maître de langue de danois à partir du 1e septembre de l’année universitaire 2024/2025.

Il s’agit d’un contrat à temps plein d’un an, renouvelable une fois pour la même durée.

Dans le cadre de la licence parcours langues scandinaves, le/la Maître de langue de danois assure la totalité des heures d’enseignement de la langue danoise, enseignement qui s’adresse à des grands débutants ayant acquis les notions de base du suédois. Il/Elle est également en charge des cours de littérature scandinave générale au niveau de la première année de la formation, ainsi que des cours de littérature danoise dispensés en deuxième et troisième années.

De même, le/la Maître de langue de danois assure l’enseignement optionnel du danois, qui s’adresse aux étudiants non-scandinavistes venant d’autres formations.

Les enseignements assurés par le/la Maître de langue de danois se déroulent en présentiel sur le site de l’université.

Depuis la rentrée universitaire de 2023, la formation est également proposée en enseignement à distance (EAD). Dans le cadre de cet enseignement, les cours sont préparés et déposés sur la plateforme numérique Moodle, où les étudiants y auront accès.

Les candidats justifieront d’un niveau de formation équivalent du Master.

Une expérience de l’enseignement du danois à un public de débutants non-danophones sera un avantage appréciable.

Les candidats sont danophones ou ont une pratique de la langue danoise équivalente.

Les candidats ont également une excellente maîtrise du français (B2), étant donné qu’une partie des heures d’enseignement sera assurée dans cette langue.

Les dossiers de candidature sont à envoyer, dans les meilleurs délais, sous forme numérique, à Anders Löjdström, responsable pédagogique de la section scandinave du département d’études germaniques, néerlandaises et scandinaves à l’Université de Lille, à l’adresse suivante : anders.lojdstrom@univ-lille.fr

Jobopslag: En stilling som “maître de langue” i dansk på Universitetet i Lille

Den skandinaviske sektion af LLCER-fakultetet (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères et Régionales) ved Universitetet i Lille søger en dansklektor fra 1. september i det akademiske år 2025/2026.

Der er tale om en etårig fuldtidskontrakt, som kan forlænges én gang for samme periode.

Som en del af uddannelsen i skandinaviske sprog vil dansklektoren være ansvarlig for alle danskundervisningstimer, der er rettet mod absolutte begyndere, som har erhvervet et grundlæggende kendskab til svensk. Han eller hun er også ansvarlig for kurser i generel skandinavisk litteratur på første år af uddannelsen, hvori der undervises i oversat skandinavisk literatur, samt kurser i dansk litteratur på andet og tredje år.

Den danske lektor tilbyder også valgfri danskundervisning til ikke-skandinaviske studerende fra andre uddannelser.

Dansklærerens undervisning foregår fysisk på universitetet i Villeneuve d’Ascq.

Siden starten af det akademiske år 2023 har bacheloren også været udbudt som fjernundervisning (EAD). Som en del af dette program forberedes kurserne og uploades på den digitale platform Moodle, hvor de studerende har adgang til dem.

Kandidater skal have en uddannelse svarende til en kandidatgrad.

Erfaring med undervisning i dansk for ikke-dansktalende begyndere vil være en stor fordel.

Kandidater skal have dansk som modersmål eller have tilsvarende niveau.

Der forvendes en fremragende beherskelse af fransk, da en del af undervisningstimerne vil foregå på dette sprog.

Ansøgninger skal i første omgang sendes i digital form til Anders Löjdström, leder af den skandinaviske sektion ved Institut for Germanske, Nederlandske og Skandinaviske Studier ved Universitetet i Lille, på følgende adresse: anders.lojdstrom@univ-lille.fr

Regards germaniques sur le Nord scandinave au XVIIIe siècle

Regards germaniques sur le Nord scandinave au XVIIIe siècle

Regards germaniques sur le Nord scandinave au XVIIIe siècle de Margot Damiens, paru aux Classiques Garnier, collection “Histoire culturelle”, 2025, 651 p.

ISBN : 978-2-406-18111-8

Tout au long du XVIIIe siècle, les pays scandinaves font l’objet d’un nombre croissant de descriptions, tout en conservant la réputation de contrées mystérieuses et méconnues. Cet ouvrage s’interroge sur ce double phénomène en se focalisant sur des textes issus de l’espace germanophone, alors un haut lieu de la production et de la diffusion des représentations sur le Nord scandinave. Ce dernier y apparaît comme l’une des frontières de l’Europe dite « civilisée », dont la description reflète les nombreuses réflexions menées par les élites européennes sur les paysages, l’économie, la politique, l’éducation, la liberté, les différences entre les peuples ou encore – et surtout – les vices et les vertus du progrès de la « civilisation ».

Thème : Superposition par Kaira.