Étiquette : Colloques et conférences

AAC: [Ant]arctique en objets : fabrique de l’imaginaire du voyage vers les pôles

AAC: [Ant]arctique en objets : fabrique de l’imaginaire du voyage vers les pôles

COLLOQUE INTERDISCIPLINAIRE — les mardi 5 et mercredi 6 mai 2026 à l’Université du Québec à Montréal

DATE LIMITE D’ENVOI DES PROPOSITIONS — le lundi 09 février 2026

L’appel est ouvert aux chercheur·euses, créateur·ices, collectionneur·euses, conservateur·ices, et éditeur·ices. Ce colloque se veut interdisciplinaire et ouvert aux intervenant·es de tous horizons disciplinaires et de toutes pratiques.

PRÉSENTATION

Si l’imaginaire des pôles a fait l’objet de nombreuses études, il a rarement été interrogé à partir des objets et images qui matérialisent l’imaginaire du voyage vers l’Arctique et de l’Antarctique. Témoins de l’histoire mais aussi d’enjeux d’actualité, ils cristallisent la volonté de savoir comme le désir d’évasion, constituant ainsi des preuves irréfutables de l’attractivité culturelle des pôles.

Dans une perspective diachronique, qui part du 19ème siècle et s’étend jusqu’à nos jours, ce colloque propose d’organiser la réflexion autour du rapport triangulaire entre voyages, artefacts et environnement polaire. Nous nous intéresserons autant aux objets du voyage qu’aux voyages des objets, aux expériences des voyageur·euses allochtones et occidentaux·ales comme à ceux des autochtones. D’un côté, en raison de son environnement exigeant, le voyage vers les pôles est conditionné par le développement de certains objets et technologies (cartes, vêtements, boîtes de conserve, protection solaire, etc.) qui le rendent possible, vivable, voire confortable. De l’autre, certains objets agissent sur place comme des médiateurs entre le·a voyageur·euse et l’environnement polaire. Conservés après le voyage, les objets réalisés, prélevés ou collectionnés par les voyageur·euses sont parfois diffusés à leur retour dans des cercles privés ou publics. Ils permettent de transmettre ces souvenirs à d’autres et de diffuser le désir de voyage vers les pôles dans la société. Ces objets sont d’ordre très divers : objets d’art autochtone, carnets de voyage, albums de photographies officiels ou personnels, scrapbooks, photographies commerciales, cartes postales, guides de voyages, timbres, fourrures, souvenirs populaires et autres artefacts de voyage comme les tickets de transports, menus, serviettes de table, lettres etc. Au 19ème siècle, dans le sillage des explorateur·ices polaires, des spectacles occidentaux en tout genre contribuent également à construire ces imaginaires (panoramas, dioramas et lanternes magiques ou encore reconstitutions de « villages indigènes », inuits ou sâmes, dans les jardins zoologiques, cirques et expositions internationales). Aujourd’hui, les pôles n’ont rien perdu de leur magnétisme. Deux grandes formes de voyage subsistent : d’une part, le voyage concret, de l’exploration géographique au tourisme en passant par l’occupation militaire et l’expédition scientifique. D’autre part, le voyage par la pensée et les songes : suscité par les souvenirs, images et objets qui circulent dans les sphères intimes et publiques.

Ces dernières années, quelques expositions ont mis en avant la culture visuelle et matérielle du voyage vers les pôles, valorisant également les œuvres d’artistes qui s’approprient ce thème (voir la bibliographie indicative). Dans le sillage de ces événements, qui témoignent de l’intérêt actuel pour la dimension matérielle de l’histoire, ce colloque entend croiser recherche scientifique et pratiques artistiques pour analyser et interpréter les objets quotidiens qui véhiculent les imaginaires du voyage vers l’Arctique et l’Antarctique, du 19ème siècle à nos jours. Nous interrogerons les matérialités, usages, pratiques sociales, émotions et pensées que ces objets suscitent, leurs appropriations et circulations à l’échelle locale et globale, ainsi que les dynamiques de pouvoir qu’ils génèrent. Ce faisant, nous porterons une attention particulière aux pratiques artistiques qui, en s’appropriant ces artefacts, participent à la complexification de ces représentations. Enfin, nous nous interrogerons sur la manière dont ces objets du quotidien deviennent source de compréhension historique : à la fois miroirs d’une époque et reflets des mentalités, ils témoignent d’une démocratisation des imaginaires polaires, agissant comme les capsules spatio-temporelles des sociétés, entre souvenirs personnels et imaginaire collectif.

Dans une visée interdisciplinaire, à travers la recherche et la recherche-création, nous interrogerons les rapports de classe, de race et de genre ainsi que la relation à la nature et au non-humain (animaux, végétaux, roches, glaces, phénomènes météorologiques, paysages, etc.) que ces artefacts contribuent à mettre en tension. Nous analyserons également les images et idéologies qu’ils véhiculent et renforcent. De même, nous prendrons en considération les enjeux actuels soulevés par les études sur le climat, notamment la fonte des glaces et les injustices environnementales. Les pôles ayant souvent été pensés de l’extérieur, nous aborderons les cultures visuelles et matérielles allochtones mais aussi autochtones – ces dernières tendant à être stéréotypées, appropriées ou invisibilisées. Nous questionnerons enfin l’héritage laissé par le pouvoir colonial et la persistance de ses effets sur les populations et les écosystèmes polaires.

Les régions polaires dont il est question ici concernent les zones circumpolaires arctiques, subarctiques, antarctiques et subantarctiques, caractérisées par leurs climats froids. Ces espaces « se décline[nt] en des imaginaires différenciés — le “Nord”, la Scandinavie, le Groenland, l’Arctique, les pôles, voire l’hiver » (Chartier, 2018). Il s’agira ainsi de penser les complexités interculturelles, interdisciplinaires et transnationales du voyage circumpolaire en envisageant ces espaces comme des territoires à part entière plutôt que comme des périphéries nationales dispersées.

Ce colloque est organisé par le Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique à l’Université du Québec à Montréal, en collaboration avec le Laboratoire CNRS de l’Information visuelle et textuelle en histoire de l’art, nouveaux corpus, terrains, outils (InVisu) à l’Institut national d’histoire de l’art, le Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (le C.R.I.T.) à l’Université Marie et Louis Pasteur, le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (le CRILCQ) et la Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique. Il se veut une première réflexion collective sur les artefacts de l’imaginaire des voyages vers les pôles ; une deuxième édition est envisagée en France au courant de l’année 2027.

LISTE NON EXHAUSTIVE DES AXES POSSIBLES POUR LES INTERVENTIONS

MATÉRIALITES, CIRCULATIONS ET MÉDIATIONS DES OBJETS ET IMAGES

• Usages, fabrications, diffusion des objets

• Conservation : archivages, collections, expositions

• Circulations entre les sphères personnelles et publiques

REPRÉSENTATIONS ET DYNAMIQUES DE POUVOIR

• Récits et idéologies véhiculés par ces objets et images

• Rapports de classe, de genre, de race et de pouvoir dans la construction de l’imaginaire polaire

• Uniformisation de l’imaginaire : construction et fixation des stéréotypes géographiques et nationaux, multiplication des représentations, reproductions

• Regards allochtones et réappropriations autochtones face aux héritages coloniaux et évolutions de l’imaginaire

MÉMOIRES, CRÉATIONS ET RÉAPPROPRIATIONS

• Transmission d’un imaginaire : émotions, interprétations, transferts, traductions

• Ouverture aux démarches de recherche-création, de muséalisation et de relecture contemporaine

INFORMATIONS PRATIQUES

Les interventions, d’une durée de 20 minutes, pourront prendre la forme d’une communication ou d’une conférence-performance de recherche-création.

Les propositions de communication sont attendues d’ici le lundi 9 février 2026 à l’adresse courriel imaginairedunord@uqam.ca et devront comprendre les informations suivantes :  

► nom/prénom (et affiliation institutionnelle le cas échéant)

► titre provisoire de l’intervention

► proposition de l’intervention (300 mots maximum)

► courte biobibliographie (150 mots maximum)

Les auteur·ices des propositions retenues seront avisé·es mi-février. Les frais de déplacement et de séjour devront être pris en charge par les participant·es.

BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE

Baglo, C. (2015). Reconstruction as Trope of Cultural Display. Rethinking the Role of “Living Exhibitions”. Nordisk Museologi, (2), 49‑49.

Baglo, C., (dir.) (2025). Trader of Traditions. Johan Adrian Jacobsen as Collector of People and Things. Scandinavian University Press.

Blum, H. (2019). The News at the Ends of the Earth. The Print Culture of Polar Exploration. Duke University Press.

Borm, J. et Chartier, D. (dir.) (2018). Le froid. Adaptation, production, effets, représentations. Presses de l’Université du Québec.

Caillet A. et Léonard E. (2022). Comme un corps étranger dans le Haut-Arctique. L’artiste embarquée dans une expédition militaire. In Bischoff L, Méaux D. et Moussa S. (2022). Le Voyage entre science, art et littérature. La Revue des lettres modernes, (7),255-264.

Cao, M. (2025). Painting US Empire. Nineteenth Century Art and Its Legacies. The University of Chicago Press.

Caraion M. (2020). Comment la littérature pense les objets. Théorie littéraire de la culture matérielle. Champ Vallon.

Chartier, D. (2018). Qu’est-ce que l’imaginaire du Nord ? Principes éthiques. Arctic Arts Summit, Imaginaire Nord, Isberg.

Chartier, D., (dir.). (2008). Le(s) Nord(s) imaginaires(s). Imaginaire Nord.

Cheetham, M. A. (2024). Monumental Ephemera: British Sculpture in the Arctic, Icebergs in London, an Inuit Map. Art History, 47(2), 372-397.

Forel, M.-B. et Sans-Jofre P. (2025). Grands froids. Mémoires des pôles. Muséum national d’Histoire naturelle.   

Gapp, I. (2024). A Circumpolar Landscape. Art and Environment in Scandinavia and North America, 1890-1930. Lund Humphries.

INHA (2023-2025). L’expérience des images. Séminaire Laboratoire InVisu et INHA.

Langford, M. (2021). Suspended Conversations. The Afterlife of Memory in Photographic Albums (second edition). McGill-Queen’s University Press.

Pickman, S. (2022). The Right Stuff: Material Culture, Comfort, and the Making of Explorers, 1820-1940. Thèse de doctorat, Yale University.

Pickman, S. (2022). “Warranted Not to Waste its Sweetness on the Desert Air”: Canned Meat, Expeditions, and Consumer Culture in the Long Nineteenth Century, Digital Materialities Webinar, Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones (LARCA), Université Paris Cité. En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=-YdSSqCiEh8

Pomereu, J. et McCahey, D. (2022). Antarctica: A History in 100 Objects. Bloomsbury Publishing.

Roberts, J. L. (2014). Transporting Visions. The Movement of Images in Early America. University of California Press.

Roberts, J. L. (2017). Things: Material Turn, Transnational Turn. American Art, 31(2), 64-69.

Rydell, R. W. (1984). All the World’s a Fair. Visions of Empire at American International Expositions, 1876-1916. University of Chicago Press.

CATALOGUES D’EXPOSITIONS

Cronin, E. (dir.). (2024). The Awe of the Arctic. A Visual History. New York Public Library, Hatje Cantz.

Igloliorte, H., Prouty, A. et Harringa, C. von (dir.). (2023). Au prisme de l’Arctique. Arts contemporains en territoire Inuit Nunaat et Sápmi. Galerie Leonard & Bina Ellen Art Gallery.

Laville, Y., Mayor, G., Desmartis, M. (2021). Le mal du voyage. Musée d’ethnographie de Neuchâtel.

Mears, P. (dir.). (2017). Expedition: Fashion from the Extreme. Fashion Institute of Technology (New York, N.Y), Thames & Hudson.

Tiberghien, G. A. (2018). Récits du monde. Explorer, décrire, imaginer. Institut Mémoires de l’édition contemporaine.

Seeberg, M. U., Holm, M. J. et Tøjner, P. E. (dir.). (2013). Arctic. Louisiana Museum of Modern Art.

EXPOSITIONS

Espace des mondes polaires Paul-Émile Victor (2025-2026). Passions polaires. Quand les rêves mènent aux pôles, Espace des mondes polaires Paul-Émile Victor, Prémanon, France.

Michener Art Museum (2017). Polaris. Northern Explorations in Contemporary Art, Michener Art Museum, Doylestown, Pennsylvania, États-Unis.

COMITÉ D’ORGANISATION

DANIEL CHARTIER, professeur à l’Université du Québec à Montréal, titulaire de la Chaire UArctic sur l’imaginaire, les perceptions et les représentations de l’Arctique, directeur du Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, et membre du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture au Québec (CRILCQ).

LAURENCE DAHAN-GAIDA, professeure de littérature comparée à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon, codirectrice du Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (C.R.I.T.) et corédactrice en chef de la revue en ligne Épistémocritique.

HÉLÈNE VALANCE, conseillère scientifique à l’Institut National d’Histoire de l’Art (Laboratoire InVisu – CNRS/INHA) à Paris, maîtresse de conférences à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon et membre du Centre de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles (C.R.I.T.).  

ELVIRE COLIN-MADAN, doctorante en recherche-création à l’Université du Québec à Montréal (Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique/CRILCQ).

CHARLOTTE NAVION, doctorante en cotutelle à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon (C.R.I.T.) et à l’Université du Québec à Montréal (Laboratoire international de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique/CRILCQ).

CfP : 2026 Háskóli Íslands Student Conference on the Medieval North

In celebration of our 15th year anniversary, we are delighted to open our Call for Papers for the 2026 Háskóli Íslands Student Conference on the Medieval North. The conference shall be held on April 16th to 18th 2026, in the Edda auditorium at Háskóli Íslands and online. The conference is an interdisciplinary forum for postgraduate students (master’s and doctoral level) and early career researchers working in the field of medieval northern studies. Students who have not given papers at an academic conference before are especially encouraged to submit.

We are currently accepting abstract submissions for the fifteenth annual Háskóli Íslands Student Conference on the Medieval North. This conference theme for our 15th Conference: Stirring Up Trouble: Antagonists, Outlaws, Troublemakers, and Rebels

We welcome abstract submissions on a wide range of topics connected to this theme, including but not limited to:

  • Art History
  • Archaeology
  • Digital Humanities
  • Folklore
  • Gender & Queer Studies
  • Literary Studies
  • Manuscripts & Paleography
  • Philology
  • Reception of the Medieval Period
  • Religious Studies

Please mind that submissions provided should adhere to the theme. Interested student scholars should email their abstract of 250-300 words, along with a brief biography containing name, preferred pronouns, institution, program of study, and accessibility requirements (if any), to histudentconference[@]gmail.com by December 8th 2025.

More info and criteria on the complete CfP :

Journée d’étude : « La réception des mythes nordiques »

Journée d’étude : « La réception des mythes nordiques »

Date : Le 21 novembre 2025, 9h30-18h
Lieu : Maison des langues et de l’international, salle 160, Université de Caen Normandie

Dans le cadre du programme ERLIS “Figures mythiques dans les cultures contemporaines” et du « Novembre nordique » du département d’études nordiques aura lieu le vendredi 21 novembre 2025 une journée d’étude sur la réception des mythes nordiques. La culture populaire met volontiers en scène des figures issues de la mythologie et du folklore. Les récits nordiques semblent y être particulièrement présents, que ce soit dans la littérature, les jeux, la musique et le cinéma. Cette journée sera ainsi consacrée aux processus de transmission et d’appropriation de ces mythes nordiques par les médias contemporains. Laurent Di Filippo (Université de Lorraine) fera un point théorique sur l’étude de la réception. Malin Isaksson (Université d’Umeå) parlera de l’usage de mythes nordiques, en particulier ceux du Sápmi, dans la fiction contemporaine. Trois étudiantes en deuxième année du Master LLCER Etudes culturelles, travaillant sur un corpus de jeux vidéo, de musique ou de films, présenterons ensuite leurs recherches en cours sur diverses figures mythiques nordiques. La journée sera suivie d’un atelier portant sur les jeux de plateau mettant en scène le Nord médiéval et d’une rencontre avec Ulf Peter Hallberg, l’auteur d’un roman sur la grande figure littéraire suédoise, August Strindberg.

Programme :

  • 9h30 – Laurent Di Filippo (Université de Lorraine) : « Étudier la réception des mythes : problématiques, théories, méthodologies »
  • 10h30 – Malin Isaksson (Université d’Umeå) : « La réception des légendes du Nord à travers quelques fictions contemporaines »
  • 11h30 – Camille Garcia (Master 2 Études culturelles, Caen) : « La représentation des êtres folkloriques dans le jeu vidéo Bramble: The Mountain King »
  • 14h – Maeva Gouget (Master 2 Études culturelles, Caen) : « Thor au XXI e siècle : Exploration de l’usage de la mythologie nordique dans le Marvel Cinematic Universe » 
  • 14h30 – Samantha Platevoet (Master 2 Études culturelles, Caen) : « Du Fólkvangr à Spotify : La réinterprétation de la déesse Freyja dans la musique populaire contemporaine »
  • 15h – Laurent Di Filippo : Après une brève présentation concernant les jeux de société mettant en scène le Nord médiéval, les participants pourront tester quelques jeux inspirés par ce thème puis échanger sur leurs expériences et leurs observations. 
  • 17h – « Strindberg : le messager du Nord », rencontre avec l’auteur suédois Ulf Peter Hallberg et son traducteur Alain Gnaedig, modérée par Harri Veivo (en collaboration avec le festival Les Boréales)

Responsable scientifique : Annelie Jarl Ireman
Contact : annelie.jarl@unicaen.fr

Plus d’informations dans le document PDF ci-dessous.

Novembre nordique – 10e édition 2025

Novembre nordique – 10e édition 2025

Organisateurs : Université de Caen Normandie, CNRS, Maison de la Recherche en Sciences humaines Normandie-Caen, ERLIS, Bibliothèque de Caen

  • 5/11, Atelier « Parlons plante(s) » : laboratoire ouvert, à partir de 14h à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville
  • 13/11, Atelier « Parlons plante(s) » : 16h, Bât. I (MLI), Li 213
  • 20/11, Atelier « Parlons plante(s) » : 16h, Bât. I (MLI), Li 132
  • 20/11, Conférence de Malin Isaksson : « Les dieux d’Asgard, version fanfiction » : 15h, Bât. N, Amphithéâtre Vauquelin
  • 21/11, Journée d’étude « La réception des mythes nordiques », avec Laurent DI FILIPPO & Malin ISAKSSON : à partir de 9h30, Bât. I (MLI), Li 160
  • 21/11, Rencontre littéraire avec l’auteur suédois Ulf Peter Hallberg et son traducteur Alain Gnaedig autour du roman Le messager du Nord modérée par Harri Veivo : 17h, Bât. I (MLI), Li 160
  • 25/11, Soirée hygge & bookclub autour du livre Miss Islande de Auður Ava Ólafsdóttir : à partir de 18h, Bât. I (MLI), Li 129
  • 26/11, Atelier « Parlons plante(s) » : laboratoire ouvert, à partir de 14h à la Bibliothèque Alexis de Tocqueville
  • 27/11, Séminaire « Poétiques sociales des pays nordiques » : 17h30, Bât. I (MLI), Li 160
    • Mélanie TAQUET (Université de Caen Normandie) : « L’armée blanche dans la littérature finlandaise : construction et démystification d’un héroïsme »
    • Johannes HJELLBREKKE (Université de Bergen) : « La guerre des écrivains norvégiens : les prises de positions politiques dans le champ littéraire norvégien sous la Seconde Guerre mondiale »

Les évènements sont ouverts à tous.

PDF du cycle de manifestations téléchargeable ci-dessous.

Le cinéma finlandais contemporain : situation industrielle d’un cinéma nordique

Le cinéma finlandais contemporain : situation industrielle d’un cinéma nordique

Le lundi 10 novembre 2025

16h30-18h

Inalco, PLC (65, rue des Grands Moulins, Paris 13e) – Amphi 4

Entrée libre

Conférence donnée par Aymeric Pantet (chercheur MSCA-TIES à l’Institut d’études avancées de Turku).

Il est aujourd’hui fondamental de connaître le cinéma finlandais, notamment parce qu’il illustre les transformations qu’a connues la culture cinématographique nordique au cours des vingt-cinq dernières années. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, celle-ci est marquée par une professionnalisation accrue et des aspirations commerciales, qui ont conduit à des modèles de développement tout au long des premières décennies du XXIe siècle définis par l’industrialisation. Le passage d’une approche de production plus artisanale à des chaînes de production à plus long terme implique une importance accrue accordée aux politiques sectorielles et aux investissements stratégiques, qu’il s’agit d’aborder ici en considérant la spécificité du cinéma finlandais, notamment son statut de petit cinéma national situé dans une zone géoculturelle périphérique.

Organisation : Outi Duvallon (SeDyL), Eva Toulouze (CREE)

Pour plus d’informations, cliquer sur le lien suivant : https://www.inalco.fr/evenements/le-cinema-finlandais-contemporain-situation-industrielle-dun-cinema-nordique

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève : nouvelle date

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève : nouvelle date

Une Saison de Nobel et la bibliothèque Sainte-Geneviève

en partenariat avec Sorbonne Université et l’Ambassade de Suède

présentent

Étoiles orphelines

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson, Prix Nobel de littérature suédois en 1974

Présentation par Sylvain Briens
professeur de littérature nordique à Sorbonne Université

Lecture par Anny Romand
actrice et éditrice française de Harry Martinson

Le mercredi 12 novembre 2025 à 18h30
Salle Camus, Bibliothèque Sainte-Geneviève
6, rue Valette – Paris Ve

Entrée gratuite, réservation obligatoire : https://bit.ly/Aniara_SaisonNobel

Événement reporté : rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Événement reporté : rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

En raison de mesures de sécurité exceptionnelles liées à l’entrée au Panthéon de Robert Badinter, la rencontre-lecture “Étoiles orphelines” avec Sylvain Briens et Anny Romand dans le cadre du cycle Une Saison de Nobel et de l’Année thématique “Espace 2025” de la bibliothèque Sainte-Geneviève, autour d’Aniara de Harry Martinson, initialement prévue mercredi 8 octobre à 18h30 en salle Camus de la BSG, est reportée à une date ultérieure.

Ce report, indépendant de notre volonté, vise à garantir les meilleures conditions d’accueil pour tous.

La nouvelle date sera annoncée prochainement, les personnes déjà inscrites resteront prioritaires.

Merci pour votre compréhension.

Séminaire et atelier sur le cinéma norvégien : Dag Johan Haugerud

Séminaire et atelier sur le cinéma norvégien : Dag Johan Haugerud

7-8 octobre 2025
Maison de Norvège, Cité Universitaire
Paris

Dag Johan Haugerud, auteur et réalisateur de la Trilogie d’Oslo (Sex Drømmer Kjærlighet), s’impose déjà comme le dernier prodige de la nouvelle vague norvégienne.

Le succès de sa trilogie, que l’on doit mettre en relation avec ce que l’on peut désormais appeler une Nouvelle vague norvégienne, est l’occasion d’un événement multiforme réunissant tous les acteurs du circuit, de la réalisation à la production et à la distribution. Le séminaire croise ainsi l’analyse des conditions de l’avènement de ce cinéma, un atelier de sous-titrage et des spécialistes du cinéma nordique.

L’événement se termine par une rencontre avec le réalisateur Dag Johan Haugerud.

Le séminaire est organisé par l’Équipe de Recherche ERLIS (Université de Caen Normandie) avec le soutien de NTNU, du Celiso (Sorbonne Université) et de l’Ambassade de Norvège.

Contact et informations : frederique.harry@unicaen.fr

Programme

7 octobre

14h – 15h30 : Production / Distribution

  • Yngve Sæther (Motlys) : To Make A Movie
  • Anne-Cécile Rolland (Pyramide) : Distribuer le cinéma norvégien en France

15h45-17h30 : Sous-titrage

  • Sarah Harchaoui (Sorbonne Université) : Décrypter le sous-titrage / défis interlinguistiques du norvégien vers le français
  • Atelier de sous-titrage autour du script “Drømmer”

8 octobre

10h-12h : la Nouvelle Vague norvégienne

  • Aymeric Pantet (Turku) : Cinéma norvégien/ constellation nordique
  • Anne Gjelsvik (NTNU) : The Last “Norwave” in Cinema

13h30 – 14h30 : Rencontre avec Dag Johan Haugerud

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson à la bibliothèque Sainte-Geneviève

Une Saison de Nobel et la bibliothèque Sainte-Geneviève

en partenariat avec Sorbonne Université et l’Ambassade de Suède

présentent

Étoiles orphelines

Rencontre-lecture autour d’Aniara de Harry Martinson, Prix Nobel de littérature suédois en 1974

Présentation par Sylvain Briens
professeur de littérature nordique à Sorbonne Université

Lecture par Anny Romand
actrice et éditrice française de Harry Martinson

Le mercredi 8 octobre 2025 à 18h30
Salle Camus, Bibliothèque Sainte-Geneviève
6, rue Valette – Paris Ve

Entrée gratuite, réservation obligatoire : https://bit.ly/Aniara_SaisonNobel

Appel à communications – Situer le Nord : artistes et médiateurs entre Paris, la Fenno-Scandinavie et la Russie (1870–1940)

Appel à communications – Situer le Nord : artistes et médiateurs entre Paris, la Fenno-Scandinavie et la Russie (1870–1940)

Journée d’étude internationale le 10 avril 2026 à Paris.

Date limite d’envoi de propositions : le 21 novembre 2025.

Organisatrices :
Dina Eikeland, doctorante (HiCSA, Paris 1) et Victoria Grigorenko, doctorante (ENS)
Chargées d’études et de recherche à l’INHA

Comité scientifique : 

  • CARCREFF Alessandra, Université de Strasbourg, laboratoire MGNE – mondes germaniques et nord-européens
  • HINNERS Linda, Nationalmuseum, Stockholm
  • PARKINSON Nick, chercheur indépendant
  • POZNER Valérie, CNRS
  • PHILLIPS Catherine, chercheuse indépendante
  • EIKELAND Dina , doctorante (HiCSA, Paris 1)
  • GRIGORENKO Victoria, doctorante (ENS)

Le « Nord », tantôt envisagé comme concept esthétique et historiographique dans l’histoire de l’art, tantôt comme réalité géographique, culturelle ou météorologique vécue par les artistes de la région, a longtemps fasciné les historien·ne·s de l’art. Désigné parfois sous le terme de « boréalisme » (Briens, 2016), il s’agit d’une construction mouvante dont la polysémie maintient les idées vagues d’un espace lointain au climat aride, transposé sur les œuvres de ses peintres. Malgré la persistance de ces lieux communs, artistes, historiens et collectionneurs d’art venant des pays du Nord, incluant les pays Scandinaves, la Finlande, la Russie et les Pays Baltes (Léouzon Le Duc 1886 ; Hautfort 1910 ; Delavaud 1911) se trouvent souvent au centre des débats esthétiques, historiographiques et muséologiques au moment où l’histoire de l’art se professionnalise. Alors que l’histoire de l’art s’ouvre aux enjeux d’histoire globale (Kaufmann, Dossin & Joyeux-Prunet, 2015), dépasser l’idée d’un « Nord » lointain et exotique devient essentiel afin d’accorder aux acteurs·ices des mondes de l’art de ces pays leur juste place dans la structure internationale de circulations et de transferts.

Si de nombreux travaux se sont penchés sur les échanges franco-scandinaves ou franco-russes, rares sont ceux qui envisagent ces relations dans une perspective triangulaire, alors même que la Fenno-Scandinavie et la Russie se rencontrent souvent autour de la France comme point de référence.

Citons quelques exemples : Au tournant du XXe siècle, Auguste Pellerin (1852-1929), collectionneur parisien d’un grand ensemble d’œuvres de Manet et de Cézanne, nourrit des liens forts avec la Scandinavie, en particulier la Norvège, dont il devient consul général en France en 1906. La visite de sa maison à Neuilly-sur-Seine, abritant sa collection, devient une étape incontournable du séjour parisien des artistes scandinaves curieux de l’art moderne. En octobre 1911, l’historien de l’art français Louis Réau (1881-1961) devient le premier directeur de l’Institut français à Saint-Pétersbourg. L’année d’après, il organise L’Exposition Centennale d’Art français (1812-1912) au Palais Youssoupov, « la plus importante qui ait jamais été réalisée à l’étranger ». Cette exposition a, à son tour, servi de modèle pour les expositions d’art français à Copenhague et à Stockholm en 1914 et 1917.

Les récentes expositions à la Fondation Louis Vuitton sur la collection Morozov en 2021 et au Nationalmuseum à Stockholm sur Bonnard et le Nord [Bonnard och Norden] le démontrent, les questions de circulations entre la France et les pays du Nord continuent à interpeller nos collègues. Or, à l’exception de la 9ème édition du Festival d’histoire de l’art en 2019, portant sur les pays nordiques, les communautés scientifiques françaises ont rarement eu l’occasion de se réunir pour interroger ensemble les nombreux exemples de contacts culturels et artistiques entre la France et les pays du Nord depuis le XIXe. Au moment où les grands musées parisiens multiplient les hommages aux artistes nordiques, cette journée d’études entend fédérer historien·ne·s de l’art, de la mode, de la danse, du cinéma et de la photographie autour des questions de circulation culturelle entre la France et le Nord, afin de replacer cette sphère géographique au cœur de l’actualité de la recherche en France.

En fonction des orientations, les propositions pourront aborder les thèmes suivants :

  • Les réseaux de collectionneurs, de marchands d’art et d’intellectuels entre la France, la Russie et la Fenno-Scandinavie
  • Le rôle des acteurs de la diplomatie culturelle dans la circulation d’œuvres et d’idées entre des trois sphères géographiques
  • Les communautés d’artistes se situant à la frontière de la France, de la Fenno-Scandinavie et de la Russie
  • Études des supports de ces circulations : revues, cinéma, tournées de compagnies de danse, expositions, séjours d’artistes etc.

Propositions

Les propositions de communication devront nous parvenir avant le 21 novembre sous forme :

  • d’un titre provisoire
  • d’une problématique résumée (300 mots maximum)
  • d’une courte biographie (150 mots maximum)

envoyées par courriel à dina.eikeland@inha.fr et à victoria.grigorenko@inha.fr.

Les participant·e·s sont encouragé·e·s à solliciter la prise en charge de leurs frais de transport et d’hébergement auprès de leur institution de rattachement.

Lien vers l’appel : https://ed-histoire-de-l-art.pantheonsorbonne.fr/actualite/situer-nord-circulations-franco-nordiques-1870-1940

Call for Papers – Situating the North: Artists and Mediators between Paris, Fennoscandia, and Russia (1870–1940)

International Study Day on April 10, 2026, in Paris.

Deadline for proposals: November 21, 2025.

Scientific Committee:

  • CARCREFF Alessandra, Université de Strasbourg, laboratoire MGNE – mondes germaniques et nord-européens
  • HINNERS Linda, Nationalmuseum, Stockholm
  • PARKINSON Nick, independent scholar
  • POZNER Valérie, CNRS
  • PHILLIPS Catherine, independent scholar
  • EIKELAND Dina , doctoral student (HiCSA, Paris 1)
  • GRIGORENKO Victoria, doctoral student (ENS)

The “North,” alternately conceived as an aesthetic and historiographical construct in art history, or as a geographical, cultural, or meteorological reality experienced by artists in the region, has long fascinated art historians. Sometimes referred to as “borealism” (Briens, 2016), it is a shifting construct whose polysemy sustains vague notions of a distant space with an arid climate, transposed onto the works of its painters. Despite the persistence of these clichés, artists, historians, and art collectors from northern countries, including Scandinavia, Finland, Russia, and the Baltic States (Léouzon Le Duc 1886; Hautfort 1910; Delavaud 1911) were often central to the aesthetic, historiographical, and museological debates at a time when art history was becoming a professional discipline. As art history opens up to global historical issues (Kaufmann, Dossin & Joyeux-Prunet, 2015), it is crucial to move beyond the idea of a distant and exotic “North” in order to give the actors in the art worlds of these
countries their rightful place in the international structure of circulation and transfer.

While many studies have focused on Franco-Scandinavian or Franco-Russian exchanges, few have considered these relationships from a triangular perspective, even though Fennoscandia and Russia often converged around France.

Here are a few examples: At the turn of the 20th century, Auguste Pellerin (1852- 1929), Paris-based collector of major works by Manet and Cézanne, had strong ties with Scandinavia, particularly Norway, where he became consul general in France in 1906. A visit to his house in Neuilly-sur-Seine, where his collection was displayed, became an essential part of any stay in Paris for Scandinavian artists curious about modern art. In October 1911, French art historian Louis Réau (1881-1961) became the first director of the French Institute in Saint Petersburg. The following year, he organized the Centennial Exhibition of French Art (1812-1912) at the Yusupov Palace, “the most important ever held abroad.” This exhibition, in turn, served as a model for French art exhibitions in Copenhagen and Stockholm in 1914 and 1917.

As demonstrated by recent exhibitions at the Louis Vuitton Foundation on the Morozov collection in 2021 and at the Nationalmuseum in Stockholm on Bonnard and the North [Bonnard och Norden], artistic circulations between France and the Nordic countries continue to engage our colleagues. However, apart from the 9th edition of the Festival d’histoire de l’art in 2019, which focused on the Nordic countries, French scientific communities have rarely come together to discuss and examine the many examples of cultural and artistic contacts between France and the Nordic countries since the 19th century. At a time when the major Parisian museums are multiplying their tributes to Nordic artists, this study day aims to bring together historians of art, fashion, dance, cinema, and photography around issues of cultural exchange between France and the North, to reassert the importance of this geographical sphere at the heart of current research in France.

Depending on the focus, proposals may address the following themes:

  • Networks of collectors, art dealers, and intellectuals between France, Russia, and Fennoscandia
  • The role of cultural diplomacy actors in the circulation of works and ideas between the three geographical spheres
  • Artist communities located on the border between France, Fennoscandia, and Russia
  • Studies of the media supporting these circulations: magazines, cinema, dance company tours, exhibitions, artist residencies, etc.

Proposals

Proposals for papers must be submitted by November 21 in the following format:

  • a provisional title
  • a summary of the topic (300 words maximum)
  • a short biography (150 words maximum)

sent by email to dina.eikeland@inha.fr and victoria.grigorenko@inha.fr.

Participants are kindly encouraged to seek funding and accommodation from their home institutions.

Link to the call: https://ed-histoire-de-l-art.pantheonsorbonne.fr/actualite/situer-nord-circulations-franco-nordiques-1870-1940

Thème : Superposition par Kaira.